Ma passion et mon engagement

 

 

 

 

 

 

 

Avant toutes choses, j’adresse mes remerciements les plus sincères aux 11 007 électeurs qui m’ont fait confiance au 2e tour de cette élection législative, dans notre 4e circonscription du Val d’Oise. Cela n’a pas suffit malheureusement pour l’emporter face à la vague de     « la République en Marche » qui a submergé la France et en particulier notre département, lequel a perdu ses députés Républicains.

 

Emmanuel Macron a donc réussi son pari : mettre en pièces le Parti socialiste et mettre à mal Les Républicains qui ont perdu chez nous tous leurs leaders et dont les rescapés à l’Assemblée Nationale sont déjà scindés en deux groupes. Il va pouvoir s’assurer ainsi une majorité confortable pour gouverner et imposer son projet.

  

Souhaitons qu’il réussisse, car en dynamitant l’opposition républicaine, il a transféré la seule alternance possible aux extrêmes, « France insoumise » et « Front national », dont les leaders seront, dès l’ouverture de la session parlementaire, les ténors de l’opposition.

 

Si nous en sommes arrivés là, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-même : piégés par la Primaire, (des)unis derrière un candidat bunkérisé dans son défi personnel, privés de projet d’alternance crédible pour ces législatives, nous avons ouvert un boulevard à un Macron qui n’en demandait pas tant et qui a su surfer sur le ras-le-bol des Français et le besoin irrépressible de renouvellement.

 

J’ai du mal à croire que ce « dégagisme » à tout crin fasse disparaitre comme par enchantement les 2 200 milliards de dette (plus quelques milliards laissés par François Hollande avant de partir), la menace terroriste qui rôde autour de nous et les six millions de personnes sans emploi ou bénéficiant d’un emploi aidé ou d’un stage de complaisance.

 

La réalité va nous revenir au visage comme un boomerang et tous les artifices de communication comme l’habileté du Président ne seront qu’un fragile rempart contre la colère du peuple.

Jusqu’à présent, les députés qui étaient en même temps élus locaux jouaient un rôle d’avertisseurs et d’amortisseurs des inquiétudes et du malaise des citoyens qu’ils recevaient en permanence et qu’ils croisaient dans les villes et les quartiers.

 

Avec cette génération de députés hors-sol arrivant à l’Assemblée Nationale, qui seront interdits de conquérir un mandat local par l’application de la loi sur le non-cumul d’un mandat parlementaire avec un mandat exécutif local, le pouvoir parisien prend le risque de se trouver très vite coupé du peuple et des réalités.

 

Pour ma part, je continuerai à faire mon travail d’élu de terrain, comme je l’ai toujours fait, que je sois parlementaire ou pas. C’est ce que j’aime par-dessus tout dans la politique, rencontrer mes concitoyens, porter et faire aboutir un dossier, être comme je le dis souvent « la relation de ceux qui n’en ont pas ».

 

Dans ma ville de Franconville – qui m’a reconnu en m’offrant le 2e meilleur score des villes de la circonscription – et à la Région Île-de-France, je continuerai à porter votre voix et à défendre votre qualité de  vie.

Parce que c’est ma passion, parce que c’est mon engagement.