La retraite de Hollande ou la Bérézina ?

On savait l’état de décomposition avancé de la gauche au pouvoir, mais on a atteint le sublime ces derniers jours avec le renoncement de François Hollande et ses conséquences.

     

Contrairement à ce que les médias ont essayé de nous faire croire, le geste du Président sortant non candidat à sa succession – une première sous la Ve République – n’a rien de noble, c’est juste le constat pour une fois lucide qu’il n’a plus d’autre solution de de jeter l’éponge.

      

D’ailleurs son intervention télévisée au cours de laquelle il égrène son soi-disant bilan magnifique d’une voix blanche et avec la tête basse d’un enfant pris la main dans le sac restera dans les annales de l’audiovisuel.

   

Celui qui a porté l'estocade finale, en l’occurrence le premier ministre Manuel Valls, n’a pas tardé à dégainer une déclaration de candidature dont il est évident qu’elle n’a pas été improvisée, mais qu’elle était scénarisée depuis longtemps.

 

On ne peut être que dubitatif quand on l’entend déclarer vouloir être l’homme de la conciliation et de la réconciliation, alors qu’il n’a fait, pendant son séjour à Matignon, que brutaliser et diviser ce qui reste de la gauche. Et quand ce discours est prononcé à Evry devant un parterre digne d’un casting de "Benetton" dans les années 1970, on peut s’attendre à une primaire de la gauche des plus réjouissantes.

 

Quand on sait déjà que se sont inscrits, en dehors de l’ex-premier ministre, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Sylvia Pinel, anciens ministres de François Hollande, qu’Emmanuel Macron, ancien ministre de l’économie est lui aussi parti, mais hors primaires de la gauche comme Jean-Luc Mélenchon, on peut présumer que ce dépôt de bilan de la gauche au pouvoir va tourner à la foire d’empoigne et se terminer avec du sang sur les murs.

Et la France dans tout ça ?

Elle continue à souffrir de l’absence d’autorité et de vision d’un Président encerclé à l'Elysée et des décisions sans queue ni tête prises par un Gouvernement ressemblant plus au radeau de la méduse qu’à un navire armé pour la haute mer.

 

Il est grand temps qu’arrive l’Alternance de mai prochain, autour d’un chef de l’Etat comme François Fillon appuyé sur un programme courageux et soutenu par une majorité parlementaire soudée et déterminée.

Les cinq mois qui restent vont nous sembler long…