Non, vraiment un Président ne devrait pas dire ça.

La sortie du livre écrit par Gérard Davet et Fabrice Lhomme autour des confessions de François Hollande a fait l’effet d’une bombe atomique, notamment dans son propre camp qui oscille entre colère et consternation.

 

Passons sur les noms d’oiseaux dont sont affublés certains de ses amis ou sur le jugement sur les footballeurs pour nous arrêter sur deux choses :

 

Quand François Hollande traite de « lâches » les juges, il oublie que, jusqu’en 2008, le président de la république présidait lui-même le Conseil supérieur de la magistrature. Plus grave encore, il s’est excusé en expliquant que « Ces allégations sont " sans rapport avec la réalité de (sa) pensée". Mais où est l’explication, pourquoi l’a-t-il dit ?

 

Plus grave encore, François Hollande est cité reconnaissant avoir autorisé des opérations "Homo", des homicides ciblés pour raison d'État. "J'en ai décidé quatre au moins", confie-t-il benoitement aux journalistes, avant de passer devant eux un coup de téléphone confidentiel à un chef d’état étranger. Mais où est-on ?

 

Est-il raisonnable de laisser encore le bouton nucléaire à un homme qui ne maîtrise ni ses mots ni ses actes ?

Dans les cinq mois qui lui restent à l'Élysée, combien de secrets d’état est-il capable de divulguer à ses visiteurs, à ses amis, voire à sa maîtresse, en toute tranquillité, puisque ses mots n’ont pas de lien avec sa pensée (sic) ?

 

Le groupe Les Républicains à l’Assemblée a déposé une proposition de résolution visant à procéder à la destitution du président de la République en vertu de l'article 68 de la Constitution".

A suivre…