Il est temps d'écouter le peuple

Photo de l'Ambassade des Etats Unis en France
Photo de l'Ambassade des Etats Unis en France

La victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine a été un coup de tonnerre des deux côtés de l’Atlantique, notamment pour la classe politico-médiatique qui avait déjà intégré la victoire d’Hillary Clinton, la candidate représentant l’establishment.

   

Après le Brexit au printemps dernier, le peuple américain issu de l’Amérique profonde a dit non au projet porté par la classe politique traditionnelle et les milieux d’affaires qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.

      

Et  l’on retrouve ce besoin de changement, voire de table rase, également en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Grèce, ce qui illustre le malaise que traverse l’Europe et l’ensemble du monde occidental.

     

La classe politique en est largement responsable quand elle contourne le NON au référendum de 2005 sur la Constitution européenne pour la refaire voter en catimini par le Parlement dans le cadre du Traité de Lisbonne.

La classe politique en est largement responsable quand nous laissons un José Manuel Barroso, président de la Commission Européenne, s’empresser d’aller « pantoufler » chez Goldman Sachs, le symbole de la finance toute puissante.

    

Je ne sais pas encore qui sortira vainqueur de la Primaire de la Droite et du Centre, mais je lui dis par avance :

« Il est temps d’écouter le peuple ! »

    

Écouter le peuple, c’est l’entendre se plaindre de la multiplication des fins de mois difficiles, des interdits bancaires, des traites irrécouvrables et évoquer la peur du déclassement.

    

Écouter le peuple, c’est l’entendre s’offusquer de voir des migrants logés en quelques semaines, alors que des centaines de milliers de Français sont en liste d’attente depuis plusieurs années pour obtenir un logement HLM.

    

Écouter le peuple, c’est entendre nos agriculteurs qui ne peuvent plus produire, nos ouvriers qui ne peuvent plus usiner, nos jeunes qui ne peuvent plus rêver à un avenir qui leur sourit.

    

Écouter le peuple, ce n’est pas céder aux sirènes du populisme, c’est recréer le lien indispensable avec les citoyens, sortir du discours bien pensant et politiquement correct, revenir aux fondamentaux de la politique : mettre en accord ses paroles et ses actes, et surtout passer à l’action, sortir de cette impuissance politique qui fait le lit des extrémistes de tous bords.

     

La droite dans notre pays est à la croisée des chemins : elle seule est encore en mesure d’éviter que notre pays sombre dans la démagogie et sans nul doute le chaos.

    

Mais encore faut-il qu’elle se débarrasse définitivement de ses complexes, de ses travers technocratiques, de ses postures qui n’ont d’autoritaires que les mots et jamais les actes.

    

Nous avons des valeurs auxquelles nous croyons : le mérite, la responsabilité individuelle, l’ordre social, la liberté d’entreprendre, la fierté du drapeau et des couleurs nationales.

     

Pourquoi s’en cacher ? Pourquoi ne pas les afficher, d’une façon décomplexée ?

     

Si nous voulons retrouver la confiance du peuple, ces valeurs, nous devons les porter, sans faux semblant ni compromis, pour gagner en 2017 et réaliser cette Alternance attendue par une grande majorité de Français.