Sécurité, mettre fin à l'angélisme

 

L’affaire récente de Viry-Châtillon dans l’Essonne, au cours de laquelle une bande de jeunes armés et cagoulés ont attaqué violemment une patrouille de police, laissant quatre policiers gravement brûlés, dont un entre la vie et la mort à l’heure où j’écris ces lignes, oui, cette affaire a glacé les sangs des Français.

 

Au-delà des faits terrifiants est toute aussi dramatique la réaction du ministre de l’Intérieur, parlant des agresseurs comme des « sauvageons » alors que ce sont simplement des sauvages !

    

Le gouvernement et les socialistes n’ont toujours rien compris, la naïveté et l’angélisme dont ils font preuve ont tout lieu d’inquiéter alors que le sentiment d’insécurité monte dans notre pays.

   

Et la réponse apportée par le même ministre de l’Intérieur, l’envoi de 101 policiers supplémentaires dans l’Essonne est aussi inquiétante, car ces agents n’ont pas été créés par l’opération du Saint Esprit, ils sont simplement déplacés à partir d’un autre secteur de la région, et pourquoi pas du Val d’Oise...

 

Ce gouvernement, qui n’est plus dirigé, désemparé par les confessions hallucinantes du chef de l’état, ressemble de plus en plus au personnage du sapeur Camembert de notre enfance, lequel creusait un trou pour y mettre la terre d’un autre.

Plus que jamais, l’alternance s’impose en 2017, mais pas une alternance en douceur, mais une véritable rupture après ces années de laxisme et de délitement de l’autorité de l'État.

 

Il faudra augmenter les effectifs, non pas à la façon socialiste, par un jeu de bonneteau, mais par un programme de création de postes et de formation accélérés d’agents de police.

 

Il faudra renforcer la présence des policiers sur le terrain, réduire  leurs tâches administratives pour les envoyer à la reconquête des quartiers, car il est inadmissible de laisser des zones de non droit perdurer sur le territoire de la République.

 

Il faudra créer de nouvelles places de prison en construisant de nouveaux établissements, afin de pouvoir mettre à l’ombre les délinquants sans leur offrir une cure de radicalisation.

 

Il faudra veiller à ce que les arrestations débouchent sur des décisions de justice et que celle-ci soient vraiment appliquées, sous le contrôle d’une justice courageuse – quoiqu’en pense M. Hollande (sic) – et déterminée à ce que la loi protège les victimes et non les coupables.

   

La sécurité est une mission dite régalienne, devant être assurée par l'État et placée dans les priorités du futur gouvernement issu de la majorité qui sortira des urnes en 2017. Il n’est pas normal que ce principe ait été oublié, que la sécurité des Français soit à géométrie variable, assurée dans les communes riches par des polices municipales, délaissés ailleurs sur trop de territoires oubliés.

 

Chaque Français a droit à la sécurité, doit pouvoir sortir et circuler en toute liberté, voir sa famille et son existence protégées.

 

C’est pour nous un enjeu majeur pour 2017, c’est notre dernière chance pour réconcilier les Français avec ceux qui les gouvernent dans un pays qui aura retrouvé sa paix et sa sérénité.