Des risques de l'impuissance politique

Voitures piégées, salle de spectacle mitraillée, prêtre égorgé, policiers assassinés, ceux qui ont connu la période de la guerre d’Algérie trouvent certainement de tragiques ressemblances, entre ce qui se déroule depuis dix-huit mois en France et cet épisode noir de l’histoire de France, qui a chassé d’Algérie des centaines de milliers de nos compatriotes « pieds noirs » et harkis.

 

On en est pas encore là, mais on retrouve avec l’attitude du gouvernement une inquiétante similitude avec les gouvernements socialistes de la fin de la IVe République : un discours faussement viril alternant avec des atermoiements coupables, une forme inquiétante d’impuissance politique, qui nous avait conduit au bord du précipice, à la fin du régime et au drame algérien dont la plaie n’est pas encore refermée.

 

Tout le monde a compris aujourd’hui que c’est une véritable guerre que nous a déclaré Daesh.

Tout le monde, sauf le gouvernement socialiste qui n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation et espère « terroriser les terroristes » en proposant quelques patrouilles supplémentaires et en brandissant les droits de l’homme.

 

Et pendant ce temps, l‘ennemi de l’intérieur continue son travail de sape…