Une étape de plus vers l'alternance de 2017

Ça y est, la primaire de la droite et du centre est lancée, avec en principe huit candidats, sept hommes et une femme, qui se disputeront l’honneur de porter nos couleurs pour la prochaine élection présidentielle.

J’ai personnellement apporté mon parrainage à Jean-François Copé : d’abord parce que c’est un ami qui a été injustement traité depuis 2014, ensuite parce que je suis en accord avec ce qu’il exprime sur la France, notre identité et les mesures à prendre pour redresser notre pays.

 

Mais attention, cette primaire est une compétition et ne doit pas devenir une bataille. Au soir du 2e tour, le 27 novembre, nous devrons tous nous ranger derrière celle ou celui qui sortira vainqueur, parce qu'alors la vraie bataille commencera : celle qui doit conduire à l’Alternance.

 

Nous n’avons qu’un adversaire, François Hollande et qu’un objectif : mettre fin à ce mandat catastrophique qui a mené la France au bord du précipice.

« Ça va mieux » nous dit le président socialiste, mais comment peut-on encore le croire ?

 

Sur le plan économique, la reprise est si fragile que les prévisions sont déjà revues à la baisse et que nous restons en queue de peloton européen.

Sur le plan de l’emploi, la hausse du chômage n’est stoppée que par la multiplication par l’état de subterfuges pour dégonfler les statistiques.

 

Qu’est-ce que le milliard d’euros de baisse d’impôts annoncé au regard des quarante milliards que le gouvernement socialiste nous a ponctionné depuis 2012 ?

 

La réforme du collège, imposée par le gouvernement contre l’avis d’une majorité de l’éducation nationale, va accélérer la descente aux enfers d’un système éducatif en perdition.

 

Et, pour couronner le tout, les Français ne peuvent que constater l’impuissance avouée d’un gouvernement exsangue face aux provocations croissantes de l’islam radical et des menaces terroristes multiples.

 

Tous les sondages sont unanimes : si l’on votait aujourd’hui, la gauche au pouvoir serait balayée sans appel, quel que soit le candidat de la droite qui se présente aux suffrages des Français.

 

Mais il faut raison garder : il reste sept mois avant la présidentielle, il faut passer l’étape de la primaire en veillant à ce qu’elle ne se termine pas en guerre fratricide entre les candidats et pendant ce temps, le gouvernement a encore toute latitude pour manœuvrer.

 

Quand on sait qu’au premier semestre François Hollande et ses amis ont dilapidé près de 7 milliards d’euros en cadeaux électoraux auprès des lycéens, des enseignants, des taxis, des intermittents du spectacle, on peut imaginer ce qu’ils sont capables de faire une fois au pied du mur électoral, dans une situation désespérée.

 

Pendant ces sept prochains mois, pour les dirigeants de la droite, il va falloir être forts, lucides et clairs sur la méthode et la marche à suivre. Ce n’est pas seulement l’élection présidentielle qui se joue, mais c’est l’identité et l’avenir de la France.

 

Bien sûr, il faut gagner au printemps prochain, mais il faudra surtout mettre en place une Alternance claire, forte et rapide. Les Français ne se contenteront plus de belles promesses, la bataille dans laquelle nous sommes engagés ne se gagnera pas avec des demi-mesures.

La France que nous aimons mérite un engagement total et, personnellement, j’y suis prêt.