Loi travail : passée aux forceps !

A coup de 49.3, le gouvernement vient d’achever l’adoption aux forceps de la loi Travail.

Il faut se rappeler qu’ily a trois mois, la droite était prête à soutenir ce texte, avant que le président et la ministre du travail, de concessions en reculades, ne finissent par la vider totalement de son contenu.

 

Pas étonnant que l’opposition ait finalement refusé de voter pour cette coquille vide et que les frondeurs –en cheville avec les jusqu’au boutistes de la CGT – aient déposé une seconde motion de censure, avec la certitude qu’elle n’aboutirait pas ; car ces frondeurs dont fait partie M. Sebaoun, le député sortant de notre IVe circonscription, ne sont pas courageux… et encore moins téméraires.

 

Pas plus que ne l’est le premier ministre qui avait engagé – mâchoires serrées et poing levé – tout son poids politique pour défendre ce texte qu’il avait imposé à la malheureuse Myriam El Khomri et n’a obtenu à l’arrivée qu’un chiffon de papier.

 

Si monsieur Valls avait un tant soit peu de fierté, il aurait dû engager sa responsabilité sur ce texte ou démissionner en constatant comme Jacques Chirac en 1976 « Je ne dispose pas des moyens que j'estime nécessaires pour assumer efficacement les fonctions de Premier ministre ».

  

Mais le courage politique n’est plus de saison…