Remaniement : comme un pétard mouillé

On l’attendait depuis quelques jours, il est arrivé, le nouveau remaniement.

On en parlait beaucoup, mais c’est un pétard mouillé.

 

Beaucoup de bruit pour rien.

 

En guest star, comme au cinéma, le grand retour de Jean-Marc Ayrault. Pour éviter qu’il ne croise trop souvent le chemin de celui qui l’a éjecté de Matignon il y a deux ans, il est envoyé aux affaires étrangères.

 

Dans le rôle du trio infernal, les trois écologistes qui marquent le retour des verts au gouvernement. Il y a longtemps qu’ils grattaient derrière la porte, il est probable qu’ils ne se font aucune illusion sur leur capacité à donner une dimension environnementale à un pouvoir à bout de souffle.

 

Enfin, dans le rôle des figurantes, une cohorte d’inconnues qui hélas pour elles le resteront ; Ericka Bareits, Juliette Méadel, Estelle Grelier, Hélène Geoffroy sont là pour assurer une parfaite parité à ce gouvernement de 38 personnes, six de plus que le précédent, ce qui nous rappelle que « Moi Président » s’était engagé à gouverner avec une équipe resserrée.

 

Sans doute la secrétaire d’état chargée de l’égalité réelle (comme s’il existait jusque-là une égalité irréelle !) n’est recrutée que pour assurer une parité… réelle.

 

Au final, une opération en trompe d’œil du président Hollande qui ne répond qu’à un objectif, devenu obsessionnel chez lui : comment s’assurer une place au 2ème tour de l’élection présidentielle, en empêchant la candidature de francs-tireurs de gauche susceptible de reproduire le scénario-cauchemar de 2002 ?

  

Et les Français dans tout cela ? Ils repasseront