Déchéance de la nationalité : l'arbre qui cache la forêt

Depuis près de trois mois, la vie politique française tourne autour d’un seul sujet, la déchéance de nationalité.

 

Depuis que le Président de la République en a fait la mesure emblématique de sa réforme constitutionnelle, les socialistes se déchirent en public sur un point plus symbolique que stratégique.

On pourrait penser qu’il s’agit là d’une énième querelle entre différents courants du parti socialiste, mais j’aurais tendance à croire qu’il s’agit plus d’un rideau de fumée destiné à masquer l’impuissance gouvernementale face à la menace toujours plus présente du terrorisme.

  

Car il faut bien reconnaître qu’au-delà de quelques opérations de police bien orchestrées dans le cadre de l’état d’urgence, le gouvernement n’a pris aucune mesure radicale pour éradiquer ce fléau qui gangrène peu à peu notre pays.

         

La déchéance de nationalité, oui bien sûr, pour les terroristes qui portent les armes contre leur propre pays, mais avant d’en arriver là, il faut agir avec la plus grande fermeté contre les propos anti-français à l’école, contre les imam salafistes qui prêchent le jihad dans certaines mosquées, contre les femmes qui s’exhibent avec un niqab dans certains quartiers, contre les terroristes en puissance qui entrent dans notre pays déguisés en réfugiés.

       

Pour trois déchéances de nationalité éventuellement prononcées, combien laisse-t-on passer d’agressions contre l’esprit et les valeurs de la République et de la France ?