Une année cruciale pour la France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant toutes choses, permettez-moi de vous souhaiter une très bonne année 2016, que celle-ci vous apporte tout ce que vous souhaitez, la santé, le bonheur et la réussite dans tous vos projets.

 

Pour notre pays, souhaitons que 2016 ne reproduise pas 2015 qui restera marquée par tant de malheurs pour la France, même si je crains que le gouvernement ne mesure pas la gravité de la situation et ne se contente de répondre que par des mesures cosmétiques aux menaces qui planent sur notre pays.

 

Le débat qui agite actuellement le microcosme politique entre le Palais Bourbon et la direction du PS est surréaliste : oui, il faut bien entendu déchoir de leur nationalité les individus qui portent les armes contre les France, mais la vraie question est double :

 

1- Faut-il continuer à offrir la nationalité française à des personnes qui n’ont manifestement aucune intention ni aucune raison de s’intégrer ? C’est toute la question de notre Code de la nationalité dont il est évident qu’il n’est plus adapté à la situation actuelle et qui devra nécessairement être réformé.

2- Quels moyens matériels et idéologiques doit-on utiliser pour combattre cet ennemi qui nous agresse de l’extérieur et de l’intérieur ?

 

En brandissant l’unité nationale après les attentats du mois de janvier 2015, le gouvernement a cru que les mots suffiraient à nous protéger et s’est lancé dans des bombardements en Syrie à grand renfort de communication.

La riposte ne s’est pas fait attendre et elle a été cinglante et barbare, perpétrée contre ce qui symbolise notre mode de vie, les bars et les spectacles, au cœur de la capitale.

 

N’en doutons pas, il y aura d’autres attentats, rien ni personne n’est aujourd’hui à l’abri.

 

Passé le temps de la stupeur, de l’émotion et des hommages, que peut-on faire pour gagner cette guerre de civilisation engagée par ces barbares ?

Il est évident que notre dispositif policier et militaire ne suffira pas pour protéger au-delà de quelques mois de l’état d’urgence – qu’a refusé de voter le député Gérard Sebaoun - nos lieux de vie et de culte.

 

Le retour du service national, sous un autre nom ou une autre forme, me parait indispensable pour aider les forces de l’ordre. Et il me semble normal qu’un jeune offre quelques mois de son temps à protéger le pays qui l’a nourri et l’a éduqué.

 

C’est aussi une bataille idéologique qui est engagée et que nous devons mener dans les écoles, dans les mosquées, dans les entreprises, dans les quartiers. Tout individu dont les mots, la tenue, le comportement représentent une atteinte aux valeurs de la République doit être dénoncé et mis hors d’état de nuire, c’est une question de survie pour notre civilisation.

 

Enfin, l’Europe doit se doter des moyens d’empêcher ces terroristes opérationnels ou potentiels de circuler en toute tranquillité dans la zone Schengen et entre l’Europe et le Moyen-Orient.

Elle doit de toute urgence trouver des solutions permettant la libre circulation des marchandises, mais pas celle des armes et de ceux qui les portent.

 

Le second défi de l’année 2016 est évidemment celui de la reprise économique. François Hollande qui avait promis l’inversion de la courbe du chômage est aujourd’hui au pied du mur.

 

Les perspectives de croissance, entre 1 et 1,5%, ne sont pas suffisantes pour relancer l’emploi, d’autant plus qu’elles reposent essentiellement sur des facteurs extérieurs à notre pays : la dépréciation de l'euro, la baisse du prix du pétrole, les taux d'intérêt faibles.

Qu’un de ces moteurs se grippe et notre croissance déjà molle devient atone.

 

Quand on sait que les mesures liées à la loi Macron n’auraient permis qu’un gain de 0,2% de croissance, on peut être inquiet de « l’état d’urgence » contre le chômage décrété par François Hollande le 31 décembre, après quatre années d’échecs : 500000 formations supplémentaires pour les chômeurs, prime à l'embauche pour les TPE-PME, relance de l'apprentissage...

 

Autant de solutions éculées qui vont coûter des centaines de millions d’euros, pour quel résultat ?

Voilà ce qui nous attend pour 2016, une année cruciale pour notre pays, pour le pouvoir comme pour l’opposition.

 

Je ne sais pas ce qui ensortira, mais je ne souhaite qu’une chose : que la France en sorte vainqueur.