Régionales : une victoire à la Pyrrhus ?

Sept régions pour la droite, cinq pour la gauche, une pour les autonomistes corses, voilà le résultat d’un scrutin régional qui a vu le Front National sortir en tête dans la majorité des régions au premier tour mais se voit privé de présidence au second tour du fait du retrait des listes socialistes dans le Nord-Pas-de-Calais et en Provence Côte-d’Azur.

 

Si l’Union LR-UDI n’a pas réalisé un grand chelem qui n’était possible que dans les rêves de certains, si trois régions sur sept ont été gagnées avec les voix de la gauche, c’est quand même une victoire pour nous et la troisième phase de la reconquête des territoires entamée par les Municipales 2014 et terminée en apothéose dimanche vers 22h30 avec la confirmation de la prise de l’Ile-de-France, notre région capitale.

 

Désormais, toute notre énergie doit être tournée vers l’échéance de 2017, la plus importante, celle qui nous permettra de mettre fin à cette parenthèse socialiste qui entraîne mois après mois la France vers le gouffre.

 

Mais pour cela, nous devons surmonter un certain nombre d’écueils dont le principal est le spectre de la division qui pourrait menacer notre mouvement.

Il faudra, une fois les primaires passées et notre champion désigné, que nous nous concentrions sur le seul adversaire qui compte : François Hollande, celui par qui le déclin arrive, celui qui mettra tout en œuvre pour conserver le pouvoir.

 

La situation internationale et l’irruption du terrorisme islamique sur notre territoire lui donnent un prétexte rêvé pour s’affranchir des contraintes budgétaires et s’attacher à ce qu’il sait faire de mieux : la pratique du clientélisme électoral, afin de donner des gages à ceux qui pourraient venir au secours d’un mandat dont aucune des fausses promesses n’a été tenue.

 

Il nous faut aussi prendre en compte la voix des électeurs qui ont voté pour près d’un tiers d’entre eux pour les listes du Front National.

Il ne suffit plus de dire que l’on a entendu le message, il faut trouver demain des réponses concrètes et efficaces pour calmer la colère et le désespoir qu’ils ont exprimés.

Il faudra de l’imagination, il faudra du courage et de la volonté, il faudra enfin appliquer la politique pour laquelle nous serons élus.