COP21 : une victoire en trompe l'œil

Après un tel déploiement de moyens, après la visite de tous les grands de ce monde, dans le contexte d’émotion palpable dans laquelle elle s’est tenue à Paris, la COP21 ne pouvait pas échouer.

 

Elle s’est donc fendu d’une victoire diplomatique, « Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant. » selon les termes du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius qui a, il faut le reconnaître, mouillé sa chemise pendant ces quinze jours.

 

Un accord débouchant sur un objectif de moins de 2 degrés de réchauffement (voire 1,5 degré), à l’horizon 2050.

Mais un accord insuffisamment contraignant sur la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre et sur les engagements des pays les plus riches à verser les 100 milliards de dollars annoncés aux pays les plus pauvres.

 

Il faudra donc se revoir, et plus vite que prévu, puisque le prochain rendez-vous est prévu dans cinq ans.

 

D’ici là, monsieur Hollande et ses amis écologistes, que l’on n’a pas beaucoup entendus – où étaient donc les Placé, Dufflot et autres Cosse ? – ne seront plus au pouvoir et il fera toujours plus chaud hélas sur notre pauvre terre.