Le Val d'Oise reste le grand oublié du Grand Paris des Socialistes.

En campagne pour les régionales en Île-de-France, Manuel Valls a annoncé son « projet » pour le Grand Paris.

Un projet qui a mobilisé la réflexion de pas moins de dix ministres !

Il est pour le moins étonnant que le Chef du Gouvernement utilise l'autorité que lui confère son mandat pour se substituer à la tête de liste francilienne -atone et sans projet- du Parti Socialiste.


Il s'agit d'un véritable « inventaire à la Prévert » que dévoile Manuel Valls à 50 jours du scrutin, qui va de la fraude dans les transports, à la santé, au logement, en passant par la redevance sur la construction de nouveaux bureaux...

Bref, tous ces manques à combler dans notre région... dont les socialistes sont les gestionnaires depuis 17 ans. On peut légitimement se poser la question : pourquoi ne l'ont-ils pas fait avant ?


Le Premier ministre veut, paraît-il, tracer des perspectives, en montrant que la dynamique du Grand Paris "contribue au rééquilibrage de l'Ile-de-France, entre la petite et la grande couronne, entre Paris et sa banlieue, entre l'est et l'ouest".


Et dans la foulée, il annonce la création de six territoires sur le modèle de la Défense.

En ce qui concerne le Val d'Oise ; évidemment la zone de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle est concernée et ce n'est pas une nouveauté.

Grâce à l'action des élus territoriaux du secteur ainsi que d'une centaine d'entreprises aujourd'hui regroupées dans « Paris-Ile-de-France Capitale Économique » le dossier est lancé de longue date.


Dans ce cadre, la suppression définitive du projet de liaison ferroviaire entre le RER D et le RER B dite du « barreau de Gonesse » est un mauvais coup porté à l'Est de notre département.


La création d'un pôle économique à Argenteuil ne fait que renforcer la métropole de Paris dont Argenteuil sera membre dès 2016 et déstabilisera le bassin de Cergy-Pontoise sans apporter le moindre bénéfice économique au département.


A la vérité, les annonces électorales du Premier ministre n'apportent rien au Val d'Oise qui reste le grand oublié du Grand Paris des Socialistes.