Allègements de charges pour les entreprises : le Gouvernement ne tient pas sa parole

Le Gouvernement vient récemment d’annoncer sans préavis le report de trois mois des allègements de charges prévues pour les entreprises.

Et ce, afin de boucler son budget.

Cette décision unilatérale, symptomatique d’une mécon-naissance totale de l’entreprise, est non seulement scandaleuse, mais surtout désastreuse pour l’avenir.

Scandaleuse, car une fois encore les entreprises, et donc les salariés, sont pris en otage par le manque de cap et de vision claire de ce gouvernement,

incapable d’engager les réformes nécessaires au pays.


L’entreprise ne peut devenir la variable d’ajustement budgétaire d’une politique : nul ne peut bâtir le développement de son établissement sur le long terme si les règles changent toutes les semaines…

Dans ce contexte, il est probable de voir le nombre d’embauches diminuer dans l’attente d’un environnement fiscal plus propice. Les chefs d’entreprise n’ont en effet pas la capacité mécanique d’augmenter leur chiffre d’affaire sur un claquement de doigt, comme le gouvernement socialiste peut le faire avec les impôts.


Ce revirement soudain du Gouvernement est également désastreux car il vient discréditer –plus encore- la parole politique. Il acte une grave rupture de la confiance entre les entrepreneurs et les dirigeants censés les appuyer.

Car la mission du politique est de travailler à la mise en place d’un environnement stable pour le développement pacifié du pays. Comme le disait Manuel Valls lors de son premier discours à l’Assemblée Nationale : « La parole politique est devenue une langue morte ».

Sur ce point, malheureusement, il a tenu parole.


Dans les années à venir, il nous faudra réconcilier Entreprises et Politique dans un programme audacieux et visionnaire pour les aider à se concentrer sur la croissance et le développement dans un cadre légal et fiscal plus flexible, donc plus stimulant.