Cessons d'être candides !

Ces dernières semaines, le terrorisme a frappé à nouveau, encore une fois en Tunisie et en France.


Ce n’est ni le fruit du hasard, ni celui de la loi des séries, mais la preuve que la Tunisie et la France sont les maillons faibles de la défense du monde libre contre la barbarie islamiste.

En Tunisie, au-delà de sa frontière commune avec la Libye, le gouvernement pro-religieux d’Ennadha qui a pris le pouvoir en 2011 a   « décapité » les cadres de l’armée et de la police tunisiennes, ce qui a totalement désorganisé le dispositif de défense intérieure du pays.

     

En France, chaque nouvelle agression sanglante démontre que le terroriste en puissance est bien identifié au moment de sa radicalisation ou de son passage au Jihad, mais que sa surveillance est rapidement abandonnée tant qu’il n’est pas passé à l’acte.


En Tunisie comme en France, des centaines, des milliers de cellules dormantes sont en gestation, prêtes à agir dès que les circonstances s’y prêteront. Oui, nous sommes en guerre contre le terrorisme, mais nous n’avons pas les armes pour le combattre.

      

Si nous voulons gagner cette guerre, qui est une véritable guerre de la barbarie contre la civilisation, nous devons nous protéger en modifiant notre arsenal réglementaire et législatif, au moins sur deux points.

      

- La déchéance de nationalité.

Est-il normal que nous soyons obligés d’ouvrir systématiquement les portes à tout individu qui porte la nationalité française tout en bafouant les valeurs de

notre République en s’affichant ouvertement l'objectif de la détruire ?

     

- La mise hors d’état de nuire des sujets radicalisés.

Aujourd’hui, si un militant revenant des camps d’entraînement djihadistes fait amende honorable ou tout simplement « fait le mort » pendant quelques mois, notre bonne conscience occidentale préjuge qu’il a peut-être trouvé la voie de la raison.

   

Si nous considérions les choses autrement, si nous décidions que tout individu radicalisé reste pour de longes années un danger pour la société, nous pourrions

prendre des mesures coercitives, notamment en termes d’enfermement, qui ne supprimeraient pas tout risque d’attentat, mais qui les réduiraient considérablement.



Certes, cela représente un coût important, mais n’est-ce pas le prix à payer si nous voulons nous battre dans cette guerre à armes égales ?


De grâce, cessons d’être candides. Nous faisons face à un adversaire sans scrupule, et, bien qu’il s’en réclame, sans foi ni loi.

Comme disait Churchill, « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes ». Alors, si nous voulons la préserver, il est temps de la renforcer contre ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.

C’est notre survie qui est en jeu.