Loi sur le dialogue social dans l’entreprise : l'aveu d'un échec

 

Après l'échec des négociations entre partenaires sociaux en janvier dernier, c'est le gouvernement qui a tranché en dévoilant un projet de loi relatif au dialogue social dans l’entreprise. L'existence même de ce texte traduit une désillusion vis-à-vis du dialogue social, qui constituait l’une des grandes ambitions du candidat Hollande.

 

Le projet de loi arrive à l’Assemblée nationale dans un contexte d’augmentation sans précédent du chômage : 28.000 demandeurs d'emploi supplémentaires toutes catégories confondues fin mars. Depuis mai 2012, la France compte 615 000 chômeurs de plus.

 

Ce texte s'annonce comme un nouveau symbole des divisions au sein de la majorité, très loin des bonnes intentions exprimées par le Premier ministre, ou les ministres de l'économie et du travail. En effet, afin de ménager les frondeurs à l’approche du congrès du PS en juin, le projet de loi fait dans le minimal et l’indolore en évitant les vrais sujets du marché du travail que sont la pénibilité, les seuils sociaux, le code du travail, le contrat de travail ou encore les 35 heures.

 

 

Le projet de loi Rebsamen sera à l 'emploi, ce que le projet de loi Macron est à la croissance, c'est-à-dire, un rendez-vous manqué pour réformer courageusement notre pays.

Malgré des avancées en matière de simplification, ce texte apparaît comme

un « fourre-tout » sans grande ambition réformatrice.