Pas de JO 2024 sans le Grand Paris Express

A l’occasion de la séance du Conseil régional consacrée à la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024 , Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP, a rappelé que l'on ne pouvaient les envisager qu’à condition que le « Grand Paris Express » soit réalisé avant 2024 et que la ville de Paris prenne sa juste part au financement.


La question des transports est au cœur de notre candidature aux Jeux Olympiques.

Comment en effet remporter la compétition face à nos concurrents si nous ne sommes pas capables d’offrir une liaison moderne, directe, rapide et sûre entre nos aéroports internationaux et le centre de Paris ?

Comment justifier notre candidature auprès des Franciliens si nous consacrons notre énergie à accueillir le monde entier sans être capable de leur offrir, à eux, les transports du quotidien dont ils ont besoin ?

On ne peut pas accueillir les JO si les transports publics ne sont pas là.


Or aujourd’hui toutes les lignes du GPE ont pris plusieurs années de retard : prolongements des lignes 4, 12 et 14 du métro et, dernière en date, la ligne 15, la plus avancée qui ne sera ouverte au public qu’en 2023. Dans ces conditions on imagine mal comment les lignes vers Roissy et vers Orly pourront être prêtes pour les Jeux en 2024.


S’agissant de la question de la participation financière de la Ville de Paris, on ne peut que déplorer la vision étroite de la Capitale pour un aussi grand projet.

La Ville de Paris ne peut pas profiter des Jeux sans en assumer le coût, comme elle le fait déjà en refusant de participer au financement des prolongements des lignes 11 à l’est et d’Eole à l’ouest, menaçant du même coup ces deux projets majeurs pour tous les Franciliens.


C’est pourquoi nous demandons à la région d’engager des discussions avec la mairie de Paris afin de s'assurer que la ville de Paris prendra sa juste part au financement de toutes les infrastructures.


Les JO qui sont un formidable outil de rayonnement doivent pouvoir léguer aux Franciliens un nouveau réseau de transport, des logements et des infrastructures sportives qui manquent aujourd’hui à notre région.

Bien conduits, appuyés sur une autre politique tant nationale que régionale, des Jeux en Île-de-France peuvent consacrer le passage de témoin du « Grand Londres » au « Grand Paris » pour le leadership européen.