Réforme de l'enseignement de l’Histoire en 5e : trop c’est trop !

C’est une décision historique, pour la rentrée 2016, les professeurs d’histoire  auront obligation d’enseigner l’histoire de l’islam mais pas celle de la chrétienté au moyen âge, pire encore, le programme instauré par la ministre socialiste fera également l’impasse sur la période de la «philosophie des lumières» au profit de celle de la décolonisation en appuyant de nouveau sur une vision culpabilisante de l’histoire de France.


Alors que notre pays est aujourd’hui en proie aux populismes et qu’il est traversé par une crise identitaire réelle, cette réforme est au mieux une faute politique, au pire provocation volontaire et irresponsable.


Et que l’on ne nous dise pas, comme le prétend le Conseil supérieur des programmes, que les professeurs sont libres d’aborder tous les sujets facultatifs durant l’année, de l'aveu même des enseignants, les deux heures de cours par semaine en 5ème seront insuffisantes pour traiter des pans entiers de notre histoire aussi importants et complexes et qui sont «simplement» aux fondement de la République et de la démocratie.


L’histoire n’est pas un catalogue d’où l’on pourrait sortir des modules sans liens les uns avec les autres, comment parler par exemple des lumières sans traiter de la religion chrétienne alors que leur affrontement nous a donner pour héritage la laïcité.

Comment les élèves, ces citoyens en devenir, appréhenderont-ils l’importance de cette valeur républicaine, de ce mot même, dans notre société si l’on ignore son origine et les raisons de son existence.

Comment respecter cette Laïcité si elle n’est ni expliquée, ni comprise ?


Enfin, comment la gauche, qui ne cesse de se référer à l’héritage de Jules Ferry, peut-elle à ce point se fourvoyer.


A l’heure où la position des élèves français ne cesse de reculer dans les classement internationaux, comment cette gauche pourra-t-elle justifier une tel faute politique qui met en péril l’accès à la culture des jeunes génération par cette présentation d’une histoire tronquée et dont on ne peut que dénoncer l’orientation politique et surtout idéologique.


Sans rien omettre de son héritage complexe et tourmenté, l’histoire de France est un tout qui doit nous unir au sein de la communauté nationale et non nous diviser pour des considérations tristement politiciennes.