A propos du PPBE Roissy/CdG : où est la continuité de l'Etat ?

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) pour l’aéroport Roissy/CdG présenté par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) est largement réfuté par les collectivités territoriales (villes ou communautés d’Agglomération) concernées.

 

En effet, la DGAC ne faisant qu’inventorier des mesures déjà prises et qui ne répondent pas à l’essentiel des problématiques engendrées par les nuisances sonores liées à l’activité de l’aéroport.

 

Claude Bodin constate que des revendications déjà très anciennes des associations de riverains et des élus ne sont toujours pas prises en compte, notamment en ce qui concerne ; le développement des décollages en seuil de piste, la mise en place de l’atterrissage et du décollage vent arrière, un plan de réduction des vols de nuit entre 23h00 et 6h00, un plafonnement en nombre de mouvements,…

 

Claude Bodin regrette par ailleurs un grand dysfonctionnement dans la « conti-nuité de l'État » puisque figurent dans les sollicitations exprimées par les élus : « l’intervention de la DGAC pour faire respecter les mesures déjà prises ».

 

Il s’agit, rappelle Claude Bodin, des quatre décrets signés en novembre 2011 par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’environnement, qui stipulaient :

 

1) Le relèvement de 300m de l’altitude des aéronefs à l’approche de l’Île de-France (et notamment sur la Vallée de Montmorency),

2) La mise en place de trajectoires évitant les zones les plus urbanisées,

3) L’interdiction des avions les plus bruyants entre 22h et 6h,

4) L’amélioration de la prise en charge des travaux d’insonorisation.

 

Dans le cadre de la continuité de l'État républicain, Claude Bodin demande au Gouvernement de faire respecter ces décrets qui sont une première – et insuffisante certes – réponse aux attentes de centaines de milliers de nos concitoyens.

 

ARTICLE PARU SUR VONEWS LE 11/04/2015