Départementales : un enjeu de proximité

Les 21 nouveaux cantons du Val d'Oise
Les 21 nouveaux cantons du Val d'Oise


Dimanche prochain, le 22 mars, se dérouleront les élections départementales, autrefois appelées les cantonales.

Ces élections se dérouleront dans un cadre nouveau, établi par le gouvernement socialiste et sa majorité parlementaire avec la volonté initiale de diviser la droite pour mieux conserver ou conquérir des départements.

Ainsi un redécoupage complet des cantons a-t-il été initié par le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, avec la complicité de quelques élus socialistes du département.

 

Ce redécoupage au but annoncé de rééquilibrer le nombre d’habitants par canton, et dont l’objectif réel était de « sanctuariser » les cantons de gauche à... gauche, mais également de déstabiliser bon nombre de conseillers généraux de notre famille politique sortants, a supprimé 18 cantons en Val d’Oise dans des conditions de regroupement de communes souvent incompréhensibles.

 

« L’originalité » de nouveau cadre électoral consiste en l’élection d’un « binôme » par canton, une invention des socialistes … qui porte le nombre de conseillers départementaux à 42 (contre 39 aujourd’hui) alors qu’il y a 18 cantons en moins….  Chercher l’erreur !

 

En changeant le nom de scrutin, en créant un binôme de candidats homme/femme, le gouvernement socialiste prépare un tour de passe-passe visant, au nom de la réforme territoriale, à vider de son contenu l’échelon départemental qui est, avec la mairie, l’échelon de proximité par excellence.

Bref, les socialistes n’ont pas lésiné sur les moyens pour « bricoler » ces élections départementales et tenter de sauver ce qu’ils peuvent encore espérer...

 Ces manœuvres anti-démocratiques sont tout simplement le reflet d’un pouvoir aux abois.  

 

Si le Département n’était plus là, qui gérerait l’aide sociale, laquelle représente plus de 40% du budget du Val d’Oise ? Qui rénoverait et entretiendrait les collèges ?   Qui apporterait les financements décisifs pour nos lignes de transport en commun ? Qui soutiendrait les projets communaux et l’activité des milliers d’associations qui constituent le tissu social de nos villes ?

  

Peut-on croire une seconde que l'État qui est si loin des citoyens et de notre vie quotidienne, serait capable de gérer ces politiques de proximité ?

Si nous voulons que le Val d’Oise continue à être le partenaire privilégié de notre commune, il ne faut pas hésiter et faire le choix d’élus de proximité.

 

L’enjeu de ce scrutin n’est pas national, même si beaucoup d’entre nous ont sur le cœur de sanctionner la politique stérile et dangereuse du gouvernement dans tous les domaines (économie, chômage, sécurité, immigration,…) depuis 2012.

 

Mais le gouvernement ne subira pas le résultat, alors que c’est nous qui en subirons les effets si d’aventure notre canton était coupé de la majorité départementale UMP-UDI-NON Inscrits, qui a travaillé ensemble pour atténuer dans le Val d’Oise les effets de la crise qui frappe notre pays et de la mauvaise gestion des socialistes.