Chômage : l’année 2014 signe l’échec du Gouvernement

La hausse catastrophique du chômage de longue durée (+ 9,7% sur un an) contraste avec la non-réaction du Gouvernement.

Les indicateurs mondiaux favorables profitent à nos voisins européens qui sont sortis de la crise, grâce à leurs réformes importantes. La situation de la France, pour sa part, continue à se détériorer, ce qui démontre la nécessité d’une forte volonté réformatrice.


Ce sont ainsi 41.900 (+0,8%) nouveaux demandeurs d’emploi pour le seul mois de décembre 2014, et 317.900 (+6,1%) cumulés pour l’année 2014. La situation est bien loin d’une inversion de la courbe du chômage promise depuis 2012 par le Président de la République, puisque nous assistons à une montée forte et continue. En effet, l’année 2014 a connu une plus forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi que l’année 2013.

Mois après mois, le Ministre du travail annonce que les chiffres seront mauvais, sans pour autant engager de véritable plan de bataille. Pire, il abandonne ce domaine au Ministre de l'Économie qui propose un projet de loi fourre-tout, de plus d’une centaine d’articles  censés recréer de la croissance et de l’activité et qui détruira dans les faits plus d’emplois (transport ferroviaire, petit commerce, professions réglementées) qu’il n’en créera.


Depuis de nombreux mois, l’opposition appelle le Gouvernement à sortir de sa léthargie et à engager des réformes profondes de notre système. Réformer le code du travail, modifier les seuils sociaux, regrouper les contrats de travail, redonner de la liberté aux entreprises, alléger la fiscalité et les charges des entreprises… Tous ces chantiers majeurs ne sont pas engagés par le Gouvernement, qui préfère les soins palliatifs aux réformes curatives.


Alors que la France connait un record absolu du nombre de demandeurs d’emploi, toutes catégories confondues, s’établissant à 5 218 000 chômeurs, nous demandons une nouvelle fois au Gouvernement d’engager des réformes en profondeur afin de développer nos entreprises pour favoriser la création d’emplois