Plus droit à l'erreur

Les primaires sont-elles la garantie du choix du meilleur futur Président ? Les socialistes commencent à en douter...
Les primaires sont-elles la garantie du choix du meilleur futur Président ? Les socialistes commencent à en douter...

Dans quelques semaines, les adhérents UMP auront à voter pour choisir le président de notre mouvement. Au-delà de l’amitié qui me lie à Bruno Le Maire et Hervé Mariton, mon choix se portera sans aucun doute sur Nicolas Sarkozy.

 

Après les drames et les déchirements qu’a connu l’UMP ces deux dernières années, Nicolas Sarkozy est l’homme de la situation, le seul capable de remettre notre parti en marche et de le mettre en ordre de bataille pour les campagnes départementales, régionales et présidentielles à venir.

 

Nicolas Sarkozy n’est pas un homme providentiel, car ce n’est pas d’un homme providentiel dont nous avons besoin : nous avons besoin d’un vrai patron, au-dessus des querelles qui ont empoisonné notre mouvement, en mesure de fédérer et d’entraîner vers l’avant, à même de porter le fer contre le gouvernement et de faire à nouveau entendre la parole de la droite, malheureusement inaudible depuis trop longtemps.

 

Notre ancien président revient, avec ses faiblesses, que l’on connait, et ses qualités qui en font un exemple de courage et de détermination : entre la conférence de presse de François Hollande et l’interview télévisée de Nicolas Sarkozy, à quelques jours d’intervalle, les Français auront pu juger lequel des deux détient les qualités pour être un président de combat afin de faire face aux grands enjeux du pays.

 

La question de la primaire présidentielle n’est pas encore d’actualité, même si les médias prennent un malin plaisir à exploiter chaque sondage pour opposer les concurrents déclarés ou pas : l’histoire politique de ces vingt dernières années a démontré que le finaliste de chaque camp était rarement celui qui était porté par les sondages entre deux campagnes et deux scrutins.

 

La priorité pour le moment, c’est la reconquête des territoires -amorcée aux municipales grâce à l'action de J.François Copé-  par nos candidats aux élections départementales en mars prochain et aux élections régionales en décembre 2015.

Une nouvelle déroute pour la gauche au pouvoir – bien qu’elle ait essayé par tous les moyens de redécouper à son profit les cantons et de jouer sur les dates – nous permettra à la fois de retrouver le maillage politique nécessaire à la reconquête de l’Elysée et de lancer la campagne présidentielle sous les meilleurs auspices.

 

Puisque monsieur Hollande ne veut pas reconnaître la faillite de sa politique et son incapacité à acquérir la stature et l’autorité d’un président de la République, laissons aux Français le soin de trancher et de choisir un homme (ou une femme) qui soit en mesure d’assurer le redressement de notre pays.

Ils se sont trompés en 2012, ou peut-être ont-ils été trompés ou abusés : en 2017, la France n’aura plus droit à l’erreur.