Le « volontarisme » de M. Valls, c'est le choix obstiné de persévérer dans l'échec

Une rentrée "chaude"...
Une rentrée "chaude"...

« La rentrée va être difficile » : c'est là le message du Premier ministre aux Français, avant le départ en vacances de son gouvernement. Aux Français profondément inquiets pour « leur avenir et celui de leurs enfants », comme il en a lui-même convenu dans cette intervention, à l'issue du séminaire de l'exécutif à l'Elysée.

 

« La rentrée va être difficile » ; Partant d'un tel constat, M. Valls a-t-il annoncé un plan d'actions ou des mesures d'urgence ? Non, il s'est contenté d'apparaître comme le commentateur passif de la conjoncture économique.

 

« La rentrée va être difficile » ; M. Valls a-t-il annoncé un changement de cap, un changement de politique ? Non, pas question de « changer en fonction des circonstances » : le « volontarisme » de M. Valls, c'est le choix obstiné de persévérer dans l'échec.

 

« La rentrée va être difficile » ; M. Valls a-t-il, avec hauteur, assumé une part de responsabilité ? Non, à l'inverse et contre toute attente, le Premier ministre a choisi de fuir ses responsabilités en s'en prenant à « l'inefficacité des politiques économiques en zone euro ».

 

Manuel  Valls est-il en situation de faire la leçon aux européens, alors que la France bat tous les records du chômage ?

Eurostat vient de souligner que le chômage poursuit sa baisse partout en Europe : dans la zone euro, au mois de juin 2014, le taux de chômage est le plus bas enregistré depuis septembre 2012 ; pour l'ensemble de l'Union européenne, le plus bas enregistré depuis mars 2012.

Sur un an, le taux de chômage a baissé dans vingt-et-un Etats membres : la France reste l'un des cinq Etats seulement, où le chômage continue encore d'augmenter.

« La rent

rée va être difficile » ; La réponse du Premier ministre ? « Notre politique, ce sera le pacte de responsabilité, tout le pacte et encore plus loin que le pacte ».

Oui, mais, faut-il le redire ? Les Français ne croient plus aux « pactes », monsieur le Premier ministre, ils attendent des « actes ».

 

Oui, dans ce contexte, la rentrée va être difficile pour le Gouvernement ! Soyons prêts !