Une incapacité congénitale

Au début de l’année, bien forcé d’avouer que la courbe du chômage ne se retournait pas, preuve du constat d’échec de sa politique économique, François Hollande lançait le pacte de responsabilité.

 

Six mois plus tard, et plusieurs dizaines de milliers de chômeurs en plus, il lance une conférence sociale pour l’emploi qui s’est tenue les 7 et 8 juillet 2014 au Palais d’Iéna.

 

Opération de la dernière chance, elle réunit plus de 300 participants, représentants des organisations syndicales, d’employeurs et des collectivités territoriales. Les employeurs y étaient, mais de justesse : le Medef avait menacé de boycotter l’affaire si le gouvernement ne reculait pas sur le compte pénibilité, une nouvelle usine à gaz paperassière menaçant de paralyser toute initiative dans l’entreprise.

 

Le gouvernement fait donc marche arrière pour faire revenir les patrons, mais c'était compter sans la CGT, FO, Solidaires et la FSU qui, dès le deuxième jour, décident de se retirer, sans doute par refus implicite de siéger avec le patronat.

 

La conférence sociale tourne donc en mascarade pour le gouvernement, incapable mois après mois de contenir la radicalisation syndicale, illustrée par la grève insupportable à la SNCF en juin, le mouvement suicidaire des durs de la SNCM en juillet et le sempiternel mouvement des intermittents du spectacle qui n’est toujours pas réglé.

 

Il est évident que le Pacte de responsabilité a aujourd’hui du plomb dans l’aile, et ce pour une raison très simple : le gouvernement et plus largement l’Etat cherchent à faire porter aux autres, que ce soit les entreprises, les contribuables ou les collectivités territoriales, la responsabilité de son incapacité congénitale à se réformer.

 

Pour masquer son impuissance, il rackette les contribuables, étouffe la liberté d’entreprise et étrangle les collectivités locales, quand il ne décide pas de les rayer de la carte, purement et simplement, comme les départements.

 

Voilà le mal français, voilà le cancer qui nous ronge depuis quarante ans, depuis que la gauche a infiltré la haute administration et les médias, construisant cette pensée unique qui tourne en boucle mortifère pour notre pays.

 

Quand la gauche aura quitté le pouvoir – mais peut-on se permettre d’attendre encore trois ans ? – Il faudra un véritable changement de cap, libérer les énergies, brûler la paperasse, redonner la parole au peuple, faire sauter le carcan qui étouffe notre pays et l’empêche d’exprimer tous ses potentiels.