Elections européennes : nouveau coup de semonce pour F.Hollande

Au lendemain de cette élection si singulière que restera celle des « européennes » de 2014, mon premier sentiment est la gratitude, gratitude pour nos militants et sympathisants qui une nouvelle fois n'ont pas ménagé leur peine durant cette campagne et qui ont permis que la liste UMP d'Île-de- France soit largement en tête, et ce, malgré les imprécations du temps et un calendrier judiciaire qui se confond de manière troublante avec le calendrier électoral. 

Je tiens également à saluer nos candidats élus à cette occasion, Alain LAMASSOURE, Rachida  DATI, Philippe JUVIN, Constance LE GRIP pour leur belle campagne.

 

A noter également les bons résultats de l’UMP qui est en tête dans les six communes de la 4eme circonscription.

 

A l'évidence, cette élection est une nouvelle sanction pour François Hollande et son gouvernement, ce « 21 avril bis » est une nouvelle preuve que lorsque la gauche est aux affaires, sa politique  entraîne invariablement la monté du Front National. 

Ce ne sont pas les dernières déclarations de Manuel Valls qui rassureront les Français, si le Premier Ministre pense que ses promesses sur une baisse hypothétique des impôts qu'il n'aurait jamais dû augmenter est une réponse suffisante, c'est qu'encore une fois la gauche n'a rien compris.

 

Les lignes de forces qui travaillent la France aujourd'hui sont plus profondes que cela, et cette  élection européenne en est la preuve, partout en Europe les partis populistes progressent, Angleterre, Italie, Pays-Bas, et même en Allemagne et en Suède, deux pays pourtant érigés en champions de ce fameux modèle « scandinave » présenté comme l' alpha et l'oméga de la gestion sociale-démocrate, mais : 

Où est la réponse face à la quête d’identité de ces pays européens ?

Où est la réponse sur la question d'un modèle de civilisation assumé ?

Où est la réponse face à l'abstention et au désespoir de la majorité des électeurs qui ne se sont pas exprimés hier ?

Où est la réponse quant au projet européen ? 

Ni dans les déclarations des caciques du PS ni dans celles des Verts et ou du Front de Gauche et... encore moins dans celles de quelques irréductibles diviseurs de l'UMP, qui dès hier soir, depuis les beaux quartiers de Paris, loin de la réalité quotidienne des Français et au-delà même du vote de ce 25 mai, reprenaient leur travail de sape de notre famille politique. 

 

Au moment de conclure ce texte, je relis la tribune de Nicolas Sarkozy publiée dans Le Point la  semaine passée, et mon regard se tourne vers la rue de Miromesnil (où se trouvent les bureaux de Nicolas Sarkozy. NDLR) avec beaucoup d'espoirs et de confiance.