Hollande et le PS : la Bérézina !

Hollandais à la Bérézina...
Hollandais à la Bérézina...

Ce n’est même plus une défaite, c’est une débâcle ! Avec 155 communes de plus de 9 000 habitants perdues, les socialistes enregistrent la plus lourde gifle électorale depuis le début de la Ve République. La stratégie de mise en scène du Front national, l’opportune diffusion des écoutes de Nicolas Sarkozy, la tentative d’enfumage orchestrée par le Parti socialiste pour essayer de détourner la colère de Français ont fait long feu, et de quelle manière : lundi, nous nous sommes réveillés dans une France bleue et une impression de délivrance : Caen, Tours, Angers, Angoulême, Toulouse, Limoges, Saint-Etienne, Reims, Laval, Brive, Ajaccio, Périgueux, Nevers, Tourcoing, Chambéry, Niort, La Roche-sur-Yon, Belfort, Palaiseau, Clamart, Bobigny, Colombes, Asnières et des dizaines de grandes villes libérées !

 

Et plus près de nous, quel bonheur de voir à Argenteuil, Eaubonne, Taverny, Méry, Eragny, Montmorency, Auvers, nos amis de l’UMP et leurs alliés revenir aux affaires.

 

Après un tel désaveu, le minimum que pouvait faire François Hollande était de renvoyer Jean-Marc Ayrault dont le discours halluciné et autiste du soir du premier tour a aggravé l’ampleur de la Bérézina. Ce qui fut fait sans état d’âme avec la nomination de Manuel Valls comme premier ministre. A cette heure, la composition de son gouvernement n’est pas encore connue, mais il semble évident qu’il court au-devant du même échec que son prédécesseur, Monsieur Hollande ayant expliqué lundi soir qu’il ne changera pas de politique voire même qu’il allait la renforcer. Et ce n’est pas en resserrant l’équipe gouvernementale ni en agitant quelques artifices de communication que le premier ministre va trouver des solutions au problème de fond qui est celui de l’incapacité du locataire de l’Elysée de définir une ligne politique qui soit juste et efficace.

 

Il faut se rappeler ce qu’écrivait ce même monsieur Hollande en 2006, quand il était au poste – qu’il n’aurait jamais dû quitter tant il lui convenait - de premier secrétaire du parti socialiste : «  Je pense qu’il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature (…) Si, d’aventure, à l’occasion de cette vérification démocratique (…) des élections intervenaient, contredisant l’élection présidentielle, nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence. » L’ouvrage s’appelait « Devoirs de vérité », et il était écrit avec… Edwy Plénel, l’actuel patron de Médiapart, le héros de la « presse indépendante » (sic).

Je crains que monsieur Hollande n’ait pas le courage de mettre ses mots à exécution et qu’il ne bougera pas de l’Elysée tant que les Français ne lui auront pas signifié directement son départ. Mais il faudra avant que le gouvernement Valls passe l’obstacle d’ une Assemblée Nationale toutes piques dehors, à l’image des écologistes qui s’y sont retranchés et de l’aile gauche du parti socialiste qui éructe de rage, à l’image du tweet posté par notre inénarrable député de la 4e circonscription du Val d’Oise @gerardsebaoun : « Dans la nuit électorale, la « Valls à 3 temps » ne m’éclaire pas et, sauf miracle improbable, mon Hollandisme révolutionnaire est mort ce soir ». Fermez le ban !

 

Pour autant, il ne s’agit pas de verser dans le triomphalisme et de penser que ce vote municipal témoigne d’une adhésion retrouvée aux valeurs de la droite. Plus que jamais, nous avons l’impérieux devoir de retrouver la confiance des Français autour d’un projet de société, porteur de sens et de valeurs, capable de remettre notre pays sur la voie du bon sens, d’une croissance durable et profitant à tous.

Sinon, le fossé et la sanction électorale continueront à s’élargir et notre pays sera confronté aux pires dangers, au risque de se perdre.