Rythmes scolaires : les familles vont payer

Les masques sont tombés. A Lyon, Gérard Collomb vient d'acter le fiasco financier de la réforme des rythmes scolaires en annonçant qu'il allait faire payer les familles.


En décidant de créer un forfait qui coûtera aux parents jusqu'à 20 euros par an et par enfant pour financer la réforme des rythmes scolaires, le maire de Lyon (PS) confirme les difficultés d'organisation et le coût caché d'une réforme bâclée et non financée.
Dans d'autres villes de France, la facture est aussi présentée aux familles comme à Mandeure dans le Doubs, où les parents devront débourser 20 euros par mois.
Depuis des mois, avec des milliers de maires, de parents, de professionnels de l'Education de droite comme de gauche, nous tirons le signal d'alarme sur la réforme des rythmes scolaires dont le coût retombera inévitablement sur les communes et les familles.
Aujourd'hui, la vérité éclate au grand jour, voici donc la « taxe Peillon » qui se met progressivement en place dans toutes les communes de France.


Cet énième impôt est insupportable alors que la pression fiscale est devenue insoutenable pour les Français, notamment les familles nombreuses qui sont ponctionnées comme jamais.
Il est insupportable car il vise à payer une réforme dont le contenu pédagogique est très incertain et loin d'être prioritaire. Nous perdons de l'énergie et des moyens sur la question des rythmes scolaires alors que la lutte contre l'illettrisme devrait être le premier chantier de l'école primaire.


Le moyen le plus sûr d'obtenir l'annulation de la taxe Peillon est de sanctionner sévèrement la gauche lors des prochaines élections municipales.
En votant dès le premier tour pour les candidats UMP. Une victoire de la droite et du centre aux élections municipales obligera François Hollande à retirer cette réforme.