Hollande-Valls : le pacte d’irresponsabilité

Le Point, journal pourtant modéré, résume en "Une", la réalité de l'équipe au pouvoir...
Le Point, journal pourtant modéré, résume en "Une", la réalité de l'équipe au pouvoir...

 Le soir de la Saint-Sylvestre, au-delà du discours présidentiel lénifiant et des statistiques traditionnellement maquillées du nombre de voitures brûlées, il s’est passé deux choses d’une gravité extrême que les médias n’ont finalement que peu relayées : Le zéro pointé de François Hollande sur le chômage et le même zéro de son compère Valls sur l’insécurité.

 

Car, ne nous y trompons pas, si tout oppose ces deux hommes dans le style, ils se rejoignent totalement dans le même constat d’impuissance et la même irresponsabilité.

 

« J’inverserai la courbe du chômage avant la fin de l’année 2013». Voilà l’engagement de François Hollande, qui le claironnait encore à la fin du mois de novembre. Résultat des courses : + 6% de chômage en 2013, 22 000 nouveaux demandeurs d’emploi en décembre 2013. Et ce malgré les 550 000 emplois aidés financés par nos impôts et les « anomalies » statistiques en tout genre sur les radiations d’office.

 

« Les résultats sont là » disait Manuel Valls, devenu le ministre « chouchou » des Français à coup de mâchoires serrées et d’anathèmes lancés. Le résultat, c’est une hausse de 2,8% de la délinquance par rapport à 2011, dernière année complète de gouvernement de droite. C’est une explosion des cambriolages (+11,8%), des atteintes aux personnes (+5,6%), les zones rurales, jusque-là relativement épargnée, étant particulièrement visées.

 

C’est donc un échec terrible pour le duo majeur du pouvoir socialiste, le troisième larron, le premier ministre, ayant totalement disparu des écrans radar.

C’est un échec majeur, mais ce n’est pas encore un aveu d’échec puisque François Hollande s’en sort en dégainant le Pacte de responsabilité et Manuel Valls en se réfugiant dans le déni de réalité, arguant que « la tendance va s’inverser en 2014 ».

 

Pourtant, ni les perspectives de croissance pour 2014 (au mieux 1% de croissance alors qu’il en faudrait au moins 1,5% pour retourner la courbe du chômage), ni le sentiment d’insécurité qui croit dans le pays devant une délinquance de plus en plus visible et agressive, ne peuvent laisser penser que la situation va s’améliorer.

 

Les Français ouvrent les yeux chaque jour un peu plus sur l’étonnant niveau d’incompétence et d’amateurisme de celui qu’ils ont élu (par accident disent-ils aujourd’hui) en mai 2012 et de ceux qui l’entourent : entre les vagabondages nocturnes d’’un président casqué et la traque publicitaire surréaliste du ministre de l’intérieur contre un bouffon pathétique qui n’en demandait pas tant, on peut se demander comment la situation pourrait un jour se retourner.

 

Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy reste silencieux et attend, pour combien de temps ?

 Un seul être vous manque et tout est dépeuplé...