La Turquie dans l’Europe : avec François Hollande, c’est fort de café !

 

A l’occasion de son voyage officiel de janvier en Turquie, le président Hollande nous a servi un breuvage dont il a le secret. Se croyant obligé de donner un avis favorable au principe de l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, il s’est immédiatement défaussé comme il sait si bien le faire en déclarant «Inutile d’ajouter quelque peur que ce soit, le peuple français sera de toute façon consulté».

 

Un amendement  avec quelques députés

 

Si le président français a pu se permettre ce tour de passe-passe diplomatique, c’est parce que nous avions réussi en 2008 à faire inscrire dans la réforme constitutionnelle un amendement imposant ce référendum. « J’avais déposé cette disposition avec quelques députés – Patrick Devedjian, Richard Mallié, Frédéric Lefebvre, Philippe Vitel- et nous avons été invités à l’Elysée par le Président Sarkozy qui voulait en parler avec nous. Au final, l’amendement a été retenu grâce à lui, voté et s’impose aujourd’hui au gouvernement ».

 

Un grand pays… de la Méditerranée

 

Mettre des conditions à une éventuelle entrée de la Turquie dans l’Union européennes n’est pas un acte d’hostilité envers ce pays grand par son histoire, sa taille et son poids économique et diplomatique dans la zone méditerranéenne et dans l’OTAN dont il est membre.

C’est simplement affirmer que l’Europe n’a pas vocation à s’étendre systématiquement et indéfiniment, surtout à un pays dont 90% de du territoire est en Asie et dont les frontières de l’Est confinent à la Syrie, à l’Irak et à l’Iran.

C’est simplement revenir au concept d’Union méditerranéenne cher à Nicolas Sarkozy, un ensemble géographique, économique et culturel dans lequel la Turquie, comme l’Egypte ou le Maroc devraient tenir une place éminente.