Découpage électoral : des paroles et des actes ?

Les nouveaux cantons du Val d'Oise
Les nouveaux cantons du Val d'Oise

 

Très rapidement après l’élection de François Hollande et sa chute spectaculaire de popularité, les socialistes ont compris que les échéances électorales à venir, municipales, européennes et sénatoriales 2014, cantonales et régionales 2015, allaient être pour eux un véritable chemin de croix. Ils se sont donc armés de ciseaux – on pourrait même dire de sécateurs) - pour s’attaquer au plus improbable redécoupage électoral de l’histoire de la Ve République.

 

Une découpe au sécateur

 

L’affichage démocratique de façade (rééquilibrage, justice, parité) n’a pas résisté longtemps face aux calculs politiques et idéologiques dont seuls les socialistes sont capables. Pour essayer de réduire l’ampleur des défaites annoncées, après avoir bricolé les règles de l’élection sénatoriale, ils ont proposé à la fois un redécoupage des cantons et une réforme électorale à se faire dresser les cheveux sur la tête. Près d’un canton sur deux est supprimé et les secteurs sont regroupés de telle façon que les élus de droite sortants se retrouvent à deux voire à trois sur le même territoire, histoire de les dresser les uns contre les autres. Plus fort encore : ces nouveaux cantons élargis auront non pas un élu, mais deux, et obligatoirement de sexes différents. C’est une véritable première mondiale, dont personne ne sait comment elle peut fonctionner dans le quotidien et ce qui peut se passer si le couple se dispute. Ce n’est plus le mariage pour tous, c’est le mariage forcé !

 

Une énorme usine à gaz

 

Pour corser le tout, en région parisienne, ils nous sortent du chapeau la Métropole de Paris, une énorme usine à gaz de près de six millions d’habitants qui va déshabiller communes, intercommunalités et départements de la petite couronne, mais sans pour autant les supprimer. Le millefeuille administratif était déjà étouffant, là il devient carrément indigeste !

 

Cette réforme administratif et cette méthode de découpage (que l’on attend maintenant pour les circonscriptions législatives) est symptomatique de cette gouvernance socialiste : en façade, des bons sentiments, la main sur le cœur ; dans l’arrière-cuisine, des calculs politiciens et des choix idéologiques.

 

Si les centaines de recours déposés en Conseil d’Etat n’aboutissent pas, il restera une seule solution pour les arrêter dans leur stratégie délétère pour notre pays : de larges et belles victoires pour la droite en 2014 et 2015 et notre retour au pouvoir dans les communes, les départements et les régions que nous avions perdu avec notre ancrage territorial.