Dans la hotte du Père François : chômage, matraquage fiscal, provocations sociétales, baisse du niveau de vie, impuissance et incompétence, ...

A quelques jours de Noël, on ne sent pas monter en France la douce euphorie qui accompagne traditionnellement les fêtes de fin d’année : nos compatriotes sont tendus, inquiets pour l’avenir ou assommés par le matraquage fiscal de l’automne qui a touché tout le monde, même des familles aux revenus modestes qui n’avaient jamais été imposées auparavant.

La courbe du chômage, loin d’être inversée comme s’était engagé aveuglément M. Hollande, continue à grimper et l’annonce de plans sociaux massifs dans les mois qui viennent suscite une angoisse permanente chez les salariés dont aucun ne se sent à l’abri.

 

Les premiers retours venant des commerçants confirment un coup d’arrêt de la consommation, ce qui n’est pas surprenant quand on sait que, pour la première fois sans doute depuis la Libération, le pouvoir d’achat est touché et les Français doivent prendre sur leurs réserves s’ils veulent maintenir leur niveau de vie.

 

Elles sont loin les promesses euphorisantes du candidat Hollande et le plus grave est le sentiment d’impuissance se dégageant de l’équipe au pouvoir, qui allie tristement indécision et incompétence, à l’image du gouvernement Ayrault qui atteint des records d’impopularité.

 

Il n’est pas surprenant dans ce contexte que les Français regrettent le temps de Nicolas Sarkozy et le volontarisme de l’homme : celui-ci ne laissait certes pas indifférent, mais il avait cette formidable faculté de toujours avancer et de proposer des solutions aux problèmes rencontrés. Avec lui, le mot politique avait un sens et les Français avaient la certitude qu’il y avait un pilote dans l’avion, ce qui est une absolue nécessité quand le ciel est agité et que la France traverse une crise d’une intensité rare.

 

Pendant ce temps, le gouvernement essaye de donner le change en lançant des réformes sociétales qui n’ont pour objectif que de créer un écran de fumée et pour résultat de dresser les Français les uns contre les autres.

 

La dernière idée en date est cette réforme de l’intégration proposée dans un rapport, commandé par le Gouvernement, un de plus, et mis en ligne sur le site internet de Matignon,... pas un hasard....

 

Parmi le tissu d’inepties proposées dans ce brulot rédigé par une brigade de pompiers pyromanes, l’une m’a fait dresser les cheveux sur la tête : « la France doitassumer la dimension arabo-orientale de son identité ».

 

Comment peut-on penser et écrire cela dans un pays qui a plus de deux mille ans d’histoire, qui s’est forgé en intégrant progressivement et pèle mêle celtes, grecs, romains, wisigoths, germains, flamands, béarnais, catalans, piémontais, et des milliers d’autres personnes venues d’Asie, d’Afrique du Nord ou d’ailleurs ?

 

Comment peut-on vouloir remplacer le creuset républicain qui a fonctionné pendant deux mille ans par un communautarisme de mauvais aloi dont on mesure les fractures qu’il provoque là où il est appliqué ?

 

A quelques jours des fêtes de Noël, un moment de paix traditionnellement partagé par tous les habitants de ce pays qui assume comme moi ses racines judéo-chrétiennes, ce rapport est une nouvelle provocation, lancée par des gouvernants cyniques qui veulent saper les bases de notre modèle social tout en faisant monter artificiellement l’extrême-droite, afin de sauver aux municipales le parti socialiste d’une débâcle annoncée.

 

A quelques jours des fêtes de Noël, c’est un mauvais coup porté à la France, c’est un bras d’honneur adressé aux Français, dont j’espère qu’il ouvrira les yeux à ceux d’entre eux qui n’avaient pas encore compris.

 

Je vous souhaite d’excellentes fêtes de Noël et de fin d’année, en famille ou entre amis et je l’espère plein de bonnes choses pour 2014 !