Budget de la Défense 2014 : le rabot...

Dans un contexte économique et budgétaire difficile, c'est une fois de plus, le ministère de la Défense qui est considéré comme une des premières variables d’ajustement budgétaire.

 

Le budget 2014 de la Défense tel qu'il est présenté par le Gouvernement à l'Assemblée Nationale est en diminution de 650 Millions €, ce qui contredit les engagements pris par le Président de la République lors de son intervention télévisée du 14 juillet à savoir : « les crédits de la défense seront, à la différence de ceux de la plupart des ministères, préservés dans leur intégrité.

C’est un effort que la nation fait, non pas pour les armées, mais pour sa propre sécurité »

 

En réalité, au delà des paroles et des promesses, c'est une régression avec la trajectoire budgétaire de la Loi de Programmation Militaire pour la période 2014/2019 qui manque dés la première année de sincérité, ...pourtant maitre mot -galvaudé- de la majorité actuelle.

 

Pourtant, le ministre de la Défense a été parfaitement clair lors de son audition devant la commission de la Défense « La loi de programmation vise en effet, d’une certaine manière, la quadrature du cercle : il fallait que la recherche et développement puisse se poursuivre, qu’il y ait des équipements nouveaux, et cela dans un contexte budgétaire contraint.

Nous avons beaucoup travaillé, et atteint un équilibre tel que, si l’on enlevait une brique de l’édifice, il s’effondrerait ».

 

La Défense a déjà été particulièrement sollicitée en terme de réformes et restructurations. Peu de corps de l’État ont subi autant de changements, en aussi peu de temps, et avec autant de discipline et d’adhésion.

 

Si la réforme a pu représenter un « choc culturel » pour les armées, celles-ci semblent s’approprier et surmonter ces réorganisations.

 

Dans ce contexte, il serait pour le moins que le ministère de la Défense puisse être épargné tant par de nouvelles coupes budgétaires que par de nouvelles restructurations ou déflations de ses effectifs.

Car il est indispensable que ce ministère puisse « digérer » les réorganisations passées et avoir le temps et les moyens de les appliquer.

 

Enfin, face à la multiplication des menaces, des risques de conflits régionaux sur de nombreux continents, la France en tant que membre du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, a le devoir de se doter des moyens nécessaires à l'exercice de ses responsabilités et de créer les meilleures conditions pour que nos soldats puissent exercer leurs missions dans la sécurité et avec dignité.