Sans cap ni boussole

Avec 21% d’opinions favorables dans le dernier baromètre Ipsos-Le Point, François Hollande vient de battre un record historique qu’il est en mesure de descendre encore plus bas tant il est arque bouté sur ses certitudes et persuadé qu’il va au bout du compte découvrir l’Amérique.

 

Mais si l’on reste encore admiratif de l’exploit de Christophe Colomb en 1492, on ne peut être, comme la très grande majorité des Français, que consterné par la capacité de ce président de 2013 naviguant sans cap ni boussole.

 

Et pourtant, ignorant le mauvais temps qui fait rage autour de lui, il a confié la barre à un marin inexpérimenté, incapable de dompter un équipage hétéroclite composé d’amateurs peu éclairés et de dangereux flibustiers.

 

Il ne reste maintenant qu’à se demander quand et comment va s’achever cette dramatique aventure, entre le naufrage et le radeau de la méduse.

 

De toute évidence, un changement de cap, à travers un nouveau gouvernement s’impose, mais l’on comprend que François Hollande ne se résigne pas à faire monter dans son navire la redoutable Martine Aubry qui ne rêve que d’une chose, passer le capitaine par-dessus bord.

 

Le navire France est donc condamné à errer encore des mois entiers sans direction, en attendant que la tempête « municipales » puis l’ouragan « européennes » ne le démembrent totalement.

 

En regardant ce triste spectacle, on ne peut que repenser à l’ancien capitaine qui a été débarqué un jour de mai 2012.

Il est vrai qu’il avait du caractère ; il est certain qu’il était comme on dit « clivant ».

 

Mais il avait de la volonté, du courage et il savait mener un navire par gros temps, on a pu le vérifier lors de l’affaire géorgienne et de la crise financière.

 

Je ne sais pas s’il a envie de revenir demain, mais je suis persuadé qu’avec lui on retrouverait un capitaine à la barre.