Budget 2014, le travail et l'emploi

L'apprentissage mal aimé de la gauche
L'apprentissage mal aimé de la gauche

Les crédits alloués à la mission « Travail-emploi » du projet de budget 2014, continuent d’augmenter à hauteur de 7 %, alors que la loi de programmation prévoyait une baisse des crédits à 9,6 Mds d’euros.

 

A l'évidence, c'est un budget pessimiste sur le devenir de la crise et de l'emploi en 2014 ; si le gouvernement qui continue de communiquer sur une éventuelle inversion de la courbe du chômage, il ne semble pas miser sur une amélioration structurelle de la conjoncture et augmente les crédits des dispositifs d’indemnisation : hausse de la dotation du Fonds de solidarité et consolidation de ses ressources, renforcement des effectifs de Pôle emploi, augmentation des crédits de l’activité partielle et du contrat de sécurisation professionnelle ciblés sur les licenciés économiques…

 

Le choix est clair, par dogmatisme, le gouvernement favorise les contrats aidés plutôt que l’apprentissage : en effet, il concentre son effort sur les emplois aidés à hauteur de 3,6 Mds : poursuite de la montée en charge des emplois d’avenir, financement du contrat de génération neuf mois après sa mise en place, lancement de l’expérimentation sur la garantie jeune… Les contrats aidés viennent grever le budget alors que leur effet de levier sur l’emploi en général est loin d’être acquis.

 

En revanche, le gouvernement envoie un très mauvais signal en matière d’apprentissage : la suppression de l’ICF est en totale contradiction avec les objectifs affichés du président de la République en matière d’apprentissage.

Le rattrapage in extremis du gouvernement en juillet dernier avec l’annonce de la création d’une nouvelle aide ciblée sur les Très Petites Entreprises qui figure dans ce projet de loi de finance ne change rien à l’incohérence des messages envoyés et à l’incertitude des effets de cette mesure sur les entrées en apprentissage.