Un mauvais budget 2014 pour les Anciens Combattants

Pour la deuxième année consécutive, le budget des anciens combattants est en baisse. Une diminution de 2.7% qui fait suite à celle de 2013 qui s’élevait déjà à plus de 2%, ce qui marque une profonde rupture avec la dynamique enclenchée en 2007.

En cause notamment, le programme «Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant» qui concerne directement le droit à réparation prévu pour les Anciens Combattants et Victimes de Guerre qui diminue de 2.75%.

Dans ce cadre, le groupe UMP de l’Assemblée Nationale demandera l’inscription au budget 2014 un « coup de pouce » de 2 points de la retraite du combattant dès le 1er juillet ainsi que l’augmentation du plafond de l’aide différentielle au conjoint survivant (932 € depuis 2012) au niveau du seuil de pauvreté européen 977€.

 

Après avoir fait rejeter en décembre 2012 la proposition de loi de Christophe Guilloteau (député UMP du Rhône), sur l’extension du bénéfice de la carte du combattant aux militaires ayant servi en Afrique du Nord pendant quatre mois dès lors que la date de leur premier jour de service est antérieure au 2 juillet 1962), le gouvernement se propose de la mettre en place dans le budget 2014. Cette mesure concernerait près de 8 000 personnes. Si je me réjouis de cette annonce, je ne peux que regretter sa mise en œuvre retardée au nom de considérations politiques indignes du monde combattant.

 

Avant même le vote du budget 2014, le gouvernement a instauré, par décret en septembre 2013, une diminution de 20% du taux de majoration spécifiques des rentes mutualistes versées par l’Etat aux Anciens combattants. Une telle mesure impactera le pouvoir d’achat des Anciens combattants.

Le gouvernement espère ainsi dégager, à terme, 30 millions d’économie par an…

 

L’onde de choc créée par cette mesure prise sans la moindre concertation et en catimini, se propage rapidement dans le milieu associatif où elle suscite légitimement un fort mouvement de colère et d’incompréhension.

 

Les associations considèrent que c’est le droit à reconnaissance et à réparation qui est pour la première fois de l’histoire remise en cause.

 

En conclusion, Les maigres mesures octroyées dans le budget 2014, sont en fait directement financées par les Anciens Combattants eux même.