Réforme des retraites à la sauce socialiste, le pire est à venir

La réforme des Retraites examinée en séance publique à l'Assemblée Nationale cette semaine est pour le moins sous-calibrée car elle cible son effort sur les 7 Mds de déficit du régime général alors qu’il faut trouver 20 Mds pour combler les déficits tous régimes d’ici 2020.

 

Elle marque également une rave régression sur la « convergence » car les hausses de cotisations des fonctionnaires ne se feront pas au même rythme que celles des actifs du sercteur privé – au motif que le taux de cotisations des fonctionnaires croît déjà progressivement pour s’aligner d’ici 2020 sur le taux de 10,55 des salariés du privé.

 

Des recettes annoncées qui s’émoussement de toute part.

 

Les employeurs ayant obtenu la promesse d’une compensation des hausses de cotisations, la CFDT revendique une compensation analogue pour les actifs. Il demande aussi à ce que, non seulement les bénéficiaires de l’ASPA mais aussi tous ceux qui sont en dessous du seuil de pauvreté, soient exonérés du report d’indexation au 1er octobre.

 

Le financement du « paquet social » reste flou voire sous-financé. Le gouvernement estime à 2,5 Mds le coût de la pénibilité en 2040 pour un financement escompté de seulement 800 M d’euros (par le biais de 2 nouvelles cotisations employeurs) à la même date.

Par ailleurs, cette Loi semble avoir totalement perdu de vue son objectif initial, la baisse des déficits et ne glaner de nouvelles recettes que pour financer de nouvelles dépenses.

 

Des mesures anti-pouvoir d’achat plutôt que des mesures courageuses sur le travail.

 

Ainsi, est-il programmé que les cotisations des actifs augmentent alors qu’elles ont déjà été augmentées pour financer le retour de la retraite à 60 ans (0,25 point d’ici 2016).

 

De même, l’impôt des retraités augmente alors qu’ils financent déjà la taxe de « contribution additionnelle de solidarité sur les pensions » de retraite et d’invalidité (à hauteur de 0,15 points en 2013 et 0,3 points en 2014) qui avait été votée dès 2012.

 

Pire, avec la fiscalisation des bonus pour 3 enfants, il existe un risque important de faire basculer dans l’impôt sur le revenu un nombre important de retraités.

 

Des mesures anti-compétitivité au mépris de nos engagements européens.

 

Alors que le gouvernement a voté près de 17 Mds d’impôts supplémentaires sur les entreprises en 18 mois, il prévoit de leur demander 2,2 Mds d’efforts supplémentaires au titre des cotisations et 500 M au titre de la pénibilité d’ici 2020…

 

Alors que la France vient de perdre deux places au classement de l’indice global de compétitivité établi par le forum mondial de Davos, elle ne tient absolument pas compte des conditions qui lui ont été imposées par Bruxelles en juillet pour réduire son déficit. Parmi ces conditions figuraient notamment, la non augmentation des cotisations et la nécessité d’un report des bornes d’âge…