Budget 2014 : pause...? vous avez dit pause...?, comme c'est bizarre !

Bercy ne connaît pas la pause
Bercy ne connaît pas la pause

Le projet de Loi de Finances (PLF) 2014 a été dévoilé en Conseil des Ministres le 25 septembre.

Entre pause (ce qui ne signifie pas arrêt) et augmentation de la fiscalité, le Gouvernement a choisi une nouvelle progression de 15 Milliards d'€uros de la pression fiscale qui s'ajoutent aux 30 Mrds déjà levés entre 2012 et 2013.

Pire, cette nouvelle et massive hausse de la fiscalité directe va toucher  les ménages les plus modestes ainsi que les familles :

      - 2 600 000 d'entres eux qui n'étaient pas imposés le sont désormais à travers la taxation de leurs revenus (petites retraites notamment) qui entrainera en plus, pour bon nombre, le paiement de la taxe d'habitation,

      - le "rabotage" annoncé des niches fiscales touche de plein fouet les familles ; baisse du plafond du quotient familial (1 Milliard d'€uros), la majoration des pensions de retraite pour ceux qui ont eu trois enfants et plus sera désormais fiscalisée, augmentation des cotisations retraites, suppression de l'abattement pour frais de scolarité des enfants, "augmentation des frais de notaire",...

 

Quand aux baisses attendues des dépenses de l'Etat, elle vont porter essentiellement sur la suppression de 1,5 Milliards de dotations aux collectivités locales (voir article dédié) et se traduire par le gel des salaires des fonctionnaires.

 

Bref, "la pause fiscale" n'est qu'un artifice de communication du Gouvernement. Nous assistons à une nouvelle entrée massive dans l'impôt en 2014.

On est loin des promesses du candidat Hollande en 2012 :

 

"engagement 15 : je ferai contribuer les plus fortunés des Français à l’effort national en créant une tranche supplémentaire de 45% pour les revenus supérieurs à 150 000 euros par part. En outre, nul ne pourra plus tirer avantage des « niches fiscales » au-delà d’une somme de 10 000 euros de diminution d’impôt par an...

Engagement 16 :Je maintiendrai toutes les ressources affectées à la politique familiale...."