Faisons-le pour nos enfants !

L'école primaire Ferdinand Buisson à Franconville (95)
L'école primaire Ferdinand Buisson à Franconville (95)
Dans l’océan des mauvaises nouvelles en tous genres, le rapport de la Cour des comptes sur le système éducatif, dévoilé le 22 mai, est passé quelque peu inaperçu, alors qu’il recèle de véritables bombes.

Ce sont pourtant des choses qu’avec quelques rares élus je dis et répète depuis des années. Je ne résiste donc pas au plaisir de vous en livrer les phrases les plus « choc » :

  • "La capacité du système scolaire français à assurer la réussite de tous les élèves est médiocre comparée à celle des autres pays développés."
  • "Si les enquêtes internationales montrent la diminution continue des performances du système éducatif français depuis une décennie, les moyens financiers qui lui ont été alloués sur la période couverte par ces études ont, en revanche, connu une hausse constante alors que le nombre d’élèves décroissait."
  • "Ces évolutions croisées montrent que le système français ne souffre pas d’un défaut de moyens, mais de modalités d’allocation et de gestion de ces moyens, moins performantes que celles des pays comparables".
  • "Les principes de gestion du ministère n’ont pas évolué depuis le milieu du XXème siècle et ne permettent pas au système éducatif de relever les nouveaux défis auxquels il est confronté. Ils ont même des effets contraires aux objectifs affichés."

Autant de vérités que nous crions depuis longtemps, en nous heurtant à un mur de certitudes mâtinées de mépris. Et le ministre socialiste de l’Education, V.Peillon, pur produit du système, a balayé d’un revers de main ce rapport, préférant concentrer tous ses efforts sur la modification des dates de vacances scolaires et la durée de la pause méridienne à l’école primaire.

Dans le même temps tous ceux qui sont occupés à discourir des rythmes scolaires ne voient pas s’insinuer dans nos écoles la théorie du « gender » qui dénie l’existence d’une identité sexuelle différenciée pour les garçons et les filles.

 

Quand nous reviendrons au pouvoir, il faudra faire sortir des écoles ces théories chères à mesdames C. Taubira et N. Vallaud-Belkacem et nous ne pourrons pas faire l’économie de la grande réforme de l’éducation que j’appelais de mes vœux dès le début du mandat de Nicolas Sarkozy : suppression du collège unique, remise en cause de l’école obligatoire jusqu’à 16 ans et du baccalauréat pour (presque) tous, nécessité de savoir lire, écrire et compter pour entrer en 6ème, réintroduction de la sélection à l’entrée du collège, du lycée et de l’université, et surtout la réhabilitation des filières techniques et la promotion de l’apprentissage.

Ces questions peuvent sembler accessoires face à l’ampleur de la crise économique et morale actuelle, mais c’est tout l’inverse : c’est parce que l’on a vécu sur l’idéologie issue de mai 68 sans oser toucher aux dogmes édités par l’intelligentsia de gauche que l’Education nationale s’enfonce toujours plus dans la crise.

Et s’il est encore possible de redresser la barre, si ce n’est pas pour nous, s’il vous plait, faisons-le pour nos enfants.