Vous trouvez ça normal ?

Dix mois après l’élection du président normal, de quelque côté que l’on se tourne, c’est la désolation.

 

Sur le plan économique, l’accumulation des erreurs, la suppression des heures supplémentaires défiscalisées et déchargées, la taxation de l’épargne salariale, le rétablissement des droits de successions, la suppression de la T.V.A anti-délocalisation, le matraquage fiscal des entreprises, la stigmatisation des entrepreneurs et de ceux qui réussissent, a produit le résultat que l’on connait : 0% de croissance en 2012, 0,1% prévue pour 2013 ; 30 000 chômeurs de plus par mois et un objectif des 3% de déficit en 2013 déjà abandonné dès le mois de février !

 

La rigueur affichée par le gouvernement ne s’applique en fait qu’aux contribuables, alors que l’Etat continue à recruter des milliers de fonctionnaires dans l’éducation nationale ou renonce à la journée de carence en cas de maladie, ce qui va provoquer, au-delà du coût, une nouvelle désorganisation dans le quotidien des structures hospitalières.

Sur le plan politique, les fautes s’accumulent aussi : la suppression des peines-planchers comme du tribunal correctionnel pour les mineurs ne pourra que faire remonter la délinquance. La réforme des rythmes scolaires lancée précipitamment a réussi l’exploit de dresser contre elle des parents, des enseignants et des élus.

 

Le texte du mariage pour tous, cadeau électoral à certains lobbies, n’est que la vitrine d’un autre projet encore plus dangereux, la GPA (gestation pour autrui) qui est le vrai cheval de bataille de ces lobbies.

 

En matière de découpage électoral et de réforme territoriale, le gouvernement est en train de monter une usine à gaz qui répond à un double objectif : mettre les élus locaux sous contrôle et essayer coûte que coûte le garder le pouvoir aux prochaines échéances électorales de 2014 (municipales) et 2015 (cantonales et régionales).

 

Voilà le bilan au bout de neuf mois de présidence de François Hollande, ce qui n’est pas pour me surprendre : tout cela nous l’avions prévu et nous l’avions dénoncé pendant la campagne présidentielle.

 

Certains pourraient trouver cela normal parce que c’est le jeu de la démocratie : personnellement je pense que ce qui touche à notre pays, la France, est trop grave pour le laisser cinq ans entre les mains d’amateurs et d’apprentis-sorciers.