La drôle de méthode de M. Peillon

Depuis plusieurs mois, le ministre de l’Education nationale, joue à l’apprenti sorcier avec l’école de la République.

 

En septembre dernier, après la rentrée scolaire, il décide, sans concertation, de rallonger les vacances de la Toussaint pour les porter à deux semaines pleines ; à Noël, il décide de modifier les rythmes scolaires en imposant aux maires de délibérer sur l’année d’application de cette mesure avant le printemps.

 

Il prévoit ainsi une enveloppe globale de 250 millions d’euros pour accompagner les communes dans la mise en œuvre de la réforme, et les municipalités qui auront fait le choix de passer à neuf demi-journées de classe dès la rentrée prochaine toucheront annuellement 50 euros par élève.

 

Mais pour les élus, le compte n’y est pas, sachant que la réforme est évaluée à 150 euros supplémentaires par élève et que le fonds annoncé ne sera qu’une aide ponctuelle.

 

M. Peillon promet la mise en place d’activités péri-éducatives culturelles, artistiques et sportives de qualité afin de réduire les inégalités sociales, mais il oublie sciemment de préciser que ces activités pourraient être payantes car cela dépendra du choix des collectivités locales.

 

Par ailleurs, la question du recrutement des personnels formés sur des créneaux horaires si réduits, se pose sérieusement.

 

Il semble en effet difficile de proposer des emplois qualifiés pour quarante-cinq minutes par jour.

Et voilà qu’alors que l’Assemblée nationale commençait tout juste à examiner un projet de loi au titre bien présomptueux, le ministre annonce un raccourcissement et un zonage des vacances d’été.

 

Ainsi, en septembre 2012, il estimait qu’il fallait plus de vacances et, en février 2013, il veut en supprimer !

 

Avouons, que les Français peuvent être décontenancés par la méthode employée !