Emplois d'avenir : une vieille recette du passé

  «Sous le nom d’emplois d’avenir, le gouvernement nous ressert les emplois jeunes, une vieille recette socialiste de l'époque Jospin. Pourtant, l’opposition a essayé d’être constructive sur ce sujet, mais la majorité n’a accepté aucun amendement d’amélioration du texte.

Au-delà de ce texte, reste posé le problème de la formation des jeunes, de l’échec de notre système éducatif et l’impossibilité française à offrir à nos jeunes des perspectives d’avenir.»

 

Le gouvernement fait voter en ce mois de septembre son projet de loi sur les emplois d’avenir. En séance à l’Assemblée nationale, le Groupe UMP a voté contre ce texte.

Si les emplois d’avenir peuvent présenter une solution de court terme pour certains bénéficiaires, ils ne règlent en rien le problème du chômage des jeunes.

En modulant les outils existants – contrats aidés, CIVIS – on aurait pu cibler les jeunes non qualifiés sans devoir financer une enveloppe supplémentaire de 1,5 milliards d’euros par an !

Certains motifs d’inconstitutionnalité ne sont pas levés, notamment le risque de rupture d’égalité devant le dispositif du fait de la mise en place de zones prioritaires.

D’autres questions importantes restent en suspens : comment va-t-on définir les secteurs «à fort potentiel de création d’emploi» ou ayant un «caractère d’utilité sociale» ?

Comment seront ciblés les rares employeurs du secteur privé ?

Et surtout, aucune mesure de financement de la formation des jeunes n’est prévue dans ce texte!