Les socialistes face à la crise : le règne de l’impuissance publique

« Il n’a pas fallu longtemps pour réaliser que le vide du programme socialiste était à l’image du discours du candidat. Dans l’incapacité de concevoir et de mener à bien la moindre réforme de fond, le gouvernement va essayer de donner le change avec des projets dits sociétaux (le droit de vote des étrangers, le mariage homosexuel…) afin de satisfaire une partie son électorat et éviter la dégringolade dans l’opinion. »

 

Cinq mois après l’élection du candidat socialiste, le constat est accablant : loin de mettre en œuvre les réformes de fond nécessaires pour faire face à une aggravation de la situation économique, le Gouvernement, après des vacances guère méritées, s’emploie à détricoter toutes les réformes utiles mises en œuvre par la précédente majorité.

 

Quelques exemples :

       - Défiscalisation des heures supplémentaires supprimée. Ce sont des   centaines d’euros de pouvoir d’achat en moins pour des millions de salariés, en particulier dans les familles modestes, employés et ouvriers,

       - Droits de succession en ligne directe rétablis : il va falloir à nouveau payer pour disposer de l’héritage de ses parents,

       - Lutte contre la récidive : le gouvernement veut supprimer les peines-plancher et la rétention de sureté pour les jeunes délinquants. Entre les victimes et les coupables, Madame Taubira a choisi : tout le monde a bien noté que sa première sortie publique a été en direction des prisonniers de Fresnes…

      - Annulation immédiate du projet de TVA dite sociale, même si des rumeurs persistantes laissent entendre que le Gouvernement serait contraint de la réinstaurer…

     - Service minimum dans les transports et les écoles : le ministre a rouvert ce débat, alors que les règles fixées sous le précédent gouvernement fonctionnent à la grande satisfaction des usagers.

 

Les sondages le montrent : les Français n’ont pas tardé à se rendre compte que le programme de F. Hollande mis en œuvre par J.M. Ayrault n’était construit que par opposition à la personne comme à l’action de Nicolas Sarkozy et ne contient aucune des réformes nécessaires à notre pays.

Alors que la France a besoin d’un Etat à la fois fort et visionnaire, nous vivons sous le règne de l’impuissance publique.