Un été brûlant

Il est de tradition de parler de trêve estivale, mais cet été 2011 a fait l’exception, non seulement parce que le soleil s’est fait rare, mais surtout parce que nous l’avons vécu au rythme de trois événements forts.

Le premier : les émeutes en Grande-Bretagne.

Au-delà de leur violence et de leur soudaineté, il faut noter que c’est l’échec d’un modèle multiculturel et communautariste britannique, trop souvent cité en exemple.

C’est bien la preuve que, nulle part en Europe, face à une pression migratoire qui va croissante, nous n’avons pas trouvé les solutions pour l’accueil de nouveaux immigrants ou l’intégration des jeunes d’origine étrangère. Le débat est rouvert, il le restera certainement tout au long de 2012.

Le second : la chute de Kadhafi en Lybie

On nous prédisait l’enlisement dans le bourbier libyen, certains raillaient l’inconscience du Président de la République ayant lancé la France dans cette aventure ; bien au contraire, une fois de plus comme pendant la crise en Géorgie, comme pendant le krach de 2008, Nicolas Sarkozy a pris l’initiative et a su convaincre nos partenaires qu’il fallait arrêter d’être spectateurs pour devenir acteurs.

A chaque fois, il a pris des risques, à chaque fois il a réussi, c’est ainsi qu’il participe à la réhabilitation de l’action politique.

Le troisième : le retour de la crise financière

La dégradation de la note américaine a été un véritable coup de tonnerre et un double symbole : d’une part de l’émancipation presque totale du monde financier de l’autorité politique, même si c’est celle de la première puissance du monde. D’autre part, la prise de pouvoir de la Chine comme la vraie grande puissance mondiale, celle qui tient les autres sous le joug de sa masse financière et économique.

 

Trois événements, trois révolutions, trois signaux forts dans un monde en pleine ébullition.

Dans ce contexte troublé, à l’heure où les Français devront choisir celui qui conduira leurs destinées pour les cinq années à venir, y a-t-il un autre choix que celui qui a conduit pendant cinq ans la politique de réformes dont la France avait besoin ?

Celui qui a tenu ferme la barre du navire pendant la tempête.