SENATORIALES : UN MESSAGE A PRENDRE EN COMPTE

L'échec de la majorité présidentielle aux élections sénatoriales est bien évidemment la conséquence arithmétique des revers électoraux enregistrés lors des municipales de 2008, des régionales de 2010 et des cantonales de 2011. 

Les nouveaux grands électeurs de gauche issus de ces scrutins ont, quoi de plus normal, largement contribué à la victoire de leur camp ce dimanche.

 

Mais il serait réducteur, voir suicidaire de se contenter de cette seule analyse.

 

La réforme des collectivités territoriales, incontestablement indispensable pour réduire le « 1000 feuilles » administratif que connaît notre pays, notamment dans l'enchevêtrement des compétences « départements-régions », génère une dérive des dépenses publiques que la situation actuelle contraint à réduire. 

 

Les élus locaux, dans leur grande majorité, forts de leur expérience quotidienne, sont les premiers à le constater et à le dénoncer.

 

Ils ont conscience que ce constat exige une redéfinition claire des compétences entre les départements et les régions, ainsi que que la création d'un nouvel élu le « conseiller territorial », remplaçant à la fois conseiller général et le conseiller régional, mieux ancré dans la réalité de son territoire et ayant une vision plus globale des enjeux régionaux.

 

Le rejet, maintes fois exprimé, au cours de la campagne sénatoriale, par des élus de tous bords, porte sur le regroupement des communes au sein de nouvelles intercommunalités.

 

Bien qu'ils ne soient pas spontanément allergiques à cette réforme, les élus locaux ne comprennent pas qu'elle puisse s'appliquer « à marche forcée » au détriment parfois de l'intérêt général ou des réalités locales.

 

Ce 25 septembre, le message venu du fond de nos terroirs a été clair, il est de notre devoir d'en tirer toutes les conséquences afin qu'il ne se perpétue à plus grande échelle encore, dans quelques mois. 

 

Pour cela, entre autres, il serait plus que judicieux que le gouvernement décide un moratoire d'un an sur ce dossier des intercommunalités afin de donner le temps d'une véritable concertation entre tous les acteurs territoriaux.

 

STATU QUO EN VAL D'OISE :

Malgré le gain de plusieurs grandes villes lors des élections municipales de 2008 la gauche ne fait pas de percée dans notre département.

Le rapport de force reste identique avec 3 sénateurs pour la gauche (Mme Dominique Gillot, MM Alain Richard, Robert Hue) et 2 sénateurs pour l'UMP (MM   Hugues Portelli et Francis DELATTRE).