19/01/11, Réforme de la fiscalité : Concertation, débats et vote au printemps

 

Le Président de la République lors des vœux aux parlementaires le 12 janvier 2011: « ...la question qui est posée n'est pas technique, elle est profondément politique : pourrions-nous, pour une fois, en France prendre en compte les choix opérés par nos principaux concurrents et par nos principaux partenaires avant nous et parfois mieux que nous ? Doit-on, au nom d'une spécificité française à laquelle je crois par ailleurs, continuer à ignorer ce qui se passe non pas à l'autre bout du monde mais à notre frontière ? Doit-on interdire à la France de connaître les succès économiques et la compétitivité que connaissent certains de nos amis et de nos partenaires, au seul titre d'une spécificité que nous aurions définie d'une façon intangible ? La spécificité à laquelle je crois pour la France, c'est lorsqu'elle est dans les premiers, non pas lorsqu'elle est dans les derniers.

La question qui est donc posée -- qui sera posée par François BAROIN, également par Christine LAGARDE et par un groupe de parlementaires qu'a réuni le Premier Ministre sur la fiscalité du patrimoine -- nous permettra de faire des propositions dans un projet de loi de finances rectificatif dès le printemps prochain...

….Si la fiscalité pour la compétitivité de notre pays est un problème, alors il faut le traiter calmement, mais sans attendre, dans un esprit de justice et d'efficacité.... »

 

Les propositions faites d’envisager la taxation des éventuelles plus values sur les résidences principales pour compenser la suppression de l’ISF sont maladroites et inquiètent inutilement les classes moyennes.

Il serait paradoxal de supprimer un impôt qui touche les plus favorisés pour le faire supporter par ceux qui ont acquis laborieusement leur domicile. Il est surtout assez incongru de faire cette proposition le jour-même où le 1er Ministre lance officiellement le prêt à taux zéro (PTZ) pour encourager l’accès à la propriété.

Je serai particulièrement vigilant pour m’opposer à toute attaque fiscale qui viserait celles et ceux qui sont devenus propriétaires par leur travail

 

Claude BODIN