1er trimestre 2016

mar.

29

mars

2016

La réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature : au rabais...

François Hollande avait suggéré, le 13 janvier 2016, d'inclure la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et du parquet dans le projet de révision constitutionnelle, pour une présentation au

Congrès à Versailles en même temps -mais dans un texte séparé- que la réforme constitutionnelle portant sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité.

    

Engagement de campagne pour rompre avec une mainmise de l’exécutif sur le parquet reprochée à Nicolas Sarkozy, la réforme du CSM devait être la première réforme constitutionnelle de François Hollande.

     

Elle prévoyait, avant tout, une modification de sa composition et de ses attributions, ainsi que l'obligation pour le gouvernement de suivre l'avis du CSM pour les nominations des magistrats du parquet.

      

Malgré son adoption à l'Assemblée nationale en juin 2013, le Gouvernement s'était résolu à l'ajourner dès juillet 2013, après que les sénateurs (le Sénat étant encore à Gauche à l’époque mais la droite sénatoriale l’avait voté) l’avaient vidée de sa substance, rejetant le cœur du texte qui devait réformer la composition du CSM, en instaurant a minima la parité entre magistrats et non magistrats.

   

Le nouveau Garde des Sceaux Jean-Jacques URVOAS a annoncé au Sénat le 9 mars dernier que le Gouvernement souhaitait désormais faire adopter par l'Assemblée Nationale le texte issu du Sénat, et que ce dernier viendrait à l’ordre du jour dès le 6 avril prochain.

      

Le Garde des Sceaux a justifié le revirement du Gouvernement sur ce texte par « le chemin escarpé du compromis ».

  

On dirait plutôt que François HOLLANDE cherche désespérément n’importe quel véhicule constitutionnel pour s’offrir un Congrès.

En effet, le texte ne comporte plus son ambition initiale, subsistent «seulement» l’avis conforme du CSM sur la nomination des magistrats du parquet ainsi que l’alignement de la procédure disciplinaire des magistrats du Parquet sur celle des magistrats du siège.

    

Sur la forme, comme sur le fond, les députés Les Républicains continueront de s’opposer à ce texte.

Non seulement François Hollande n’est plus à un renoncement constitutionnel près de son programme initial ! Il a enterré, fort heureusement :

- Le droit de vote des étrangers ;

- Le statut pénal du chef de l'État et la suppression de la Cour de

Justice de la République ;

- La « nouvelle démocratie sociale » (obligation de

concertation avec le patronat et les syndicats avant toute loi sur

le travail !!)

- La suppression du mot « race » de la Constitution…

     

Mais surtout, les Députés LR considèrent que le compte n’y est pas : la loi ne choisit ni de conserver le modèle républicain du Parquet "à la Française" sous l’autorité réelle et effective du Garde des Sceaux, la justice étant rendue au nom du peuple français, ni l’indépendance totale.

  

La nomination conforme, le contrôle disciplinaire par le CSM sont des petits cailloux qu’on jette en gage aux magistrats, sans prendre la mesure du bouleversement institutionnel que l’on induit. 

 

ven.

18

mars

2016

Nous sommes tous des paysans français

Après des semaines et des mois de contestation croissante, le dernier Salon de l’agriculture a été le théâtre de l’impasse tragique dans lequel le gouvernement socialiste a emmené nos agriculteurs et l’ensemble de la ruralité française.

     

Bien évidemment, je ne cautionne ni les dégradations ni les mots violents prononcés à l’égard de l’autorité publique.

Mais je comprends le désespoir de tous ces petits agriculteurs qui sont en train de crever, oui de crever dans leur coin, dans l’indifférence du pouvoir politique, qui fait le calcul sordide que les campagnes ne lui ont de toute façon jamais fourni de bataillons d’électeurs.

   

Rendez-vous compte : beaucoup d’agriculteurs, une fois leurs charges payées, sont en en revenu négatif, c’est-à-dire qu’ils perdent de l’argent à travailler ! Mais quelle profession accepterait de travailler 50, 60, voire 70 heures par semaine sans gagner un centime ?

    

C’est inimaginable, comme il est inimaginable de voir dans un reportage télévisé un agriculteur, dont l’admirable métier est de nourrir les êtres humains, se rendre les larmes aux yeux jusqu’aux Restos du cœur.

 

Voilà l’impasse dans laquelle nous a conduit un système dans lequel l’on a essayé de transformer nos paysans en gestionnaires, dans lequel le prix du marché est fixé par des règles absurdes imposées par la spéculation mondialisée, dans lequel le distributeur gagne plus que le producteur, dans lequel on va chercher de plus en plus loin des produits que l’on pourrait produire nous-même.

   

Ce qui frappe le plus dans cette affaire tragique, c’est de constater l’impuissance réelle ou affichée du pouvoir politique. « Nous allons essayer de faire pression sur Bruxelles » se défend mollement François Hollande.

 

Mais ce que les agriculteurs et les Français attendent, ce n’est pas un président faisant pression, ce qui est le rôle des lobbies, des syndicats, des partis politiques. Ils attendent un président qui prenne des décisions, qui agisse, qui n’hésite pas à taper sur la table ou à quitter la salle des négociations s’il n’arrive pas à ses fins. Bref, un président qui gouverne, mais, pour gouverner, il faut un gouvernail et une direction, ce dont monsieur Hollande semble totalement dépourvu.

     

Comme l’a déclaré le président de Républicains Nicolas Sarkozy, il faut mettre en place un véritable plan d’urgence pour la ruralité.

    

Et il faut y mettre des moyens.

    

Comme nous avons trouvé des milliards à consacrer dans la rénovation des cités (et autres billevesées de la politique de la ville), nous avons le devoir de trouver les mêmes ressources pour la préservation de nos campagnes : la défense de notre agriculture, le maintien des services publics en zone rurale, la protection du paysage et du formidable patrimoine que représentent nos champs, nos bois et nos villages.

 

On ne le dit jamais assez, tout cela est essentiel à la défense de l’identité nationale. Si nous voulons résister à la mondialisation, si nous voulons empêcher l’uniformisation des valeurs, la généralisation de la malbouffe, si nous voulons éviter que nos campagnes et nos villages continuent à se désertifier, la défense de la ruralité doit devenir une grande cause nationale.

          

Aujourd’hui, j’ose le dire : nous sommes tous des paysans français !

 

dim.

13

mars

2016

Petit-déjeuner - débat avec Jean-François Copé : un succès !

Ce samedi à Eaubonne, le petit-déjeuner - débat organisé à l'initiative de mon association "Construire Ensemble" a réuni 150 amis autour de Jean-François Copé. A l'ordre du jour : "le sursaut français".

  

Merci à Grégoire Dublineau, maire d'Eaubonne pour son accueil chaleureux, à Philippe Rouleau, vice-président du Conseil départemental et à Xavier Haquin Conseiller départemental, pour leur présence.

Un merci  tout particulier à Edwina Manika, Responsable des jeunes Républicains, pour la mobilisation qu'elle a su organiser.

mer.

09

mars

2016

A contre-courant

Nous apprenons dans Le Parisien du 21 février dernier qu’à la suite des attentats de Charlie hebdo, des cours d’initiation à l’arabe et à la culture musulmane sont proposés à Franconville par "Assoc’Montédour" en partenariat avec les bénévoles de l’association.

 

A l’heure où il est important et urgent de rassembler les citoyens français autour de ce qui fonde notre République, notre drapeau, notre langue, nos valeurs, certains entretiennent et renforce le communautarisme dont chacun sait qu’il porte en lui les ferments du radicalisme et du fanatisme.

 

Si l’on veut faciliter l’intégration des étrangers, si l’on veut donner la chance à chacun de s’assimiler en intégrant les bases de notre culture, c’est par l’apprentissage de la langue française qu’il faut passer.

 

C’est le rôle premier de l’école de la République, ce devrait être l’obsession de la ministre de l'Éducation Nationale, car c’est la base du vivre ensemble, sans distinction de race, de couleur ou de religion.

 

lun.

07

mars

2016

Île-de-France : un nouvel engagement pour l'apprentissage

 

Face au constat de la dégradation de l'apprentissage en Île de France qui, en moins de cinq ans, a vu le nombre d'apprentis pré-bac chuter de façon considérable, nous avons décidé d'agir pour donner un nouvel essor à l'apprentissage.

 

En agissant sur les marges de manœuvre des centres de formation des apprentis qui doivent avoir les moyens de définir les formations les mieux adaptées aux bassins d'emploi ;

- en définissant de nouvelles relations contractuelles entre la Région en partenariat étroit avec les entreprises locales,

- en leur apportant une visibilité financière sur la base d'une constat partagé d'objectifs et de moyens.

 

En sécurisant les parcours de formation des apprentis par un renforcement de l'accompagnement par les tuteurs et des parrainages d'apprentis ayant un parcours de réussite, en rapprochant les lycées professionnels des CFA, en mettant en place une plate forme numérique entre l'offre de formation ou de contrat et les besoins des jeunes.

 

En renforçant l'information sur l'apprentissage de façon à attirer un nombre plus important d'apprentis vers les formations proposées notamment à destination des cursus pré bac.

 

En donnant d'avantage de droits aux apprentis pour rapprocher le statut des apprentis de celui des étudiants.

 

En stabilisant les relations avec les entreprises d'accueil des apprentis, notamment dans le versement de la prime pour l'apprentissage.

 

mar.

01

mars

2016

L'agriculture, parent pauvre de la politique du gouvernement depuis 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déjà lors de sa campagne, François HOLLANDE avait ignoré le monde agricole. Il n’avait ouvert ni perspective, ni stratégie d’avenir.

   

Depuis 4 ans, force est de constater que non seulement les réponses du Gouvernement à la crise agricole ne sont pas à la hauteur mais que les mesures adoptées sont contre-productives.

 

Des mesures fiscales et budgétaires qui entravent la compétitivité

   

- Dès l’été 2012 : Suppression de la « TVA Compétitivité » que nous avions mise en place et qui aurait pu bénéficier à 94% des entreprises du secteur agricole,

   

- Baisse significative des crédits budgétaires en lois de finances (aides à l’installation, aides à la modernisation des exploitations, aide en faveur du redressement des exploitations en difficultés…),

 

- Réforme du dispositif d’exonération des cotisations patronales pour l’emploi de travailleurs saisonniers agricoles.

Cette mesure a entrainé une hausse des charges dues par les employeurs : + 91 millions d’euros en 2013, +135 millions d’euros en 2014.

La loi de finances pour 2015 a poursuivi la réforme de ce dispositif pour les entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers et les contrats vendanges,

 

- Ponction de 255 millions d’euros sur le fonds de roulement du Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) (Loi de finances pour 2016).

 

Une loi d’avenir pour l’agriculture, l'alimentation et la forêt qui n’a d’avenir que le nom... La loi d'octobre 2014 est passée à côté des véritables préoccupations des agriculteurs.

 

Cette loi répond plus à une idéologie qu’au souci de répondre aux défis auxquels les agriculteurs sont confrontés. Elle ne répond notamment pas à la question cruciale de l’avenir et du rôle de l’agriculture française dans un monde ouvert et compétitif.

   

     Rappel de quelques mesures :

   

- création d’un nouveau type de groupement, les Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE),

renforcement des critères environnementaux du bail,

- augmentation du nombre de déclarations et de transmissions de données,

- nouvelles règles relatives au foncier, lutte contre l’artificialisation des terres,

- modification des critères relatifs au contrôle des structures,

réforme du fonctionnement des inter-professions qui risquent de conduire à des blocages au niveau de la prise de décision,

- limitation de la délivrance des antibiotiques,

- encadrement de la publicité commerciale sur les produits phytopharmaceutiques…

 

dim.

21

févr.

2016

Métropole du Grand Paris  comme un défi au bon sens

 

Depuis le 1er janvier, la Métropole du Grand Paris est en place. quatre départements, 132 communes, 7 millions d’habitants, cette nouvelle structure rajoute une couche au mille-feuille territorial sans en supprimer une seule.

 

Comme l’a dit Valérie Pécresse fraichement élue à la tête de la Région Ile-de-France : « Ce n’est plus un mille feuille, c’est une pièce montée. La métropole du Grand Paris est un contre-sens historique et une aberration administrative et économique".

   

Sans parler de l’incohérence de son découpage, l’aéroport de Roissy et le plateau de Saclay en sont exclus, c’est en plus une coquille vide, privée de compétences stratégique comme celle des transports.

  

Qui plus est, elle est vidée d’une grande partie de son contenu par le gouvernement, furieux de voir la droite s’emparer de la majorité des sièges grâce à ses victoires électorales de 2014 et 2015.

 

Cette structure, qui a déjà recruté des centaines de fonctionnaires, était en effet promise à M. Bartolone avant qu’il n’aille perdre la région Île-de-France.

Une région Île-de-France qui devrait être la solution naturelle pour fondre cette métropole sans cohérence, sans ressources et sans projet.

 

jeu.

11

févr.

2016

Remaniement : comme un pétard mouillé

On l’attendait depuis quelques jours, il est arrivé, le nouveau remaniement.

On en parlait beaucoup, mais c’est un pétard mouillé.

 

Beaucoup de bruit pour rien.

 

En guest star, comme au cinéma, le grand retour de Jean-Marc Ayrault. Pour éviter qu’il ne croise trop souvent le chemin de celui qui l’a éjecté de Matignon il y a deux ans, il est envoyé aux affaires étrangères.

 

Dans le rôle du trio infernal, les trois écologistes qui marquent le retour des verts au gouvernement. Il y a longtemps qu’ils grattaient derrière la porte, il est probable qu’ils ne se font aucune illusion sur leur capacité à donner une dimension environnementale à un pouvoir à bout de souffle.

 

Enfin, dans le rôle des figurantes, une cohorte d’inconnues qui hélas pour elles le resteront ; Ericka Bareits, Juliette Méadel, Estelle Grelier, Hélène Geoffroy sont là pour assurer une parfaite parité à ce gouvernement de 38 personnes, six de plus que le précédent, ce qui nous rappelle que « Moi Président » s’était engagé à gouverner avec une équipe resserrée.

 

Sans doute la secrétaire d’état chargée de l’égalité réelle (comme s’il existait jusque-là une égalité irréelle !) n’est recrutée que pour assurer une parité… réelle.

 

Au final, une opération en trompe d’œil du président Hollande qui ne répond qu’à un objectif, devenu obsessionnel chez lui : comment s’assurer une place au 2ème tour de l’élection présidentielle, en empêchant la candidature de francs-tireurs de gauche susceptible de reproduire le scénario-cauchemar de 2002 ?

  

Et les Français dans tout cela ? Ils repasseront

 

mer.

10

févr.

2016

Déchéance de la nationalité : l'arbre qui cache la forêt

Depuis près de trois mois, la vie politique française tourne autour d’un seul sujet, la déchéance de nationalité.

 

Depuis que le Président de la République en a fait la mesure emblématique de sa réforme constitutionnelle, les socialistes se déchirent en public sur un point plus symbolique que stratégique.

On pourrait penser qu’il s’agit là d’une énième querelle entre différents courants du parti socialiste, mais j’aurais tendance à croire qu’il s’agit plus d’un rideau de fumée destiné à masquer l’impuissance gouvernementale face à la menace toujours plus présente du terrorisme.

  

Car il faut bien reconnaître qu’au-delà de quelques opérations de police bien orchestrées dans le cadre de l’état d’urgence, le gouvernement n’a pris aucune mesure radicale pour éradiquer ce fléau qui gangrène peu à peu notre pays.

         

La déchéance de nationalité, oui bien sûr, pour les terroristes qui portent les armes contre leur propre pays, mais avant d’en arriver là, il faut agir avec la plus grande fermeté contre les propos anti-français à l’école, contre les imam salafistes qui prêchent le jihad dans certaines mosquées, contre les femmes qui s’exhibent avec un niqab dans certains quartiers, contre les terroristes en puissance qui entrent dans notre pays déguisés en réfugiés.

       

Pour trois déchéances de nationalité éventuellement prononcées, combien laisse-t-on passer d’agressions contre l’esprit et les valeurs de la République et de la France ?

 

mer.

03

févr.

2016

Elargir les capacités d'intervention des forces de l'ordre : les socialistes esquivent !

 

 

 

 

 

 

 

Les attentats tragiques qui ont frappé la France début et fin 2015 sont venus dramatiquement démontrer le risque inédit de menace terroriste, la détermination de nos ennemis à frapper sur le sol national, ainsi que leur capacité à se déplacer armés sur le territoire national.

  

Nos forces de l’ordre sont le premier rempart contre cette violence terroriste et contre la criminalité en général. Mais le cadre légal dans lequel elles évoluent ne semble plus pleinement adapté. Il importe donc de prendre tous les moyens pouvant renforcer leurs capacités à répondre à la menace et à conduire les investigations nécessaires.

  

C’est la raison pour laquelle le Groupe des députés Les Républicains a choisi d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, une proposition de loi qui consiste à :

       

- assouplir le cadre légal de l’usage des armes pour les forces de l’ordre ;

- faciliter les fouilles de véhicules et de bagages ainsi que celui des contrôles d’identité ;

- permettre aux policiers et gendarmes de porter leur arme en-dehors du service.

  

Alors que l'on pouvait espérer que la Majorité socialiste se souviendrait, lors de l’examen de ce texte, de l’unité nationale à laquelle elle convie si souvent l’opposition le Groupe Les Républicains a été plus que déçu en commission.

  

En effet, la majorité socialiste a appelé à supprimer chacun des articles de la proposition de loi, au motif assez fallacieux que le futur projet de loi pénal « Criminalité organisée », actuellement en examen au Conseil d'État, viendrait résoudre tous les problèmes. Voilà qui est un peu court !

   

D’autant que l’on a appris à ne pas croire les socialistes sur parole !

 

jeu.

28

janv.

2016

Démission de madame Taubira

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

La démission spectaculaire de Christiane Taubira, Ministre de la Justice en pleine discussion de projets de lois censées lutter contre le terrorisme est révélatrice de l'impuissance du gouvernement tant dans le domaine économique que dans l'exercice de ses missions régaliennes.

 

Militante de la culture de  l'excuse à l'égard des délinquants, Christiane Taubira abandonne un navire en perdition face à une délinquance en pleine explosion, après avoir méthodiquement déconstruit le système répressif.

 

Jamais l'institution judiciaire n'a traversé une crise morale aussi grave qui a conduit tous les acteurs de la justice à manifester leur colère, juges, avocats, policiers, personnels pénitentiaires.

 

Les Français attendent désespérément toujours une justice dépolitisée impartiale et protectrice de leur sécurité.

Le nouveau ministre de la Justice nommé doit impérativement tourner le dos à la politique de désarmement pénal engagée depuis 2012, sans quoi ce changement ne serait que d'apparence.

 

sam.

23

janv.

2016

Notation positive : zéro pointé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir démantelé le collège, contre l’avis quasi-unanime du corps enseignant, Madame Najat Vallaud-Belkacem poursuit avec son sourire impénétrable, son travail de démolition des derniers fondamentaux de l’éducation nationale.

Sa dernière trouvaille est la notation positive.

 

Dès septembre 2016, les élèves du CP à la 3e ne seraient plus notés de 0 à 20 mais sur une échelle de 1 à 4. Derrière cette nouvelle initiative, toujours la même idéologie : sortir d’un système qui sanctionne pour passer à un système qui encourage.

 

Adieu le zéro traumatisant pour le cancre patenté, bienvenue dans un monde bienveillant dans lequel tout esprit de compétition est exclu.

Qu’importe si la société repose de plus en plus sur le culte du résultat et la confrontation, nos chers petits vont pouvoir aller massivement à l’université sans être évalués ni sélectionnés en fonction de leur niveau et de leur compétence.

 

Tout cela est très inquiétant au regard de l’évolution du monde et de la dégringolade du système éducatif français dans tous les classements internationaux. Mais cela n’émeut pas notre jeune ministre qui impose ses vues envers et contre tous, comme la réforme du collège, laquelle entrera en vigueur à la rentrée 2016.

    

Quand s’achèvera la parenthèse socialiste, espérons-le ardemment dès le printemps 2017, il faudra un ministre de l'Éducation audacieux et courageux pour remettre en place les fondamentaux indispensables :

           

- que les enseignements disciplinaires priment sur les compétences transversales,

- que l'histoire soit apprise comme une connaissance du passé ne pouvant se passer de récit et de continuité,

- que les langues anciennes soient étudiées comme une matière à part entière et non une aimable initiation.

                      

Pour la génération qui arrive, il est plus que temps, s’il en est encore temps…

 

sam.

16

janv.

2016

Tiers payant généralisé, malgré les medecins

Le 17 décembre dernier, l’Assemblée Nationale a adopté définitivement la loi de santé et sa mesure particulièrement controversée : le tiers payant généralisé qui doit entrer en vigueur à partir de 2017.

Pendant tout le débat, les médecins ont été vent debout contre cette mesure qui a un double effet : déresponsabiliser le patient qui perdra toute notion de valeur de l’acte médical et multiplier pour le médecin les tracasseries administratives qui le détourneront de l’essence de son métier.

 

Mais une fois de plus, le gouvernement est passé en force pour imposer une vision idéologique de de la société : dévalorisation systématique et égalitarisme forcené.

 

Car il ne faut pas s’y tromper : derrière un Manuel Valls qui roule des mécaniques et un Emmanuel Macron qui amuse la galerie, les idéologues sont toujours là et poursuivent leur travail inlassable de dévitalisation des forces et des racines profondes de notre pays.

 

jeu.

14

janv.

2016

Une année cruciale pour la France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant toutes choses, permettez-moi de vous souhaiter une très bonne année 2016, que celle-ci vous apporte tout ce que vous souhaitez, la santé, le bonheur et la réussite dans tous vos projets.

 

Pour notre pays, souhaitons que 2016 ne reproduise pas 2015 qui restera marquée par tant de malheurs pour la France, même si je crains que le gouvernement ne mesure pas la gravité de la situation et ne se contente de répondre que par des mesures cosmétiques aux menaces qui planent sur notre pays.

 

Le débat qui agite actuellement le microcosme politique entre le Palais Bourbon et la direction du PS est surréaliste : oui, il faut bien entendu déchoir de leur nationalité les individus qui portent les armes contre les France, mais la vraie question est double :

 

1- Faut-il continuer à offrir la nationalité française à des personnes qui n’ont manifestement aucune intention ni aucune raison de s’intégrer ? C’est toute la question de notre Code de la nationalité dont il est évident qu’il n’est plus adapté à la situation actuelle et qui devra nécessairement être réformé.

2- Quels moyens matériels et idéologiques doit-on utiliser pour combattre cet ennemi qui nous agresse de l’extérieur et de l’intérieur ?

 

En brandissant l’unité nationale après les attentats du mois de janvier 2015, le gouvernement a cru que les mots suffiraient à nous protéger et s’est lancé dans des bombardements en Syrie à grand renfort de communication.

La riposte ne s’est pas fait attendre et elle a été cinglante et barbare, perpétrée contre ce qui symbolise notre mode de vie, les bars et les spectacles, au cœur de la capitale.

 

N’en doutons pas, il y aura d’autres attentats, rien ni personne n’est aujourd’hui à l’abri.

 

Passé le temps de la stupeur, de l’émotion et des hommages, que peut-on faire pour gagner cette guerre de civilisation engagée par ces barbares ?

Il est évident que notre dispositif policier et militaire ne suffira pas pour protéger au-delà de quelques mois de l’état d’urgence – qu’a refusé de voter le député Gérard Sebaoun - nos lieux de vie et de culte.

 

Le retour du service national, sous un autre nom ou une autre forme, me parait indispensable pour aider les forces de l’ordre. Et il me semble normal qu’un jeune offre quelques mois de son temps à protéger le pays qui l’a nourri et l’a éduqué.

 

C’est aussi une bataille idéologique qui est engagée et que nous devons mener dans les écoles, dans les mosquées, dans les entreprises, dans les quartiers. Tout individu dont les mots, la tenue, le comportement représentent une atteinte aux valeurs de la République doit être dénoncé et mis hors d’état de nuire, c’est une question de survie pour notre civilisation.

 

Enfin, l’Europe doit se doter des moyens d’empêcher ces terroristes opérationnels ou potentiels de circuler en toute tranquillité dans la zone Schengen et entre l’Europe et le Moyen-Orient.

Elle doit de toute urgence trouver des solutions permettant la libre circulation des marchandises, mais pas celle des armes et de ceux qui les portent.

 

Le second défi de l’année 2016 est évidemment celui de la reprise économique. François Hollande qui avait promis l’inversion de la courbe du chômage est aujourd’hui au pied du mur.

 

Les perspectives de croissance, entre 1 et 1,5%, ne sont pas suffisantes pour relancer l’emploi, d’autant plus qu’elles reposent essentiellement sur des facteurs extérieurs à notre pays : la dépréciation de l'euro, la baisse du prix du pétrole, les taux d'intérêt faibles.

Qu’un de ces moteurs se grippe et notre croissance déjà molle devient atone.

 

Quand on sait que les mesures liées à la loi Macron n’auraient permis qu’un gain de 0,2% de croissance, on peut être inquiet de « l’état d’urgence » contre le chômage décrété par François Hollande le 31 décembre, après quatre années d’échecs : 500000 formations supplémentaires pour les chômeurs, prime à l'embauche pour les TPE-PME, relance de l'apprentissage...

 

Autant de solutions éculées qui vont coûter des centaines de millions d’euros, pour quel résultat ?

Voilà ce qui nous attend pour 2016, une année cruciale pour notre pays, pour le pouvoir comme pour l’opposition.

 

Je ne sais pas ce qui ensortira, mais je ne souhaite qu’une chose : que la France en sorte vainqueur.