4ème trimestre 2015

jeu.

24

déc.

2015

Joyeux Noël !

lun.

21

déc.

2015

Régionales : une victoire à la Pyrrhus ?

Sept régions pour la droite, cinq pour la gauche, une pour les autonomistes corses, voilà le résultat d’un scrutin régional qui a vu le Front National sortir en tête dans la majorité des régions au premier tour mais se voit privé de présidence au second tour du fait du retrait des listes socialistes dans le Nord-Pas-de-Calais et en Provence Côte-d’Azur.

 

Si l’Union LR-UDI n’a pas réalisé un grand chelem qui n’était possible que dans les rêves de certains, si trois régions sur sept ont été gagnées avec les voix de la gauche, c’est quand même une victoire pour nous et la troisième phase de la reconquête des territoires entamée par les Municipales 2014 et terminée en apothéose dimanche vers 22h30 avec la confirmation de la prise de l’Ile-de-France, notre région capitale.

 

Désormais, toute notre énergie doit être tournée vers l’échéance de 2017, la plus importante, celle qui nous permettra de mettre fin à cette parenthèse socialiste qui entraîne mois après mois la France vers le gouffre.

 

Mais pour cela, nous devons surmonter un certain nombre d’écueils dont le principal est le spectre de la division qui pourrait menacer notre mouvement.

Il faudra, une fois les primaires passées et notre champion désigné, que nous nous concentrions sur le seul adversaire qui compte : François Hollande, celui par qui le déclin arrive, celui qui mettra tout en œuvre pour conserver le pouvoir.

 

La situation internationale et l’irruption du terrorisme islamique sur notre territoire lui donnent un prétexte rêvé pour s’affranchir des contraintes budgétaires et s’attacher à ce qu’il sait faire de mieux : la pratique du clientélisme électoral, afin de donner des gages à ceux qui pourraient venir au secours d’un mandat dont aucune des fausses promesses n’a été tenue.

 

Il nous faut aussi prendre en compte la voix des électeurs qui ont voté pour près d’un tiers d’entre eux pour les listes du Front National.

Il ne suffit plus de dire que l’on a entendu le message, il faut trouver demain des réponses concrètes et efficaces pour calmer la colère et le désespoir qu’ils ont exprimés.

Il faudra de l’imagination, il faudra du courage et de la volonté, il faudra enfin appliquer la politique pour laquelle nous serons élus.

 

jeu.

17

déc.

2015

COP21 : une victoire en trompe l'œil

Après un tel déploiement de moyens, après la visite de tous les grands de ce monde, dans le contexte d’émotion palpable dans laquelle elle s’est tenue à Paris, la COP21 ne pouvait pas échouer.

 

Elle s’est donc fendu d’une victoire diplomatique, « Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant. » selon les termes du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius qui a, il faut le reconnaître, mouillé sa chemise pendant ces quinze jours.

 

Un accord débouchant sur un objectif de moins de 2 degrés de réchauffement (voire 1,5 degré), à l’horizon 2050.

Mais un accord insuffisamment contraignant sur la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre et sur les engagements des pays les plus riches à verser les 100 milliards de dollars annoncés aux pays les plus pauvres.

 

Il faudra donc se revoir, et plus vite que prévu, puisque le prochain rendez-vous est prévu dans cinq ans.

 

D’ici là, monsieur Hollande et ses amis écologistes, que l’on n’a pas beaucoup entendus – où étaient donc les Placé, Dufflot et autres Cosse ? – ne seront plus au pouvoir et il fera toujours plus chaud hélas sur notre pauvre terre.

 

lun.

14

déc.

2015

Une très belle victoire de Valérie Pécresse en Île-de-France !

Merci à elle pour cette très longue

et très belle campagne.

Merci à tous nos colistiers, à nos militants et sympathisants dévoués qui ont donné de leur temps sans compter depuis six mois !

 

Et merci aux électeurs qui nous ont fait confiance. Maintenant l'alternance va se mettre en place à la Région.

 

mar.

08

déc.

2015

Parachutage en Val d'Oise !

Gare Saint-Lazare...
Gare Saint-Lazare...

Bartelone impose le parachutage depuis le Val de Marne du "Vert" Pierre Serne comme tête de liste de la gauche en Val d'Oise.

 

M. Serne est le vice-président de la Région sortant chargé des transports.

 

A son "actif" ; le refus du développement des infra-structures routières et autoroutières de notre département d'où les embouteillages monstres le matin et le soir pour nos concitoyens, mais également le retard considérable apporté au renouvellement des transports en commun de la grande couronne et le responsable de la galère quotidienne dans les transports en commun !...



mar.

08

déc.

2015

Régionales en Île-de-France : le changement est à portée de main

 

L’inquiétante poussée du Front National en France, dûe à la perte de confiance des classes populaires, souvent issues de la gauche, a masqué l’excellent résultat des listes LR-UDI de Valérie Pécresse sur la région Île-de-France, détenue depuis 17 ans par le PS et ses alliés.

 

Valérie Pécresse avec 30,5% des voix est arrivée plus de 5 points devant le PS. Et le FN, même s’il est en hausse certaine, a été contenu sous les 20%.

Mathématiquement, nous sommes en ballotage favorable et en position de faire tomber dimanche la région capitale.

 

Pourtant il ne faut pas se contenter de surfer sur cette dynamique, mais il faut l’amplifier afin de transformer l’essai de dimanche dernier.

 

Le PS aux abois a rameuté ses anciens amis verts et communistes pour fusionner les listes, mais comment les électeurs pourraient-ils croire que cet assemblage hétéroclite soit capable de gérer une région de 12 millions d’habitants et 11 milliards de budget, alors qu’ils ne sont même pas capables de se parler sans s’insulter !

 

De notre côté, l’équipe est soudée et le projet est clair.

Nous sommes tous unis derrière Valérie Pécresse qui prépare depuis plusieurs années un projet d’alternance dont notre région a tellement besoin : transports, lycées, développement économique, emploi, formation, le chantier est immense, mais notre détermination est totale, parce que notre région a de formidables ressources et qu’il est temps de mettre fin à la gabegie financière et au gâchis provoqué par la gestion socialiste depuis près de vingt ans.

 

Dimanche, avec votre bulletin, vous avez en main la double peine à infliger à la gauche : pour sa gestion catastrophique du pouvoir depuis trois ans qui a conduit notre pays au bord du précipice ; pour avoir gâché ce bel outil qu’est la Région Ile-de-France pour apporter du bien-vivre à tous les Franciliens.

 

Pensez-y en mettant dans l’urne votre bulletin Valérie Pécresse, je sais pouvoir compter sur vous.

 

ven.

04

déc.

2015

Dimanche, en Île-de-France, votez pour la liste de Valérie Pécresse !


mer.

25

nov.

2015

Terrorisme : ne pas avoir la mémoire courte

Des dizaines d’experts tirent le signal d’alarme depuis des mois : les attentats du 13 novembre étaient prévus et largement décrits à la fois dans leur ampleur et leur mode d’action…seule la date de l’action n’était pas connue.

 

On voit la limite du déploiement massif de soldats dans la rue. Ils étaient plus de 7000, leur nombre va être ramené à celui post attentats de janvier soit près de 10 000. Cela n’a pas empêché les actions du 13 novembre.

 

Plus que la communication et l’affichage, c’est l’efficacité des services et les moyens qui leur sont donnés qui compte. Comment mobiliser plus alors que nos armées et nos forces de sécurité sont déjà totalement surexploitées ?

Il faut rappeler que ni Madrid ni Londres après les attentats qu’ils ont connus n’ont mobilisé l’armée (c'est une spécificité française).

 

La plupart des experts soulignent le manque de préparation et de sécurisation de Paris, pourtant régulièrement menacée. Les cibles visées (Stade, lieu culturel) sont très largement décrites et connues dans la propagande djihadiste (Militaires et représentants des forces de l’ordre, Juifs et manifestations sportives et culturelles sont parmi les cibles désignées par le théoricien de l’EI).

 

Les actions spectaculaires à la 11 septembre sont terminées, l'État Islamique n’est pas Al Quaeda, ils ont compris largement les faiblesses de nos sociétés pacifiées…. Cette compréhension résulte en grande partie du nombre conséquent de nos ressortissants qui se rendent dans les zones qu'ils contrôlent.

 

Aujourd'hui, la question se pose sur la « sur réaction » post janvier 2015… Problème de l’immédiateté, de la communication, de l’ultra émotivité d’une population qui pense pouvoir être en paix alors qu’une grande partie du monde proche est à feu et à sang et que ses armées interviennent depuis des années sur des zones de conflits particulièrement dures !

 

Peut-être faut-il songer à enfin nommer les choses par leur nom et cesser le vocable en arabe de « Daesch » que seule la France utilise parmi les chancelleries occidentales. Pour combattre les choses, il faut les nommer, nous avons face à nous autre chose qu’une organisation nébuleuse…


L’Etat Islamique détient un territoire grand comme quasiment la France, remet en cause des accords internationaux datant de 1917, bat monnaie, vend du pétrole, promeut un système éducatif, recrute et paie des combattants, communique…

Le mode opératoire démontre que l'État Islamique a des troupes et n’hésite pas à les sacrifier (pas de cagoule, mode opératoire simple, kamikazes...).


Il faut enfin ne pas avoir peur de rappeler qu'à l'Assemblée Nationale, le groupe les Républicains a systématiquement pris ses responsabilités en votant les textes anti terrorisme.


Il a en revanche systématiquement dénoncé les lacunes et les manquements de ces textes : par exemple, le texte sur le renseignement ne comportait aucune mesure sur la perte de nationalité, la lutte contre le retour des djihadistes, le processus de dé-radicalisation ou l’isolement des détenus islamistes (les amendements en ce sens ont été systématiquement repoussés par la majorité) ; par ailleurs sur pression de Christiane Taubira, le renseignement pénitentiaire a été sorti du texte initial alors que la prison reste un des lieux majeurs de la radicalisation.


Les députés les Républicains avaient également demandé dès 2013 la fin des suppressions de postes dans les armées car on ne peut pas dire qu’on est en guerre et ne pas y mettre les moyens…..


ven.

20

nov.

2015

Le député Gérard Sébaoun refuse de voter l'état d'urgence !

LE VOTE DES DEPUTES PAR GROUPE   (Infographie Paris Match)
LE VOTE DES DEPUTES PAR GROUPE (Infographie Paris Match)

L’Assemblée Nationale a voté le 19 novembre la prolongation de 3 mois de l’état d’urgence à la quasi-unanimité : 551 voix pour sur 557 suffrages exprimés.


Six députés se sont donc fait remarquer en brisant le consensus national, notamment G. Sebaoun, le député PS de la 4ème circonscription du Val d’Oise, qui joue à nouveau les frondeurs.


Quand il s’agit de bouder un projet économique du gouvernement, on peut s’en amuser. Mais quand il s’agit de l’intérêt supérieur du pays et de la vie ou la mort de centaines de nos concitoyens, cela laisse rêveur sur le sens des responsabilités de M. Sebaoun…  


C’est en effet beaucoup grâce aux mesures d’état d’urgence que nos forces de l’ordre ont pu réaliser l’opération de Saint-Denis et empêcher définitivement de nuire un des cerveaux des actions sanglantes de Daech.


mer.

18

nov.

2015

Loi santé : une attaque injustifiable contre la médecine libérale

C'est tout le secteur de la santé qui se mobilise contre le projet de loi de Marisol Touraine, dans le cadre d'un mouvement de débrayages, de manifestations et de grève sans précédent !


Qu'ils soient médecins, chirurgiens, dentistes ou paramédicaux, les professionnels de santé ne demandent rien d'autre que le respect et la reconnaissance de leur rôle au service de nos concitoyens.


Nouvelle usine à gaz administrative, la généralisation du tiers payant ne transforme pas seulement les patients en consommateurs et les médecins en supplétifs de l'assurance maladie.

Cette mesure symbolise aussi et surtout la fin à brève échéance de la liberté au sein du système de santé : liberté de l'exercice pour le praticien, puisque sa rémunération dépendra en principe et en pratique de la sécurité sociale; liberté enfin pour le malade, de choisir son médecin en toute confiance.

 

Avec le tiers payant généralisé, les socialistes veulent « étatiser » la médecine, en indexant les soins médicaux sur les objectifs financiers de la sécurité sociale et non sur les choix du médecin.


Allergique aux professions libérales, sourd à l'opposition quasi-unanime des médecins et jamais avare de mesures démagogiques, le Gouvernement mène une attaque injustifiable contre les professionnels de santé.

 

dim.

15

nov.

2015

Une guerre d'une autre nature

Mes premières pensées vont vers les victimes et leur famille, celles qui pleurent leurs morts comme celles qui sont au chevet des blessés auxquels je souhaite un rapide rétablissement.


Je pense aussi à la France qui vit un des moments les plus terribles de son histoire récente, à travers cette vague d’attentats aussi aveugle que lâche.

Face à cet islamisme radical qui nous a déclaré la guerre, nous devons faire front et parler d’une seule voix, faire taire nos divisions et nous mobiliser pour répondre à cette agression qui ne sera hélas pas la dernière ni la plus dramatique de ce qui nous attend.


Après les discours de circonstance et la déclaration d’état d’urgence, mon inquiétude repose sur notre capacité à répondre à ces attaques avec la plus grande efficacité, sur le front extérieur comme sur le front intérieur.


Sur le front extérieur, il est évident que la stratégie et les moyens employés ne suffisent pas à faire reculer l’avancée de Daesh, encore moins à l’éradiquer.

La seule issue passe par l’élargissement et le renforcement de la coalition en combattant la main dans la main avec la Russie et l’Iran.

Ce n’est plus l’heure de "chinoiser" sur les menaces expansionnistes de l’un ou le régime dictatorial de l’autre.

Nous avons un ennemi commun qu’il nous faut détruire avant qu’il nous détruise et pour cela les forces alliées n’ont plus le choix : il faudra descendre sur le terrain pour le traquer jusqu’au dernier combattant et en assumant le risque de perdre des hommes. On ne peut pas faire de guerre sans compter de victimes, sachant les combattants d’en face sans foi ni loi.


Sur le front intérieur, je rejoins les propos de Nicolas Sarkozy qui réclame « des inflexions majeures » dans la politique de sécurité gouvernementale. Il est évident que le traitement des candidats au Jihad et leur retour sur le territoire français n’est pas adapté à la situation de guerre.


Il est évident que la surveillance des terroristes potentiels et des cellules dormantes n’est pas suffisante pour prévenir des attentats qui ne sont plus ceux d’individus isolés et maladroits mais ceux de commandos entraînés et téléguidés. Il est évident que les forces de police même renforcées par l’armée ne sont pas assez nombreuses pour protéger tout le monde tout le temps.

La disparition du service militaire obligatoire il y a près de vingt ans nous prive d’une armée de réserve capable de venir renforcer voire suppléer les forces de l’ordre. Les seuls jeunes sachant utiliser une arme de guerre sont malheureusement les voyous et les trafiquants, se servant sans vergogne dans les réserves dissimulées dans les caves des cités.


J’adhère totalement au commentaire de Bruno Le Maire : "Nous ne pouvons plus  fermer les yeux. Nous ne pouvons plus rester sourds face aux propos  inacceptables qui sont tenus depuis des années sur le territoire de la République contre la France. Nous ne pouvons plus continuer à tolérer des comportements qui sont contraires à ce que nous sommes et avec notre Nation. Il ne doit plus y avoir de paix en France pour tous ceux qui détestent ou qui méprisent la France. Cela suffit. Et cela doit cesser."


Depuis longtemps, un pays comme Israël vit en permanence avec cette menace terroriste et les citoyens israéliens sont formés psychologiquement et militairement à faire face à tout moment à une attaque au couteau comme à l’irruption d’un homme armé. Cela ne les immunise pas contre la violence terroriste, mais cela leur permet de réagir rapidement et collectivement à chaque attaque.


Je ne sais pas si c’est le modèle à suivre, mais je suis certain que nous ne pourrons pas gagner cette guerre sans une prise de conscience collective et un engagement de chacun au service de la cause qui nous rassemble : l’amour de la France et la défense de nos libertés.

 

jeu.

12

nov.

2015

Y-a-t-il encore un pilote dans l'avion ?

Depuis trois ans, le président de la République et le gouvernement nous

ont habitué à accumuler bavures, cafouillages et approximations, mais, sans doute sous la pression électorale des Régionales voire des  Présidentielles, ces derniers mois les ont vu réaliser un feu d’artifice, dont on espère que ce sera le bouquet final.


Le gouvernement nous en a offert une rafale avec une belle séance de rétropédalage face à la colère des veuves et des handicapés découvrant qu’ils étaient lourdement pénalisés fiscalement, sans parler de la réforme de la Dotation Globale de Fonctionnement, cerise sur le gâteau après les coupes sombres dans les dotations aux collectivités territoriales : à quinze jours du Congrès des maires de France et à un mois des élections régionales, Manuel Valls a jugé prudent de reporter à 2017 cette nouvelle bombe à retardement.


Reculade aussi sur la hausse brutale de la taxe sur le foncier non bâti, qui avait bondi dans certaines communes et notamment dans le Val d‘Oise, décision qui va être finalement être modifiée et adoucie dans le cadre du budget 2016.


A titre individuel, les ministres socialistes ont aussi rivalisé d’efforts dans la production de bévues et boulettes, entre le ministre de l’économie Michel Sapin encourageant les contribuables touchés par les ponctions fiscale à ne pas payer leur impôt, la ministre du travail et de l’emploi, Myriam El Khomri, séchant sur le contrat à durée déterminée et la ministre de la culture et de la communication, Fleur Pellerin, qui, après avoir avoué ne pas lire, s’est montrée incapable d’allumer le téléviseur ni de se servir du téléphone de son bureau.


Tout cela pourrait être comique, si l’on oublie que ces images tournent en boucle sur les réseaux sociaux du monde entier et que c’est la crédibilité et l’image de la France qui sont en cause.


La crédibilité et l’image de la France, voilà ce qui devrait être la principale préoccupation du président de la République.


Malheureusement, celui-ci s’est lancé dans la course à une hypothétique réélection, ce qui nous vaut une brochette de sorties et de promenades médiatisées à travers le pays, la plus pathétique étant celle de « la visite à Lucette » du côté de Nancy, dont la scénarisation a été naïvement révélée.


Pendant ce temps, le monde avance sans nous et il est évident que le président Hollande n’a pas la main, ni au Proche-Orient malgré quelques bombardements si rares qu’on peut les compter… sur les doigts d’une main, ni en Europe de l’Est où la posture ridicule de la France face à la Russie de Poutine lui vaut aujourd’hui d’être sorti du jeu géostratégique. 


Il nous reste la COP21 sur laquelle le président de la république mise pour redorer son blason et se poser en sauveur du monde : malgré les prévisions peu encourageantes, souhaitons quand même que ce sommet sur le climat soit une réussite, dans l’intérêt de nos enfants et petits-enfants.

Après les premiers cafouillages du mandat de M. Hollande, on pouvait se demander si cela est la faute de la malchance ou le fruit de l’inexpérience.


Au bout de trois ans d’exercice, la seule question qui se pose est la suite : y a-t-il encore un pilote dans l’avion ?

jeu.

12

nov.

2015

Régionales 2015 : les dimanches 6 et 13 décembre

Absent(e) pour voter ? Faites une procuration !

mer.

11

nov.

2015

Air Cocaïne :  la justice shootée aux écoutes

 En marge de la rocambolesque affaire "Air Cocaïne" et des 700 kg de

cannabis interceptés aux Antilles, on apprend que Nicolas Sarkozy a fait l’objet d’une enquête judiciaire en parallèle pour avoir utilisé cet avion privé plusieurs fois auparavant.

Le juge d'instruction marseillais a décidé de géolocaliser le téléphone mobile de l’ancien président de la République

qui s’est retrouvé une fois de plus l’homme le plus écouté de France.


Le Gouvernement, comme à chaque fois, dément avoir été informé de cette décision judiciaire, ce que l’on a du mal à croire, car cela commence à faire beaucoup d’écoutes pour un seul homme…

 

Trois syndicats de magistrats ont manifesté « leur soutien » et « leur solidarité » avec la juge Christine Saunier-Ruellan en charge de l'affaire "Air Cocaïne".

Reste à savoir si, la prochaine fois qu’un truand utilisera les services d’un taxi, la justice mettre sur écoutes tous les passagers qui l’ont précédé dans le véhicule...


ven.

06

nov.

2015

Rassemblement Elus-riverains contre les nuisances aériennes

Plus que jamais, la menace d'augmentation du trafic aérien en Île-de-France est présente, conséquence prévisible du dou-blement annoncé du trafic mondial pour 2030, et corroborée par les prévisions d'investissements d'ADP, ainsi que par les carnets de commande des constructeurs d'avions.

 

Face à cette situation, la politique aéroportuaire du pays se résume en une gestion à saturation des aéroports existants, alors que les couloirs aériens survolent des zones très densément peuplées.

 

Aucune mesure tangible n'a été prise ces dernières années -et celles adoptées en novembre 2011 peu ou pas appliquées- par les pouvoirs publics, alors qu'il existe des solutions réalistes et applicables pour réduire les nuisances aériennes et protéger les habitants survolés de la région la plus peuplée de France.

 

C'est pourquoi je participerai au rassemblement Elus-riverains organisé par l'ADVOCNAR mercredi 10 novembre devant le Ministère de l'Ecologie.

jeu.

29

oct.

2015

Logements sociaux : et maintenant voici l'Etat squatter...

Les communes dans le viseur du Gouvernement.
Les communes dans le viseur du Gouvernement.

Les annonces du Premier Ministre à grands renforts d'agitation médiatique pour la question des logements sociaux ne manquent pas de sel !


Il est clair que le Premier Ministre après ses échecs répétés - en matière économique, en matière d'emploi, en matière de lutte contre l'insécurité - tente de se refaire une aura en pointant du doigt -un doigt qui tente de masquer la forêt de ses défaillances- les maires dont les villes sont carencées et qui refuseraient (?) la construction de logements sociaux ; ils seraient devenus pas moins que des ennemis de la Nation.


Manuel Valls va donc proposer, entre autre, que les Préfets agissent en lieu et place de ces maires qui oseraient défier la République...socialiste !


Ainsi les Préfets pourront-ils préempter en lieu et place des édiles : c'est oublier un peu vite que droit de propriété est un droit constitutionnel et que l'État devra payer le juste prix que le juge fixera.

De plus si l'État passe par la procédure d'expropriation il subira tout comme les maires la longueur des procédures qui peuvent durer plusieurs années...
Ainsi les Préfets pourront-ils désormais se substituer aux maires pour attribuer les logements du "contingent municipal" . Voilà l'État squatter !


Faut-il rappeler que les contingents municipaux sont attribués aux maires car leurs villes versent des subventions aux bailleurs sociaux qui construisent . Ces derniers demandent des aides financières pour boucler leurs opérations, ainsi que des garanties d'emprunts des villes.


C'est inadmissible -voir sans doute anticonstitutionnel- que l'État s'arroge le droit d'attribuer les logements des contingents réservés aux villes, alors que dans le même temps il baisse fortement la Dotation Globale de Fonctionnement aux collectivités locales de 12 milliards d'euros.


Il faut savoir aussi qu'il existe des centaines de milliers de logements vacants en province dont des dizaines de milliers de logements sociaux dans des villes à taille humaine, mais il faut aider les entreprises à s'y installer. Cela relève de l'aménagement du territoire donc de... l'État.


A la vérité, au lieu de regarder les réalités en face et de pratiquer une politique de conventionnement avec les communes afin de déterminer ce qui est possible de faire et ce qui ne l'est pas, ce gouvernement empêtré dans ses contradictions, préfère l'autoritarisme idéologique.  


mar.

20

oct.

2015

En 2016, un budget de renoncement pour la Sécurité Sociale

Les socialistes commencent déjà à cacher sous le tapis les mauvaises nouvelles pour le prochain Gouvernement …

En ce qui concerne l’équilibre général, la Cour des comptes l’a bien dit : rien ne bouge vraiment et la baisse du déficit ralentira encore très nettement en 2015, le retour à l’équilibre que le Gouvernement nous promettait rapide est repoussé au-delà de 2020, dans le meilleur des cas !

 

Les allègements de charges qui ont été votés en 2014 ne sont pas plus compensés pour 2016 qu’ils ne l’ont été en 2015 !! Le Haut Conseil des Finances publiques, le dit bien, les mesures nouvelles du budget 2016 seront votée «sans que les économies prévues pour les financer n’aient été portées dans leur intégralité à (leur) connaissance, ni dûment documentées».

 

En clair, on renvoie le financement de ces allègements de charge à la dette !! et pour ce qui est des 30 Milliards, environ, qui resteront et qui ne

sont pas financés, aucune prévision. On imagine qu’il en fait cadeau à ses successeurs ….

 

Par ailleurs, le déficit de la branche maladie ne cesse de se creuser et aucune réforme de structure n’est prévue pour y remédier. Le déficit de la branche maladie est plus important que prévu soit 7,5Md€ pour 2015. Il était de -5,9 en 2012 !!

 

Cette année encore, environ la moitié des économies à réaliser portent, pour près de 1,7 Md€, sur le médicament. Plutôt que de faire les réformes qui s’imposent, le Gouvernement, dans une vision à court terme, paralyse  es performances de ce fleuron qu’est l’industrie pharmaceutique française alors même qu’il s’agit, de l’avis de tous, d’un secteur stratégique pour  l’économie nationale et pour l’emploi.

 

Le Gouvernement se vante, grâce à sa réforme de 2013, de présenter une branche vieillesse « sur le chemin du retour à l’équilibre », après un déficit estimé de -0,6% en 2015, elle devrait être excédentaire en 2016. Il oublie de parler du Fonds de solidarité vieillesse dont le déficit se cesse de se creuser (-3,8 Md€ en 2015 et -3,7 Md€ prévus en 2016).

 

En outre, comme l’explique très bien la Commission des comptes de la Sécurité sociale, la meilleure situation de la branche vieillesse est liée … à de moindres départs à la retraite, en raison du relèvement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, issu de la réforme portée par la précédente majorité, en 2011.

sam.

17

oct.

2015

Le Val d'Oise reste le grand oublié du Grand Paris des Socialistes.

En campagne pour les régionales en Île-de-France, Manuel Valls a annoncé son « projet » pour le Grand Paris.

Un projet qui a mobilisé la réflexion de pas moins de dix ministres !

Il est pour le moins étonnant que le Chef du Gouvernement utilise l'autorité que lui confère son mandat pour se substituer à la tête de liste francilienne -atone et sans projet- du Parti Socialiste.


Il s'agit d'un véritable « inventaire à la Prévert » que dévoile Manuel Valls à 50 jours du scrutin, qui va de la fraude dans les transports, à la santé, au logement, en passant par la redevance sur la construction de nouveaux bureaux...

Bref, tous ces manques à combler dans notre région... dont les socialistes sont les gestionnaires depuis 17 ans. On peut légitimement se poser la question : pourquoi ne l'ont-ils pas fait avant ?


Le Premier ministre veut, paraît-il, tracer des perspectives, en montrant que la dynamique du Grand Paris "contribue au rééquilibrage de l'Ile-de-France, entre la petite et la grande couronne, entre Paris et sa banlieue, entre l'est et l'ouest".


Et dans la foulée, il annonce la création de six territoires sur le modèle de la Défense.

En ce qui concerne le Val d'Oise ; évidemment la zone de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle est concernée et ce n'est pas une nouveauté.

Grâce à l'action des élus territoriaux du secteur ainsi que d'une centaine d'entreprises aujourd'hui regroupées dans « Paris-Ile-de-France Capitale Économique » le dossier est lancé de longue date.


Dans ce cadre, la suppression définitive du projet de liaison ferroviaire entre le RER D et le RER B dite du « barreau de Gonesse » est un mauvais coup porté à l'Est de notre département.


La création d'un pôle économique à Argenteuil ne fait que renforcer la métropole de Paris dont Argenteuil sera membre dès 2016 et déstabilisera le bassin de Cergy-Pontoise sans apporter le moindre bénéfice économique au département.


A la vérité, les annonces électorales du Premier ministre n'apportent rien au Val d'Oise qui reste le grand oublié du Grand Paris des Socialistes.

 

jeu.

15

oct.

2015

Lutte anti-terroriste : sans état d' âme

V. Poutine et F. Hollande : deux conceptions de la lutte anti-Daech
V. Poutine et F. Hollande : deux conceptions de la lutte anti-Daech

Pendant que l’Europe se déchire sur la façon de traiter les centaines de milliers de réfugiés qui fuient la guerre, Daech continue à avancer ses tentacules jour après jour sur le Proche-Orient, dans notre direction.

 

Il ne faut se faire aucune illusion : Daech et les islamistes radicaux nous ont déclaré la guerre et nous ne pourrons pas leur résister avec des bons sentiments et de nobles intentions.

  

La stratégie molle chère à Françoise Hollande, qui croit pouvoir gérer la cinquième –pardon maintenant la sixième - puissance mondiale comme il a si mal géré la Corrèze ou le Parti Socialiste n’est plus de mise.

La priorité aujourd’hui est de hiérarchiser les dangers et les ennemis.

 

Et quoi que l’on pense de Bachar El Assad, il est moins dangereux pour nous que ne le sont les combattants djihadistes. Alors, avant de parler du remplacement du dictateur syrien, concentrons nos efforts et nos moyens sur l’éradication du pseudo État Islamique.

 

Pour cela, nous avons besoin de deux alliés : les états arabes eux-mêmes menacés par l’expansionnisme fondamentaliste – les seuls qui puissent intervenir efficacement au sol – et la Russie qui détient la clé de la solution syrienne.

Il faut donc que le président et le gouvernement se libèrent d’un « droit-de-l’hommisme » d’un autre âge pour regarder la situation avec lucidité.

 

Pendant que nous somme empêtrés dans l’affaire des porte-hélicoptères Mistral vendus mais pas livrés à la Russie parce que le gouvernement s’est couché devant les Américains, ces mêmes Américains discutent avec les Russes.

 

Pendant que nous essayons de revendre ces bateaux pour récupérer les deux milliards d’euros perdus avec cette décision stupide, les autres puissances mondiales sont en train de rebattre les cartes du Moyen-Orient.

Et il y a tout à craindre, une fois de plus, que la partie se joue sans nous. Faut-il se résigner à n’être plus qu’une moyenne puissance ? Doit-on se contenter de subir et de voir nos intérêts menacés partout dans le monde et même sur le territoire français ?

 

La France et l’Europe ont besoin de la Russie, parce que la Russie est un allié naturel dans cette guerre, parce qu’elle combat depuis vingt ans le terrorisme islamiste sur ses frontières, que ce soit au Caucase, en Asie centrale et même dans sa capitale, où ont eu lieu des attentats terriblement meurtriers.

 

Alors, de grâce, messieurs nos gouvernants, arrêtez l’angélisme et regardez les choses en face. C’est une guerre sans merci qui est engagée, c’est une guerre de civilisation, un combat pour nos valeurs et nos libertés.

 

C’est un combat que nous avons le devoir de remporter si nous voulons avoir quelque chose à léguer à nos enfants. Allons-y donc sans état

d’âme et avec pragmatisme, car seule la victoire sera belle !

  

Jean-Pierre Chevènement a donné au Figaro une excellente interview sur le sujet dans laquelle il fustige la pusillanimité du gouvernement actuel :

« Le véritable humanisme consiste à éliminer Daech dans les délais les plus courts. Il est nécessaire d'établir clairement les priorités.

Comme disait Jaurès, «si on veut aller à l'idéal, il faut d'abord commencer par comprendre le réel».

Sur ce point, Jaurès a mille fois raison !

 

mar.

13

oct.

2015

Avec Christiane Taubira, Il ne fait pas bon croiser un délinquant

Dans son obsession frénétique à vouloir vider les prisons, Madame Taubira a frappé fort cet été avec son projet de faire passer la conduite sans permis ou sans assurance de délit à contravention, passible d'une simple amende.

  

Actuellement, la conduite sans permis est passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende et chacun sait qu’elle est responsable de nombreux drames de la route. Bien évidemment, cette idée saugrenue a déclenché un tollé unanime des associations de sécurité routière et fortement ému l’opinion publique, notamment dans les quartiers où l’on croise de jeunes voyous dans des voitures de sport rutilantes, dont le prix excède largement les ressources affichés par leurs propriétaires.


Devant cette levée de boucliers, la Garde des Sceaux a entamé une manœuvre de recul, mais il convient de rester vigilant : tant que madame Taubira sera en place, le délinquant sera mieux considéré et traité que la victime. La famille de ce policier entre la vie et la mort après avoir croisé la route d’un détenu radicalisé, évadé à l'issue d’une permission de sortie, peut en témoigner douloureusement.

 

sam.

10

oct.

2015

Une histoire d’une actualité brûlante

En 1973, l’écrivain Jean Raspail racontait dans "Le camp des saints" l’histoire tragique d’un bateau de migrants venant s’échouer sur les côtes françaises devant des pouvoirs publics désemparés.


A l’heure où cette histoire devient d’une actualité brulante, on pourrait imaginer que cet auteur fasse le tour des plateaux télé pour éclairer le débat...

Pourtant, en dehors des lecteurs de " Valeurs actuelles" nul n’a la chance d’apercevoir ce grand écrivain qui n’a qu’un défaut : afficher des valeurs de droite.


Il est donc interdit de plateau, comme Eric Zemmour, Michel Onfray ou Alain Finkelkraut, tous jugés médiatiquement coupables avant même d’avoir parlé. Reste heureusement la liberté de lire : "Le camps des saints" de Jean Raspail, 1973 chez Robert Laffont.


mer.

07

oct.

2015

Budget de l'Etat pour 2016 : les premiers enseignements

Les premiers chiffres

 

Déficit public : Selon les prévisions du gouvernement, il s’élèvera à 3,8 % du PIB en 2015 et 3,3 % en 2016. Si l’objectif pour 2015 est pratiquement acquis, celui pour 2016 semble difficilement atteignable. Le déficit du budget de l'Etat s'inscrira à 72 Md€ contre 73 Md€ l’an dernier.

 

Dépenses publiques : Le Projet de Loi de Finance (PLF) pour 2016 confirme le ralentissement de la dépense publique.

L’ensemble ne progresserait que de 1,3 % (hors crédit d’impôt), après 1 % en 2015. Selon le Haut conseil des finances publiques (HCFP), « des risques significatifs » pèsent sur cet objectif.

 

Dette publique : À la fin du deuxième trimestre 2015, la dette publique s'établit à 97,6 % du PIB, soit 2 105 Md€, en hausse de 16 Md€ par rapport au trimestre précédent (source Insee). Ce niveau d'endettement à mi-année est déjà supérieur à celui que le gouvernement vise pour 2015 (96,3 %).

 

Croissance : Le gouvernement prévoit 1 % de croissance en 2015 et 1,5% en 2016. L’OCDE a baissé ses prévisions de croissance pour la France, à 1% en 2015 et 1,4 % l’an prochain, alors qu’en juin elle attendait encore 1,1% en 2015 puis 1,7 % en 2016.

 

Contexte

 

Le PLF 2016 est le dernier budget complet du quinquennat et donc la dernière chance pour la majorité de mettre en œuvre sa stratégie économique. Or les revirements et autres renoncements qui ont émaillé sa préparation marquent l'absence totale de cap.


Dans ce contexte, les quelques avancées du PLF surviennent trop tard et ne seront pas suffisantes pour donner des résultats tangibles d’ici à 2017. Trop tard car notre économie paie encore les erreurs des deux premières années du quinquennat, au cours desquelles les hausses massives de prélèvements ont empêché toute reprise.

 

Ce budget marque, à nouveau, l’éclatement de la majorité. Le gouvernement adresse une fin de non-recevoir aux frondeurs qui voulaient un changement de cap dans la politique budgétaire. Les débats s’annoncent difficiles à l'Assemblée Nationale et il n’est pas exclu que le Gouvernement soit contraint d’avoir recours au 49-3.

 

dim.

04

oct.

2015

Autorisation de sortie du territoire pour les mineurs : rétablir le bon sens !

Avant 2010, le droit en vigueur instituait un régime d’autorisation préalable à la sortie du territoire. Autrement dit, un mineur ne pouvait franchir la frontière sans disposer de l’accord express de l’un de ses parents ou, dans le cas d’une sortie scolaire ou parascolaire, du visa de l’autorité publique.

 

Le droit a néanmoins fait l’objet de deux compléments au cours de l’année 2010 :

 

- par voie législative avec la création d’une interdiction judiciaire de sortie du territoire (IST) qui permet au juge aux affaires familiales et au juge des enfants de proscrire la sortie du territoire d’un mineur.


L’IST est systématiquement inscrite au fichier des personnes recherchées (FPR) et, sauf instruction contraire du magistrat, au système d’information Schengen (SIS) que partagent vingt-sept États du continent européen.

L’interdiction de sortie du territoire prononcée par le juge des enfants revêt un caractère absolu, mais elle ne peut excéder une durée de deux ans. Sans limitation dans le temps, la mesure décidée par le juge aux affaires familiales présente au contraire un caractère relatif : elle peut être levée par un accord ad hoc des deux parents. Dans les deux cas, la majorité de l’enfant met fin à la surveillance dont il a fait l’objet.


- par voie réglementaire avec la possibilité de faire opposition à la sortie de territoire d’un mineur (OST). Celle-ci est prononcée à titre conservatoire à la demande du titulaire de l’autorité parentale, ou d’un des titulaires conjoints de l’autorité parentale, pour empêcher la sortie du territoire national d’un mineur dans l’attente d’obtenir, par la voie judiciaire, une interdiction de sortie du territoire.

La création de l’interdiction et de l’opposition à la sortie du territoire a constitué une avancée importante dans la lutte contre les enlèvements d’enfant par l’un de leurs parents. En ce sens, il s’agit de dispositifs tout à fait satisfaisants.


Mais elle a aussi fait l’objet d’une mauvaise interprétation par le Gouvernement, lecture regrettable aux conséquences délicates pour les familles. Le 20 novembre 2012, une circulaire interministérielle a en effet tiré argument du renforcement des dispositions légales et réglementaires pour décider la disparition des autorisations de sortie du territoire individuelles et collectives. Leur suppression est devenue effective au 1er janvier 2013.


Il en est résulté un régime particulièrement laxiste dans lequel les mineurs peuvent, pratiquement sans contrôle, franchir les frontières et quitter le pays. Il est désormais loisible à un mineur de se rendre à l’étranger à la seule condition de posséder la pièce d’identité exigée de tout voyageur – carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité suivant les destinations. Le droit n’impose aucune limite d’âge.

Sont donc concernés tant les adolescents que les enfants les plus jeunes.


L’actualité fournit une raison supplémentaire de procéder au rétablissement de l’autorisation de sortie du territoire. Dans un contexte où de nombreux parents ont été les témoins impuissants du départ de leur enfant mineur vers des zones de conflit armé à la suite d’une radicalisation qu’ils n’ont pu détecter à temps, les dispositifs issus des réformes de 2010 ont montré leur inadaptation aux enjeux.


Certes, le Gouvernement a tenté d’élargir l’opposition à la sortie du territoire, initialement réservée aux cas de conflit familial et aux enlèvements par un des parents, à la suspicion de terrorisme.

Une instruction du 5 mai 2014 a ouvert aux parents la possibilité de solliciter une OST en cas de crainte d’un départ à l’étranger sous l’influence de mouvements radicaux armés.

Prononcée suivant une procédure identique à celle des OST motivée par des différends familiaux, elle emporte également une inscription au fichier des personnes recherchées. Elle est aussi plus étendue puisqu’elle court sur une durée de six mois renouvelables (contre deux semaines non renouvelables dans le dispositif familial).


Mais cette nouvelle « OST antiterroriste » présente la même faiblesse que le dispositif d’OST classique. Celle-ci a bien été identifiée par les députés membres de la commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes présidée par Éric Ciotti : « Encore faut-il, pour qu’elle soit efficace, qu’un parent ait perçu, chez son enfant, le risque d’un éventuel départ vers une zone de djihadvoire qu’un parent ne cautionne pas un tel départ».


En cohérence avec cette analyse de bon sens, la commission d’enquête dans son ensemble a recommandé « de revenir à l’état du droit qui prévalait avant l’entrée en vigueur de la loi du9 juillet 2010 et, ainsi, rétablir l’autorisation de sortie du territoire individuelle ».


jeu.

01

oct.

2015

Explosion de la Taxe Foncière sur le Non Bâti (TFNB)

La loi de finances du 14 mars 2012 avait instauré par dérogation au régime général de la taxe sur le foncier non bâti, une majoration de la valeur locative cadastrale fixée à 5 euros par mètre carré à partir de 2016 pour les terrains situés dans une zone stratégique en matière d’aménagement et de développement urbain.


Cette loi avait laissé aux communes la possibilité d’exonérer cette majoration.


La majorité socialiste, dans le cadre de l’examen de la loi de finances pour 2013, a décidé de réformer le régime de la TFNB afin de mettre en place obligatoirement une taxation plus importante du foncier dans certaines zones de fortes tensions immobilières.


Le dispositif adopté majore de 25 % de plein droit la valeur locative cadastrale des terrains constructibles dans certaines communes. Par ailleurs, la valeur forfaitaire de 5 euros par mètre carré a été portée à 10 euros par mètre carré.


Depuis le 1er janvier 2015, les terrains constructibles, non bâtis, situés dans les 28 agglomérations dites tendues - dont Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Marseille Aix-en-Provence - sont dorénavant surtaxés.


Si les agriculteurs et les propriétaires de maisons avec jardin échappent à cette taxation, pour les propriétaires concernés l’année 2015 est en revanche synonyme de coup de massue fiscal au regard du montant de la TFNB.

Les taxes foncières de certains terrains ont en effet été multipliées par deux, dix, voire cent ! Et, si rien n’est fait, ce n'est qu'un début, puisque cette taxe passera à 10 euros le m² en 2017.



On peut légitimement parler d'augmentation d’impôts confiscatoire.