2ème trimestre 2014

mer.

25

juin

2014

De l'écotaxe au péage poids lourds...

Source Ouest-France
Source Ouest-France

Après des mois de contestation des « bonnets rouges » et un report sine die qui ont coûté cher au gouvernement, les modalités d'application de la nouvelle version de l'écotaxe ont été dévoilées.

 

4 000 kilomètres de routes, la Bretagne «  à la marge »

 Dès le 1er janvier 2015, c'est bien un « péage de transit poids lourds » qui remplacera les portiques de l'écotaxe. Il concernera les camions de plus de 3,5 tonnes empruntant les principaux axes routiers français, soit 4 000 kilomètres du réseau routier national et de certaines routes alternatives départementales, contre 15.000 km pour l’ancienne version.

La carte correspond aux grands itinéraires traversant la France sans péage et à fragments routiers parallèles aux autoroutes à péage, à l'image de la RN10 entre Bordeaux et Poitiers. Les véhicules et matériels agricoles, les véhicules de collecte du lait, les véhicules forains et de cirque seront exonérés du péage. 

La Bretagne, foyer de contestation de l'écotaxe, ne fera partie qu'« à la marge » du nouveau dispositif, selon Matignon. Seul l'axe Saint-Lô-Nantes via Rennes serait concerné.

 

550 millions d'euros de recettes, beaucoup moins que l'écotaxe

 

La recette brute attendue de la nouvelle redevance serait de l'ordre de 550 à 560 millions d'euros, affectés à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), contre 800 millions d'euros pour l’ancienne version.

La tarification se fera avec un taux moyen de 13 centimes d'euro par kilomètre, modulable en fonction de la distance parcourue, du niveau de pollution et du nombre d'essieux des camions. Les camions de plus de 3,5 tonnes devront être équipés d'un boîtier GPS qui calculera le parcours et la facture.

 

L'État au capital d'Ecomouv' ?

 

Pour mettre en œuvre ces péages, l'Etat fera de nouveau appel à la société Ecomouv', qu'il avait déjà sollicitée pour mettre en place les portiques écotaxes. En effet l'État est lié avec cette entreprise par un partenariat public-privé signé en 2011, qu'il ne peut abandonner sous peine de devoir verser environ 1 milliard d'euros à la société.

Mais le gouvernement songe également à entrer au capital de ce consortium franco-italien, afin « d'assurer un meilleur contrôle », a déclaré le premier ministre. 

Selon ce montage, Ecomouv, contrôlé par le groupe italien Autostrade, en association avec Thales, la SNCF, SFR et Steria, devait toucher 250 millions d'euros par an.

ven.

20

juin

2014

Projet de loi "famille" : la vigilance s'impose

La discussion sur la loi famille, dont l'examen à l'Assemblée nationale avait été interrompu, grâce à l'opposition du groupe UMP, au printemps puis la semaine dernière, va être reprise à la rentrée.

 

Pour le ministre Le Guen, "Cette loi a été bloquée par des ultras (sic) mais elle est très utile aux familles françaises, (aux) familles recomposées, elle parle de l'autorité parentale dans des couples séparés, du statut beau-parent, de choses concrètes".

 

Mais chacun sait que le vrai débat est celui de l’introduction de la procréation médicalement assistée (PMA) ou de la gestation pour autrui (GPA) qu’une partie de la gauche veut réintroduire dans le texte par voie d’amendement, sous la pression permanente de certains lobbies.

Le Gouvernement a assuré qu’il s’y opposerait, mais comment peut-on le croire, au vu des déclarations de campagne de certains ministres pendant la campagne présidentielle.

 

Avec une cote de confiance descendue à 15% chez certains instituts, que peut imaginer François Hollande pour se redonner de l’air, sinon une réforme sociétale ?

D’où notre vigilance renforcée sur ce texte qui pourrait en cacher un autre.

mer.

18

juin

2014

Loi Duflot : à peine adoptée, déjà démantelée

 

Votée en mars dernier, la loi « Alur » pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové ou encore « loi Duflot », du nom de l'ancienne ministre du Logement pourrait être vidée de son contenu avec les décrets d’application, de l’aveu même du Premier ministre.

 

Pour rappel, parmi les mesures phares de cette loi, on retrouve notamment l'encadrement des loyers ainsi que la mise en place d'une garantie universelle des loyers.  

Tout laisse à croire que le gouvernement va renoncer à l’encadrement des loyers (sauf dans Paris intra-muros), dont beaucoup pensent qu’il produire l’effet inverse de ce qui est attendu : « Le gouvernement a pris conscience des risques, il a très peur que le loyer faible d’un retraité locataire de longue date augmente de 10% et que le loyer du trader payant cher une location de standing baisse », assure un professionnel.
Quant à la g
arantie universelle des loyers, personne ne cerne réellement son coût ni qui va payer au final. De plus certains craignent qu’elle soit un encouragement pour les mauvais payeurs, ce qui pourrait renforcer les inquiétudes des propriétaires et les encourager à retirer les biens du marché.

 

Une fois encore, le gouvernement a fait la preuve avec ce texte d’une impréparation et d’une vision totalement idéologique des choses. Et une fois encore il va être obligé de reculer, avant même de d’être heurté au mur de la réalité.

Et pendant ce temps, en matière de construction de logements, 2014 s'annonce encore plus mauvais que 2013, où 331 867 logements avaient été construits, loin des 500 000 par an promis par François Hollande.

 

lun.

16

juin

2014

Nuisances aériennes : la recrudescence !

Depuis deux ans les nuisances sonores liées au trafic aérien au dessus de la vallée de Montmorency reprennent progressivement de l'intensité.

 

Il est clair que les dispositifs mis en place par le gouvernement précédent en partenariat avec les élus et associations, notamment le relèvement à 1200 mètres du survol de notre secteur, ne sont plus ou peu appliquées.

Il devient urgent de rouvrir ce dossier, comme nous l'avions traité entre 2007 et 2012 avec les autorités compétentes ; ministères, DGAC,...

 

Travailler sérieusement ce dossier, ce n'est pas de médiatiser des questions écrites -bien mesurées- adressées à deux ministres amis, comme le fait le député de la 4ème , pour tenter d'accréditer l'idée que l'on prend en compte les problèmes de nos concitoyens.

Nous attendons des résultats ! Ne serait-ce, au minimum, que le retour aux avancées obtenues en 2011.

jeu.

05

juin

2014

Réforme territoriale : un petit maquignonnage entre amis ?

Après avoir politiquement et grossièrement « bricolé » le redécoupage cantonal l'an passé dans l'espoir d'atténuer la défaite qui les attend au prochain renouvellement des Conseils Généraux, les socialistes s'attaquent aujourd'hui aux Régions.

 

Sans doute dans l'espoir de rebondir et de faire oublier les échecs de son camp aux municipales et européennes, c'est le Président de la République en personne qui présente une réforme territoriale et un remodelage de la carte des régions établis sans... concertation et avec précipitation (au point de laisser passer une énorme faute d'orthographe sur la carte des Régions établie par l'Elysée...voir photo 2).

 

La réforme annoncée le 2 juin avec 14 régions métropolitaines au lieu de 22 a déjà du « plomb dans l'aile » depuis que le Premier Ministre a indiqué qu'elle va « forcément évoluer à partir du moment où elle sera débattue, d'abord au Sénat puis à l'Assemblée nationale ».

 

Alors, demain : 13 ? 12 ? Régions... difficile de se prononcer tant le Gouvernement est soumis aux pressions des diverses mouvances de sa majorité et aux influences des « baronnies » territoriales, comme le reconnaît un proche du chef de l'État ou encore le président de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin (DVG), qui dénonce pour sa part une « carte de la France des copains ».

Cela commence mal.

 

Si des fusions étaient évidentes (les deux Normandie, l'Alsace avec la Lorraine,...), si des maintiens en l'état s'imposaient (Île-de-France, Corse, PACA,..), d'autres sont à l'évidence incohérentes et ne prennent pas en compte les bassins de vie, la population, les capitales régionales.

 

Ainsi, quoi de commun entre la baie de Somme et le plateau de Langres (Picardie-Champagne) ?, la fusion Centre/Poitou-Charentes/Limousin qualifiée de « tout simplement ridicule » par le président du Conseil général de Charente maritime qui rappelle les liens de sa Région avec l'Aquitaine.

 

Quand à la Bretagne sans la Loire-Atlantique... quel rendez-vous manqué ! L'ex-premier ministre Jean-Marc Ayrault a lui même fait part de ses interrogations. Il plaidait pour une région Bretagne-Loire.

Le président de la République a tranché : la Bretagne restera seule par «peur des bonnets rouges" et de... Ségolène Royal qui soutenait, elle, une fusion de la région Poitou-Charentes avec les Pays de la Loire ?

Synthèse hollandaise oblige, les Pays de la Loire rejoindront le Centre et le Limousin et la Bretagne restera seule, mais sans le Duché d'Anne de Bretagne !

 

Bref, une impression de cafouillage pour une réforme attendue par nos compatriote afin de réduire le « mille feuilles administratif » et avec beaucoup de questions qui restent aujourd'hui sans réponses concernant :

 les Conseils Généraux qui devraient disparaître «progressivement » pour être supprimés en 2020, laissant « une large initiative » aux élus pour assurer cette transition. Mais Le Président de la République ne dit pas quand sera amorcée la nécessaire révision constitutionnelle.

 

la répartition des compétences avec des régions et des intercommunalités « renforcées » qui absorberont « une large part » des compétences des conseils généraux. La commune doit rester « une petite République dans la grande ». L'intercommunalité deviendra « la structure de proximité et d'efficacité de l'action locale ». Mais la répartition des compétences entre ces échelons devra être précisée.

 

la région, quant à elle, sera la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation, d'emploi et de transport. Elle devra gérer les lycées et les collèges et prendra en charge l'aménagement et les grandes infrastructures.

 

les départements resteront une « circonscription de référence » pour l'État, autour des préfets et de l'administration déconcentrée. Leur mission sera de garantir le respect de la loi et de protéger les citoyens en leur permettant d'avoir accès aux services publics « où qu'ils se trouvent ».

 

pour les les moyens, François Hollande se contente de dire que les régions disposeront de moyens financiers «propres et dynamiques», sans donner plus de précisions.....

 

Dans ce contexte, les parlementaires vont avoir beaucoup de travail user de beaucoup de bon sens pour remettre d'aplomb un projet de loi aussi mal engagé...

Tellement de précipitation pour "sortir" le redécoupage présidentiel, que "l'Elysée" laisse passer cette faute d'orthographe !

Un gag hollandais de plus...

jeu.

05

juin

2014

L'avenir de l'Île-de-France en débat à Eaubonne avec Valérie Pécresse

Très belle réunion hier soir à Eaubonne avec Valérie Pécresse sur l'avenir de la Région Île-de-France, dans un département où les attentes sont fortes notamment en matière de transports en commun et d'infrastructures routières pour désengorger le Val d'Oise.

Un département qui refuse la métropole de Paris, sorte de département de la Seine reconstitué, avec toutes les richesses économiques et toutes les infrastructures de transport et qui abandonnerait les départements aux franges (Val d'Oise, Yvelines, Seine et Marne, Essonne).

 

Merci à G. Dublineau, maire d'Eaubonne, et à son équipe, pour son accueil chaleureux et aux nombreux élus présents, dont ; F. Scellier, député, St. Von-Euw,  J. Eustache-Brinio, Conseillères Régionales, L. Georgin, G. Seimbille, M.Ch. Cavecchi, Conseillers Généraux et les maires de la Vallée de Montmorency et du Parisis.

mer.

04

juin

2014

Réforme pénale : un texte dangereux pour la sécurité des Français

Les acteurs du projet de réforme pénale
Les acteurs du projet de réforme pénale

Les parlementaires de l’actuelle majorité ne se sont pas trompés, en déclarant, que ce texte marquera un tournant dans l’histoire du droit pénal français.

Dans les faits, ce texte marquera un tournant particulièrement dangereux pour la sécurité quotidienne des Français.

 

Aucune mise en garde n'a fait malheureusement fait prendre conscience au Gouvernement de la gravité de la situation ;

ni la montée des violences et des cambriolages dans notre pays depuis plusieurs mois,

ni les sondages selon lesquels 75 % de nos compatriotes sont opposés à votre réforme,

ni les mises en garde du numéro trois de la gendarmerie nationale, le général Soubelet,

ni celles des syndicats de policiers,

ni celles des préfets dans leur rapport au Gouvernement sur le découragement des forces de l’ordre,

ni celles du syndicat national des directeurs pénitentiaires,

ni celles des constitutionnalistes,

ni même celles du Premier ministre alors qu'il était Ministre de l'Intérieur !

C’est dire que la Garde des sceaux persiste dans son erreur, pour des raisons purement idéologiques et politiques sur un sujet qui devrait nous rassembler, qui devrait constituer le socle de ce pacte républicain contre la délinquance.

Alors que la montée de la courbe des crimes et délits, observée depuis plusieurs mois, devrait inciter le Gouvernement à changer radicalement de politique, en présentant ce texte qui aboutira, dans les faits, à un nouvel affaiblissement de la sanction pénale

A l'évidence, ce projet de loi est animé par une vision idéologique de la justice qui ne correspond à aucune réalité. La loi, est l’expression de la volonté générale. Or cette volonté générale réclame plus de fermeté à l’encontre des délinquants.
Tout converge dans ce projet de loi pour altérer, dévitaliser, voire annihiler le sens de la peine et de la sanction. Comme s’il s’agissait plus ou moins d’évacuer la peine du système pénal. Comme s’il s’agissait plus ou moins d’effacer l’autorité de la loi. Comme il s’agissait plus ou moins de gommer l’idée même de sanction.

 

Face à cette situation, le Premier ministre Manuel Valls, dans son courrier à François Hollande, en juillet 2013, mettait en lumière « le socle de légitimité fragile » sur lequel reposent ce texte. Il avait raison.

 

Autre volet sous-jacent de cette loi : l’idée selon laquelle la prison serait l’école du crime. La réalité est bien différente et beaucoup plus complexe. Ce n’est pas la prison qui crée la récidive mais bien la récidive qui crée la prison, aujourd’hui. Pour reprendre l’expression d’un ancien juge d’instruction, «si la prison est l’école du crime, on y rentre au moins avec un diplôme en poche».

Les Français ne le comprennent plus. Ils ne peuvent comprendre que la peine soit systématiquement déconstruite, par son aménagement automatique, par son inexécution, par sa réduction. Cela génère un profond et dangereux sentiment de défiance envers notre justice.

 

La « loi Taubira » est le fruit de cette erreur et de cette idéologie. Elle prévoit ainsi de faire sortir davantage de détenus de prison et d’éviter de recourir, par principe, à l’incarcération.

Ce faisant, elle instaure une forme d’impunité légale.
Ce projet de loi considère, à tort, que la surpopulation carcérale s’expliquerait exclusivement ; par le recours par défaut à l’emprisonnement, et par l’effet des peines planchers.

« Vider les prisons sera l’une de ces conséquences de ce texte », cette phrase marquera l’avenir de notre politique pénale ! Au lieu de prendre ces responsabilités et de créer des places de prison, comme nous l’avions fait sous la précédente législature, le raisonnement du Gouvernement consiste à dire : « Puisque les peines sont les seules responsables de la surpopulation, changeons les peines ou pire  supprimons-les ! »

 

Le projet de loi, propose ainsi d’abroger les peines plancher pour les délinquants récidivistes, mises en place par la précédente majorité.

Ces peines plancher ont été appliquées dans 40 % des cas éligibles. En outre, les juges y ont recouru de manière très ciblée puisque ces peines sont prononcées à plus de 60 % contre des auteurs de violences aux personnes et de délits sexuels. Pour les récidivistes, la durée moyenne de la peine est ainsi passée de neuf à seize mois d’emprisonnement.

C’est un principe de précaution qui a été appliqué en faveur des victimes. Il a fait ses preuves contre la récidive en s’attaquant au noyau dur de la délinquance composé des 5 % de délinquants responsables de plus de 50 % des délits ! En dépit de ce bilan favorable, la majorité socialiste veut abroger ce dispositif, simplement parce qu’il avait été adopté sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy.

 

Enfin, la mesure sans doute la plus dangereuse est la création de la peine de probation baptisée "contrainte pénale", qui n’a de contrainte que le nom...Sur proposition de certains parlementaires parmi les plus extrêmes du groupe socialiste,…et avec la complicité de la Garde des Sceaux, la commission a adopté un amendement qui étend la contrainte pénale à l’ensemble des délits.

Derrière cet amendement se cache la possibilité de ne plus envoyer en prison des personnes qui seraient condamnées pour des agressions sexuelles aggravées (c’est-à-dire sur les mineurs), pour des violences volontaires graves contre les forces de l’ordre, pour du proxénétisme ou encore pour trafic de stupéfiants.

C’est donc sciemment que le Gouvernement met en œuvre un nouveau dispositif de suivi des délinquants en milieu ouvert qui ne sera évidemment jamais doté des moyens nécessaires et en aggravant les faiblesses antérieures.
« La réforme de la probation aurait dû précéder la réforme pénale », dans son avis, le Conseil d’État en a pourtant fait un élément central de son analyse!

Madame la garde des sceaux a proposé que l’efficacité des dispositions du texte soit mesurée au bout de trois ans Les Français, qui vont faire quotidiennement pendant ces trois ans les frais de cette réforme, n’attendront pas aussi longtemps !

dim.

01

juin

2014

« La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline » (1)

J.F. Kennedy -1961

La semaine qui s’est achevée a été fertile en péripéties politiques, qui méritent que l’on y revienne avec un peu de recul.

Si la victoire du Front national a été un choc, on ne peut pas dire qu’elle soit vraiment une surprise : tous les sondages prédisaient qu’il serait au coude à coude avec l’UMP, la mobilisation (ou l’abstention) a fait la différence, dans un scrutin dans lequel les enjeux européens sont passés loin derrière les enjeux nationaux.

 

Après l’avertissement infligé aux municipales, l’électorat de gauche a remis le couvert au gouvernement, lequel n’avait visiblement pas compris le premier. Avec moins de 14%, le PS descend même sous le score de Michel Rocard en 1994, lequel avait eu le courage de démissionner, ce qu’il ne faut pas attendre hélas de ceux qui nous gouvernent.

 

Avec ses 21%, l’UMP, arrive à la seconde place, près de huit points sous son score de 2009, mais cette fois-ci sans alliance avec le centre droit, il faut quand même le rappeler.

Ce résultat sanctionne une campagne en demi-teinte, perturbée par de trop nombreuses prises de position individuelles fortement médiatisées, différentes des propositions de l’UMP, qui ont brouillé notre message.

 

De plus, une fin de campagne comme déjà plombée par « l’affaire » qui a explosé dès le lendemain du scrutin.

Sur le fond de « l’affaire Bygmalion », je ne porterai pas de jugement, n’ayant pas d’informations autres que celles parues dans la presse. De toute façon, le dossier est entre les mains de la justice qui se chargera de démêler le vrai du faux.

 

Concernant la démission de Jean-François Copé, je salue le geste du président de l’UMP qui n’a pas voulu par son maintien rajouter de la tension dans un contexte suffisamment difficile pour notre famille politique. Respectant toujours le principe de la présomption d’innocence, je ne doute pas qu’il fera la preuve qu’il n’était pour rien dans cette affaire et pourra reprendre sa place parmi les hommes et les femmes qui comptent pour l’avenir de notre pays.

Parce que beaucoup l’oublient, je tiens à rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, il a mené l’UMP à la victoire aux dernières élections municipales(1)et je ne pense pas que son retrait efface par miracle la guerre des chefs qui plombe notre mouvement à trois ans de l’élection présidentielle.

 

Aujourd’hui, notre priorité est de penser à nos militants, adhérents, donateurs, sympathisants qui sont partagés entre l’écœurement et la colère. Je les comprends et je veux leur dire toute ma sympathie et mon soutien. Notre mouvement a déjà vécu des crises et des déchirements, l’important étant de rester ferme sur nos valeurs et de privilégier ce qui nous unit de ce qui pourrait nous diviser.

 

L’important, c’est également de redonner cet automne la parole aux militants, un exercice de démocratie toujours salutaire.

Mais la grande question d’ici là reste la position et l’implication de Nicolas Sarkozy dans l’avenir du mouvement et, au-delà, de l’avenir du pays.

 

Plus celui qui occupe l’Elysée démontre son incapacité à prendre la mesure de son rôle, plus Nicolas Sarkozy apparait comme celui qui peut, par sa stature internationale et sa capacité à faire bouger les lignes, être l’homme d’Etat dont la France a besoin pour nous sortir de l’ornière dans laquelle la gauche nous a jetés.

lun.

26

mai

2014

Elections européennes : nouveau coup de semonce pour F.Hollande

Au lendemain de cette élection si singulière que restera celle des « européennes » de 2014, mon premier sentiment est la gratitude, gratitude pour nos militants et sympathisants qui une nouvelle fois n'ont pas ménagé leur peine durant cette campagne et qui ont permis que la liste UMP d'Île-de- France soit largement en tête, et ce, malgré les imprécations du temps et un calendrier judiciaire qui se confond de manière troublante avec le calendrier électoral. 

Je tiens également à saluer nos candidats élus à cette occasion, Alain LAMASSOURE, Rachida  DATI, Philippe JUVIN, Constance LE GRIP pour leur belle campagne.

 

A noter également les bons résultats de l’UMP qui est en tête dans les six communes de la 4eme circonscription.

 

A l'évidence, cette élection est une nouvelle sanction pour François Hollande et son gouvernement, ce « 21 avril bis » est une nouvelle preuve que lorsque la gauche est aux affaires, sa politique  entraîne invariablement la monté du Front National. 

Ce ne sont pas les dernières déclarations de Manuel Valls qui rassureront les Français, si le Premier Ministre pense que ses promesses sur une baisse hypothétique des impôts qu'il n'aurait jamais dû augmenter est une réponse suffisante, c'est qu'encore une fois la gauche n'a rien compris.

 

Les lignes de forces qui travaillent la France aujourd'hui sont plus profondes que cela, et cette  élection européenne en est la preuve, partout en Europe les partis populistes progressent, Angleterre, Italie, Pays-Bas, et même en Allemagne et en Suède, deux pays pourtant érigés en champions de ce fameux modèle « scandinave » présenté comme l' alpha et l'oméga de la gestion sociale-démocrate, mais : 

Où est la réponse face à la quête d’identité de ces pays européens ?

Où est la réponse sur la question d'un modèle de civilisation assumé ?

Où est la réponse face à l'abstention et au désespoir de la majorité des électeurs qui ne se sont pas exprimés hier ?

Où est la réponse quant au projet européen ? 

Ni dans les déclarations des caciques du PS ni dans celles des Verts et ou du Front de Gauche et... encore moins dans celles de quelques irréductibles diviseurs de l'UMP, qui dès hier soir, depuis les beaux quartiers de Paris, loin de la réalité quotidienne des Français et au-delà même du vote de ce 25 mai, reprenaient leur travail de sape de notre famille politique. 

 

Au moment de conclure ce texte, je relis la tribune de Nicolas Sarkozy publiée dans Le Point la  semaine passée, et mon regard se tourne vers la rue de Miromesnil (où se trouvent les bureaux de Nicolas Sarkozy. NDLR) avec beaucoup d'espoirs et de confiance.

dim.

25

mai

2014

Un week-end diversifié...

Ces 24 et 25 mai, il n'y avait pas que les élections européennes....

 

Samedi matin : séance dédicace du "Grognard" à Pontoise en compagnie de Stéphanie Von Euw et avec une visite sympathique de Philippe Houilolon à notre stand.

Samedi après-midi : je suis allé saluer les responsables du club de tir de Franconville "La cible franconvilloise" qui accueillaient le championnat régional des écoles de tir.

Puis remettre des coupes au traditionnel challenge Estrebou organisé par le Parisis Rugby Club au stade de Franconville.

 

Dimanche bien sur, beaucoup de temps dans le bureau de vote que je présidais mais ai réussi à "m'échapper" pour rendre visite aux responsables des "Requins de Franconville, le club de Hockey sur glace, qui organisait le tournoi U9 de clôture.

Puis, de nouveau un passage au championnat de tir...

mer.

21

mai

2014

Rocambolesque ? vous avez dit rocambolesque ?... NON, scandaleux !

Le nouveau T.E.R "Régiolis"
Le nouveau T.E.R "Régiolis"

Rocambolesque !, c'est tout ce que trouve à dire Frédéric Cuvillier, le ministre des transports, au sujet des nouveaux T.E.R "Régiolis" inadaptés à près de 1200 quais de gares qu'ils doivent désservir.

Il s'agit en vérité d'un véritable scancale qui va coûter entre 50 et 80 Millions d'euros (suivant les estimations).

Comment deux entreprises comme la SNCF et RFF, qui "regorgent" d'ingénieurs et de techniciens de haute qualité, peuvent-elles en arriver à une telle situation ?

Comment n'ont-ils pas vu que les 2000 trains en construction étaient ... trop larges et risquaient de frotter contre les quais ?

Pourquoi n'ont-elles pas tenu compte de l'expérience du même problème qui s'était déjà présenté lors de la mise en service des Transiliens en Île-de-France ...?

Les réponses à ces questions méritent un peu plus qu'un simple "rocambolesque" monsieur le Ministre !

mer.

14

mai

2014

Meeting élections européennes à Ermont

Très belle réunion publique à Ermont pour soutenir la liste UMP menée par Alain Lamassoure en Ile-de-France.

Avec François Fillon,  Valérie Pécresse, Philippe Juvin, Hugues Portelli, Francis Delattre, Philippe Houillon, Jérôme Chartier et François Scellier.

Près de 300 personnes parmi lesquelles de nombreux maires et élus territoriaux du Val d'Oise.

Mon intervention
DISCOUR 14.05.14 ERMONT.pdf
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lun.

12

mai

2014

Que le gouvernement travaille plutôt que de faire de la com' !

 

Après « l'inversion de la courbe fin 2013 » de François Hollande, puis le  « il faudra qu'il y ait moins de chômeurs à la fin de l'année 2014 » de Michel Sapin, voilà le « il faut que, quand nous arriverons vers la fin de ce quinquennat, il y ait moins de 3 millions de chômeurs » de François Rebsamen…

 

Plus les acteurs passent, plus les échecs s'amassent, plus les objectifs sont lointains. Ce qui était promis « coûte que coûte » pour 2013 est repoussé à 2017… Quel aveu d'échec !

 

A noter que l'objectif de François Rebsamen manque tristement d'ambition : repasser en dessous de la barre des 3 millions de demandeurs d'emploi en catégorie A, c'est revenir au niveau du chômage d'août 2012.

 

Autrement dit, François Rebsamen entérine l'idée que François Hollande laisserait à son successeur en 2017 un niveau de l'emploi plus mauvais que celui qui lui a été légué en 2012.

 

Quand ce gouvernement va-t-il cesser de faire de la com' pour agir enfin ? Il est inacceptable de se fixer des objectifs sans s'en donner les moyens : promettre de baisser le chômage sans faire une politique qui permette de relancer la croissance ou d'assouplir le marché du travail, c'est faire miroiter de faux espoirs aux Français.

 

On ne peut pas baisser durablement le chômage en France sans renégocier les 35 heures, revoir la formation tout au long de la vie, favoriser l'apprentissage, réduire drastiquement les charges qui pèsent sur le travail et l'investissement, en finir avec les seuils sociaux dans les PME, assouplir les normes et les contrôles qui entravent les Français etc…

 

Autant de réformes qui ne sont pas à l'agenda de Manuel Valls.

dim.

11

mai

2014

Report des élections régionales en 2016 : oui à la réforme, non au magouillage électoral !

François Hollande a annoncé le report des élections régionales et cantonales en 2016 au motif qu'il fallait d'abord faire une réforme territoriale visant à supprimer les conseils généraux et à diviser le nombre de régions par deux.

 

Ce report du calendrier ne trompe personne. S'il y avait une réelle volonté politique pour diminuer le nombre de régions, et ainsi faire des économies, cette réforme était tout à fait envisageable d'ici la fin de cette année sans report des élections régionales.

 

En évoquant une sorte de « big bang » territorial qui concernerait aussi la suppression des départements, sans aucune cohérence de méthode, le Président de la République rend cette réforme peu crédible et bien incertaine y compris dans le délai qu'il s'est lui-même fixé.

 

Rappelons-nous que ce sont les mêmes socialistes qui se sont violemment opposés à une réforme territoriale dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui avait pourtant le mérite de la clarté et de réduire nos dépenses publiques en divisant par deux le nombre d'élus.

 

La vérité d'une telle annonce est donc hélas plus simple. Après les élections municipales et avec la défaite annoncée pour son camp aux élections européennes, François Hollande ne sait plus quoi inventer pour éviter le ras-le-bol des Français et une nouvelle déroute électorale dès 2015.

 

Sans doute espère-t-il que la croissance économique pourra revenir d'elle-même plus tard et qu'il pourra ainsi en profiter malgré lui…Mais à ce jeu-là ce sont les Français les grands perdants : ils n'auront en 2015 ni élections pour s'exprimer, ni réformes pour espérer un redressement sérieux du pays.

 

La méthode du Président est claire : annoncer une fois, répéter dix fois, reporter cent fois et décevoir toujours…

 

 

 

mar.

06

mai

2014

6 mai 2012 – 6 mai 2014 : Deux ans après, que reste-t-il du président normal ?

François Hollande a prononcé en 2012 une anaphore qui restera célèbre : « Moi président… » Tout juste deux ans après, il a juste gagné le droit d’être le président le plus impopulaire de la Ve République. Et il l’a gagnée en bafouant toutes les règles qu’il avait édictées en briguant l’Elysée. Florilège.

 

« Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée. »

 Six mois plus tard, les députés socialistes étaient reçus à l’Elysée et en avril 2014, c’est le président lui-même qui organise le remplacement d’Harlem Désir à la direction du PS en lui offrant un strapontin à Bruxelles.

 

« Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. »

L’affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat a démontré que non seulement le Gouvernement était informé de l’existence de ces écoutes, mais aussi que ses dénégations maladroites prouvent bien qu’il en connaissait aussi le contenu.

 

« Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. »

Le droit à la protection de la vie privée est sacré, mais la mise en scène plus ou moins volontaire de la vie amoureuse et familiale du président, entre Valérie, Julie et Ségolène, affaiblit la fonction présidentielle, en France comme à l’étranger.

 

« Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts. »

Après l’affaire Cahuzac, le ministre des finances lui-même, à la pointe du combat contre la fraude fiscale, avouant détenir un compte en Suisse, c’est le propre conseiller du président, Aquillino Morelle, accusé de percevoir des honoraires de laboratoires pharmaceutiques qu’il était supposé contrôler.

 

« Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés. »

Après avoir rayé d’un trait de plume la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy, le gouvernement a lancé une improbable réforme visant à supprimer les départements et fusionner les régions, sans réflexion sur le partage des compétences ni concertation avec les représentants des territoires.

 

« Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens. »

Le gouvernement a renvoyé la transition énergétique aux calendes grecques et a choisi de passer en force sur la réforme des rythmes scolaires et sur le mariage gay, sans écouter la voix des familles et des millions de personnes descendues dans la rue.

 

C’est un échec sans précédent pour celui qui se réclamait de la « présidence normale » et qui a explosé tous les pics d’impopularité, à plus de 85% pour certains instituts de sondage.

C’est la sanction de l’incompétence aggravée par une incapacité congénitale à fixer un cap et à s’y tenir. Restent des effets de communication (« boite à outils », « pactes de responsabilité et de solidarité »), mais qui n’ont aucun effet en l’absence de coordination entre l’Elysée, Matignon, les ministères, d’où un régime d’improvisation cacophonique.

 

C’est, au-delà des effets de verbe et des mouvements de menton du premier ministre Manuel Valls, une politique faite de laxisme et de mouvements erratiques : la réforme fiscale, l’état de la police et de la gendarmerie, le redressement soi-disant productif, le contrôle des roms et des flux migratoires, tout cela laisse la France dans un état d’exaspération très inquiétant.

 

C’est aussi le désaveu sur le plan international, que ne masquent même pas les opérations militaires au Mali et en Centrafrique dans lesquelles la France est en train de s’enliser.

La crise ukrainienne démontre, contrairement à la crise géorgienne pendant laquelle Nicolas Sarkozy traitait directement avec Poutine, que la voix de l’Europe n’est plus entendue et que c’est madame Merkel est devenue l’interlocutrice privilégiée des Grands.

 

Voilà l’état catastrophique de la présidence Hollande deux ans après et vous avez noté que j’ai par pitié évité d’aborder les sujets qui fâchent : la croissance en berne alors qu’elle repart aux USA et partout en Europe, la courbe du chômage qui ne s’inverse toujours pas, contrairement aux engagements affichés et affirmés, les déficits publics qui restent abyssaux, malgré le racket fiscal orchestré par le gouvernement.

Mais, avec les socialistes, tout cela est normal, n’est-ce pas ?

lun.

28

avril

2014

Sécurité publique : à front renversé !

 

Deux douaniers qui sont intervenus lors d’une  opération pour arrêter les trafics de drogue en « go fast », au cours de laquelle un malfrat a été tué, viennent d’être placés en garde à vue (sic !).

Les adeptes des procédures diront qu’il s’agit là d’une procédure normale de nature à protéger les fonctionnaires des douanes.

Il n’en demeure pas moins qu’aux yeux de nombreux Français, l’on marche sur la tête et que la mise en garde à vue, qu’on le veuille ou non, est synonyme de suspicion voire de culpabilité.

Nous sommes encore un Etat de droit mais on assiste aujourd’hui à un renversement total des valeurs : les forces de l’ordre relèvent désormais du « présumé coupable » et  les délinquants bénéficient toujours du «présumé innocent»!

 

 

 

 

dim.

27

avril

2014

Petit déjeuner-débat avec Roger Karoutchi et "NSreviens"

Très belle réussite que ce petit déjeuner-débat organisé par nos amis de l'association "NSreviens" en présence de Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine et ancien ministre, qui nous a fait une magistrale intervention sur le thème :"Nicolas Sarkozy ; un homme d'Etat réformateur".

A cette occasion, j'ai présenté et dédicacé mon recueil de "chroniques d'un grognard de Nicolas Sarkozy 2007-2012".

 

ven.

25

avril

2014

Chômage : Ayrault ou Valls : quelle différence ?

Les deux visages d'une même politique
Les deux visages d'une même politique

Les Premier ministres se succèdent et les chiffres du chômage continuent d'augmenter avec 11.700 chômeurs supplémentaires en catégories ABC en Mars dernier.

On apprend ainsi que plus de deux chômeurs ABC sur cinq (42.8%) sont au chômage depuis un an ou plus. Dans certaines régions françaises, ils sont plus d'un sur deux (56.4% à la Réunion).

Le chômage perdure, s'installe et s'enracine.

Ce sont autant de nos compatriotes et de leurs familles qui subissent au quotidien l'incapacité de François Hollande et de ses Gouvernements.

C'est toute la France qui est lasse des discours lénifiants et des promesses telle « l'inversion de la courbe » qui devait intervenir... fin 2013 !
Combien de mots sortis du chapeau de ses communicants a ainsi utilisé le Président de la République pour qualifier sa "politique" ? On se souvient de sa « boite à outils », de son « choc de simplification », de ses « contrats d'avenir » ; aujourd'hui, le « pacte de responsabilité » on évoque pour demain un « pacte de solidarité ».... Mais où sont les réformes, les actes et... les résultats?
François Hollande pourra toujours changer les hommes : cela restera toujours vain s'il ne se décide pas à changer de politique, bien au-delà des incantations de ses ministres.

mer.

16

avril

2014

2007-2012 : un grognard de Nicolas Sarkozy prend la plume !

Claude Bodin a été élu en 2007,  député de la 4e circonscription du Val d’Oise. Pendant cinq ans, il va se battre à l’Assemblée nationale et sur le terrain, les communes d’Eaubonne, Ermont, Franconville, Montlignon, Saint-Leu-la-Forêt, Saint-Prix.

 

Un vaillant petit soldat

Entre les nuits à l’Assemblée nationale à défendre les textes du gouvernement et la coproduction parlementaire et les week-ends à arpenter les marchés et les cérémonies sur son territoire, il va être un vaillant petit soldat du sarkozysme, grognant parfois, se rebellant rarement, il va toujours être présent et fidèle dans les moments difficiles du quinquennat. En juin 2012, au scrutin législatif suivant, il est battu de 250 voix par son adversaire socialiste et surtout par la vague post-présidentielle.

 

Une compilation des meilleurs textes

Deux ans plus tard, la déception passée et l’esprit de combat toujours chevillé au corps, Claude Bodin fait éditer ces chroniques d’un Grognard. Celles-ci n’ont pas pour vocation d’être la ou les mémoires de ces cinq années passées à ferrailler, mais de ressortir les textes les plus importants écrits par Claude Bodin, que ce soit dans son journal parlementaire, dans la presse indépendante ou dans un discours prononcé au Palais-Bourbon.

 

Avec le recul

Le lecteur y trouvera des analyses portées sur l’actualité du moment, des prises de parole fortes sur des sujets de fond, éclairées par un rappel du contexte politique du moment et le regard que peux porter aujourd’hui Claude Bodin sur cette époque, pas si lointaine, mais déjà noyée dans le tourbillon de l’actualité.

 

Le visa de l’ancien président

Nicolas Sarkozy a lu et apprécié ce travail qui n’est pas celui d’un biographe, mais celui d’un élu de terrain, porteur de valeurs et de convictions pour lesquelles il est prêt à aller jusqu’au bout du combat.

Regarder mon interview sur VOnews95

 Vous êtes conviés aux séances de dédicaces qui se dérouleront :

 

- le samedi 26 avril à partir de 9h30

avec l'association "NS reviens"

et en présence de Roger Karoutchi,

Salle des fêtes

18, avenue de Ceinture -  Enghien-les-Bains

 

- le samedi 17 mai à partir de 9h30,

 permanence départementale de l’UMP,

 1 rue St-Flaive prolongée - Ermont.

 

- le samedi 24 mai à partir de 9h30,

Café-restaurant « l’Audience », 

1, place de l’Hôtel de ville - Pontoise.

mar.

15

avril

2014

Gouvernement Valls : la stratégie de l'enfumage

Dessin de Xav pour l'UMP
Dessin de Xav pour l'UMP

Après l’intervention télévisée de François Hollande faisant suite à la claque des municipales, c’est le discours de politique générale du nouveau premier ministre Manuel Valls qui a permis d’éclairer la stratégie présidentielle, un modèle d’enfumage.

 

Enfumage, parce que le fond de la politique n’a pas changé, seul le style est différent, le petit tout sec ayant succédé au grand tout mou.

Mais son discours ne contient ni remise en question du modèle qui a lamentablement échoué depuis deux ans, ni infléchissement d’une politique qui n’a produit que misère sociale, explosion de la pression fiscale et montée irrépressible du chômage.

Il faut dire que le gouvernement socialiste et ceux qui le conseillent ne sont très brillants en arithmétique car, quand la presse a fait le compte des annonces du nouveau premier ministre, il manquait onze milliards d’euros dans la balance.

Onze milliards, une petite erreur de calcul.

Pas du tout, corrige le lendemain le nouveau premier ministre, ces onze milliards sont bien prévus pour être financés sur les dépenses de santé. Lesquelles? Il sera bien temps d’y penser…

 

Enfumage parce que la grande mesure de ce nouveau gouvernement doit être la réforme des collectivités territoriales: réduction par deux du nombre de régions avant 2017, suppression de tous les départements à l’horizon 2020.

C’est tout l’esprit de la décentralisation voulue par… François Mitterrand en 1982 qui part en fumée, sur l’injonction de ses héritiers socialistes. D’une certaine façon, Manuel Valls ne prend pas de risque: s’il parvient à faire voter ces textes (ce qui est loin d’être gagné, au vu de la levée de boucliers, toutes familles politiques confondues), ce sont ses successeurs qui devront les mettre en œuvre… ou les faire abroger.

 

Enfumage enfin, avec la nomination du train des secrétaires d’état dont le casting très politique ressemble plus à une équipe de figurants qu’à un gouvernement de combat. Avec cette provocation suprême qu’est la nomination d’Harlem Désir aux affaires européennes.

A six semaines du scrutin européen, à un moment où les enjeux sont stratégiques, envoyer à Bruxelles un apparatchik, lourdement condamné pour emploi fictif, fossoyeur du PS pour ces dernières municipales, relève soit d’une provocation insupportable, soit d’un amateurisme dont M. Hollande a le secret, mais qu’il pratique à haute dose.

Tant qu’une majorité de députés-godillots venus de la gauche acceptera de cautionner cette politique alternant un pas en avant, un pas à arrière, M. Hollande est tranquille à l’Elysée, au chevet de sa courbe de popularité, en attendant d’être rejoint par M. Valls qu’il aura conduit à sa perte.

 

Que restera-t-il ensuite ? Une dissolution ? La nomination d’un gouvernement de droite? M. Hollande se verrait bien rejouer le rôle du président en 1988 ou en 1997, brillamment réélu après une cohabitation forcée. Mais M. Hollande n’a ni l’habileté d’un Mitterrand, ni le métier d’un Chirac…

 

mer.

09

avril

2014

Nuisances aériennes : de nouvelles dispositions pour l'insonorisation des logements

Le décret n° 2014-287 du 3 mars 2014 prévoit que, par dérogation aux dispositions du code de l'environnement, pour toute demande visant à bénéficier de l'aide à l’insonorisation, individuelle ou groupée, déposée à compter de l'entrée en vigueur du décret jusqu'au 31 décembre 2014 inclus et pour laquelle le riverain recourt à une assistance à maîtrise d'ouvrage pour l'ensemble des opérations allant de la conception de l'opération d'insonorisation à la réception des travaux, les dispositions suivantes s'appliquent :

 

- l'aide financière pour l'insonorisation des locaux affectés en tout ou partie au logement s'élève à 100% du montant des prestations réellement exécutées ;

- dès la notification de la décision d'attribution de l'aide, les riverains peuvent recevoir, sur leur demande, en vue de verser des acomptes aux entreprises, 20 % de l'aide.

mar.

08

avril

2014

Gérard Sebaoun : courage fuyons !

Que reste-t-il des promesses du candidat Sébaoun ?
Que reste-t-il des promesses du candidat Sébaoun ?

Le député PS de la 4ème circonscription du Val d'Oise, élu en juin 2012 avec 204 voix d'avance grâce à la vague "hollandaise" et en clamant par monts et par vaux son indéfectible soutien au Président de la République et la nécessité de « donner une majorité au changement » n'a pas voté la confiance au Gouvernement de Manuel Valls.
De facto, il n'appartient plus  à la majorité parlementaire... Ni à l'opposition non plus (fort heureusement)...
C'est un OVNI politique, qui quitte le navire à la première houle.
Ce sont ses électeurs qui, comme dans la chanson de Serge Lama, vont être coc ...contents.

mar.

08

avril

2014

Vernissage de l'expo photo de Franconville

Très sympathique vernissage de l'expo photo organisée par le "Forum photo club" de Franconville et "l'Oeil magique" en présence de très nombreux amateurs et présidé par Eva Hinaux, adjointe au maire en charge de la culture.

Cette année encore, les oeuvres éexposées sont de très grande qualité. Félicitations aux artistes !

sam.

05

avril

2014

Grégoire Dublineau : un nouveau Maire s'installe à Eaubonne

Beaucoup de monde en ce samedi matin au Conseil Municipal d'Eaubonne pour assister à l'installation de la nouvelle municipalité.

Des Eaubonnaises et des Eaubonnais bien évidemment, mais également de nombreux élus des villes voisines, parmi lesquels ; Hugues Portelli, Xavier Haquin et Youcef Khinache (Ermont), Alain Goujon (Montlignon), Sébastien Meurant (St.Leu), Eva Hinaux (Franconville), Nicolas Flament (Sannois), Gérard Bourse (St. Prix) et le maire honoraire d'Eaubonne, André Petit.

Le Conseil municipal a été d'une très grande tenue et dans un esprit républicain, les deux principaux intervenants ; Grégoire Dublineau et François Balageas ont été également applaudis par la salle.

Un bon début de mandature pour l'un et une fin, annoncée, de vie municipale plus qu'honorable pour l'autre.

mer.

02

avril

2014

Hollande et le PS : la Bérézina !

Hollandais à la Bérézina...
Hollandais à la Bérézina...

Ce n’est même plus une défaite, c’est une débâcle ! Avec 155 communes de plus de 9 000 habitants perdues, les socialistes enregistrent la plus lourde gifle électorale depuis le début de la Ve République. La stratégie de mise en scène du Front national, l’opportune diffusion des écoutes de Nicolas Sarkozy, la tentative d’enfumage orchestrée par le Parti socialiste pour essayer de détourner la colère de Français ont fait long feu, et de quelle manière : lundi, nous nous sommes réveillés dans une France bleue et une impression de délivrance : Caen, Tours, Angers, Angoulême, Toulouse, Limoges, Saint-Etienne, Reims, Laval, Brive, Ajaccio, Périgueux, Nevers, Tourcoing, Chambéry, Niort, La Roche-sur-Yon, Belfort, Palaiseau, Clamart, Bobigny, Colombes, Asnières et des dizaines de grandes villes libérées !

 

Et plus près de nous, quel bonheur de voir à Argenteuil, Eaubonne, Taverny, Méry, Eragny, Montmorency, Auvers, nos amis de l’UMP et leurs alliés revenir aux affaires.

 

Après un tel désaveu, le minimum que pouvait faire François Hollande était de renvoyer Jean-Marc Ayrault dont le discours halluciné et autiste du soir du premier tour a aggravé l’ampleur de la Bérézina. Ce qui fut fait sans état d’âme avec la nomination de Manuel Valls comme premier ministre. A cette heure, la composition de son gouvernement n’est pas encore connue, mais il semble évident qu’il court au-devant du même échec que son prédécesseur, Monsieur Hollande ayant expliqué lundi soir qu’il ne changera pas de politique voire même qu’il allait la renforcer. Et ce n’est pas en resserrant l’équipe gouvernementale ni en agitant quelques artifices de communication que le premier ministre va trouver des solutions au problème de fond qui est celui de l’incapacité du locataire de l’Elysée de définir une ligne politique qui soit juste et efficace.

 

Il faut se rappeler ce qu’écrivait ce même monsieur Hollande en 2006, quand il était au poste – qu’il n’aurait jamais dû quitter tant il lui convenait - de premier secrétaire du parti socialiste : «  Je pense qu’il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature (…) Si, d’aventure, à l’occasion de cette vérification démocratique (…) des élections intervenaient, contredisant l’élection présidentielle, nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence. » L’ouvrage s’appelait « Devoirs de vérité », et il était écrit avec… Edwy Plénel, l’actuel patron de Médiapart, le héros de la « presse indépendante » (sic).

Je crains que monsieur Hollande n’ait pas le courage de mettre ses mots à exécution et qu’il ne bougera pas de l’Elysée tant que les Français ne lui auront pas signifié directement son départ. Mais il faudra avant que le gouvernement Valls passe l’obstacle d’ une Assemblée Nationale toutes piques dehors, à l’image des écologistes qui s’y sont retranchés et de l’aile gauche du parti socialiste qui éructe de rage, à l’image du tweet posté par notre inénarrable député de la 4e circonscription du Val d’Oise @gerardsebaoun : « Dans la nuit électorale, la « Valls à 3 temps » ne m’éclaire pas et, sauf miracle improbable, mon Hollandisme révolutionnaire est mort ce soir ». Fermez le ban !

 

Pour autant, il ne s’agit pas de verser dans le triomphalisme et de penser que ce vote municipal témoigne d’une adhésion retrouvée aux valeurs de la droite. Plus que jamais, nous avons l’impérieux devoir de retrouver la confiance des Français autour d’un projet de société, porteur de sens et de valeurs, capable de remettre notre pays sur la voie du bon sens, d’une croissance durable et profitant à tous.

Sinon, le fossé et la sanction électorale continueront à s’élargir et notre pays sera confronté aux pires dangers, au risque de se perdre.